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  • Mélenchon sur la hausse du Smic : "un Carambar par jour", inacceptable

    PARIS, 28 juin 2012 (AFP) - Jean-Luc Mélenchon (FG) a déploré avec force jeudi l'augmentation du Smic limitée à 2%, qui représente "un Carambar par jour", même pas une baguette de pain quotidienne, ce qui "est inacceptable".

    Sur BFMTV-RMC, le co-président du Parti de gauche s'est insurgé : "C'est tout simplement inacceptable".

    Dans le programme de François Hollande, a dit l'eurodéputé, "il était question de rattrapage, il était question d'augmenter le Smic de la moitié de la croissance. Dans ce cas ce devrait être 4% l'augmentation, pas 2%. Donc du point de vue de ses propres promesses, il ne les tient pas".

    Le coup de pouce au salaire minimum, c'est "un Carambar par jour. Vous ne pouvez même pas vous payer une baguette de pain" par jour, seulement "deux dans la semaine. Vous pouvez vous payer un petit café par semaine". "Vous pourrez dire merci, c'est ça le Smic de la gauche".

    "Moi, cela me remue les tripes de voir une situation pareille", s'est emporté l'ex-candidat à l'Élysée. "Ce n'est pas pour cela que l'on veut la gauche. On veut la gauche pour vivre, et non pas simplement survivre".

    Le gouvernement a décidé d'une hausse limitée du smic de 2% au 1er juillet, dont un coup de pouce de 0,6%.

  • S'il était député, Mélenchon s'abstiendrait lors du vote de confiance

    PARIS, 28 juin 2012 (AFP) - S'il était député, Jean-Luc Mélenchon demanderait à son groupe de s'abstenir lors du vote de confiance que va solliciter le gouvernement de Jean-Marc Ayrault mardi à l'Assemblée après son discours de politique générale.

    "Si j'étais député, je dirais au groupe : on ne vote pas, il faut s'abstenir", a déclaré l'ex-candidat à l'Elysée (11,1%) par ailleurs battu au premier tour des législatives dans le Pas-de-Calais.

    Absention et non vote contre: "je lui fais davantage confiance qu'à un gouvernement de droite", a observé l'eurodéputé.

    "Nous, nous sommes l'alternative de gauche, nous sommes autonomes", une "automnie conquérante", a-t-il dit à propos du Front de gauche. "Pour nous, "il s'agit de faire avancer les choses, pas d'être dans la posture ou la gesticulation".

    "Nous allons écouter le Premier ministre", a-t-il poursuivi. "Il y a un débat déjà entre nous. Nous avons beaucoup d'amis - et je les comprends, j'admets leur trouble - qui disent : +mais ce n'est pas vrai, jamais on n'aurait cru un truc pareil, qu'en à peine deux mois, ce serait déjà fini de tout+".