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15/03/2017

Déclaration de patrimoine de Macron: Anticor saisit la Haute autorité pour la transparence

Par AFP agence Mis à jour le 14/03/2017

L'association anticorruption souligne un «manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés» par le candidat à la présidence de la République.

L'association Anticor a annoncé lundi avoir saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour lui demander «de vérifier le caractère exhaustif, exact et sincère» de la déclaration de patrimoine du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron.

Dans sa déclaration d'intérêts signée le 24 octobre 2014, Emmanuel Macron indique avoir perçu, comme banquier à la banque Rothschild puis comme secrétaire général adjoint à la présidence de la République, «3,3 millions d'euros de revenus avant impôts», de 2009 jusqu'à son entrée au gouvernement comme ministre de l'Economie en août 2014, selon un communiqué d'Anticor. Il a touché notamment, pour ses activités dans la banque d'affaires, «2,8 millions d'euros» entre 2009 et sa nomination en mai 2012 au secrétariat général de la présidence sous François Hollande.

L'association anticorruption souligne un «manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés», qui a été relevé par certains médias, notamment par «les Décodeurs du Monde, le 17 février 2017, et par Mediapart, le 5 mars 2017».

Dans sa déclaration de patrimoine, signée le même jour, le candidat d'En marche! avait fait état d'un patrimoine de «1,2 million d'euros et d'un endettement de 1 million d'euros», «soit un patrimoine net de seulement 200.000 euros», de quoi susciter des «interrogations» selon Anticor.

La Haute autorité «n'a pas eu à faire d'observations»

Les parlementaires et membres du gouvernement ont l'obligation de déclarer leur situation patrimoniale à la HATVP au début et à la fin de leurs fonctions ou de leur mandat. La déclaration d'intérêts est publiée uniquement au début de la prise de fonctions ou de mandat. «La déclaration de patrimoine d'Emmanuel Macron a été contrôlée à deux reprises en 2014, puis en 2016 (à son départ du gouvernement, NDLR), avant publication par la HATVP qui n'a pas eu à faire d'observations», a indiqué à l'Agence France-Presse une source proche du dossier.

Dans un entretien à La Croix, Emmanuel Macron s'est expliqué sur cette différence entre le patrimoine déclaré et ses revenus perçus. «Comme banquier d'affaires, j'avais le statut d'indépendant. J'ai donc payé, sur le montant brut de ma rémunération, des cotisations sociales patronales, salariales, puis l'impôt sur le revenu. Ces cotisations ont augmenté et frappé mon dernier revenu de référence, au point que je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts!», a-t-il notamment fait valoir. Il évoque aussi des travaux dans la maison de famille de son épouse, «partiellement financés par des emprunts bancaires qui ont tous été déclarés, en 2011 et 2012», selon les mots du candidat.

Depuis sa création, la HATVP, qui a pris la suite d'une précédente commission, a transmis une quinzaine de dossiers de parlementaires à la justice lorsqu'elle constatait des déclarations incomplètes ou mensongères.

Enquête ouverte sur un déplacement ministériel de Macron

Le Figaro.fr avec AFP - Mis à jour le 14/03/2017

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des soupçons de favoritisme autour d'un déplacement en janvier 2016 à Las Vegas d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, a fait savoir ce mardi une source judiciaire.

» Lire aussi - Macron : soupçon de favoritisme autour d'un déplacement à Las Vegas

Cette enquête a été ouverte lundi pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme, a précisé la source. Elle fait suite à un rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) qui soupçonne un délit de favoritisme lors de l'organisation de cette opération, confiée au géant Havas sans appel d'offres par Business France, l'organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/03/14/97001-20170314FILWWW00268-macron-a-las-vegas-ouverture-d-une-enquete-preliminaire.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

26/02/2017

Voies sur berge : après 5 mois de piétonnisation, des chiffres accablants pour Hidalgo

Challenges - Le 23.02.2017 à 11h52

 

Bien que constaté ailleurs en Europe, l'effet d'évaporation du trafic espéré par Anne Hidalgo tarde à se matérialiser à Paris : après 5 mois de piétonisation, on parle de report plus que de diminution de la circulation.

Le quotidien Le Parisien poursuit la mission de juge-arbitre qu'il s'est donnée depuis que les services de la Mairie de Paris et de la Région Île-de-France livrent des décomptes différents du nombre de voitures en circulation et des conclusions contradictoires de l'impact de la fermeture des voies sur berge au cœur de la Capitale. Pour ce faire, les journalistes du Parisien se sont employés à examiner les données de comptage que met à la disposition du public la Mairie de Paris mais qui donnent lieu à des interprétations très diverses, selon que leurs auteurs soutiennent ou s'opposent à l'interdiction de circuler qui court depuis cinq mois.

Dans son édition du 23 février, Le Parisien compare le nombre de véhicules sur les voies concernées sur la période de septembre à décembre, en 2015 et en 2016. Le quotidien en conclut que "les automobilistes se sont massivement rabattus sur les quais hauts et sur le Boulevard Saint-Germain", faute de pouvoir emprunter les voies inférieures sur berge.

Selon le décompte fait par Le Parisien, le nombre de véhicules n'a cessé de croître durant cette période sur ce qu'il est convenu d'appeler les quais hauts : + 56 % sur le Quai du Louvre et + 88 % sur le Quai Henri IV et le Quai de Gesvres.

Les rares baisses enregistrées sont loin de pouvoir compenser ces envolées du nombre de véhicules. La Voie Georges-Pompidou a vu son trafic divisé par deux, il a augmenté respectivement de 14 % et de 16 % sur les côtés Saint-Germain-des-Prés et Jussieu du Boulevard Saint-Germain. L'écart entre 2015 et 2016 a tendance à se réduire de mois en mois (signe que le nombre de véhicules a tendance à baisser) mais on dénombre toujours plus d'autos aujourd'hui que l'an dernier sur cette artère.

La Mairie de Paris (qui qualifiait de "désinformation" les chiffres de la Région en novembre) verra sans nul doute dans cette tendance à la déflation un signe encourageant et la preuve que les riverains doivent s'armer de patience avant de savourer les effets d'une évaporation réelle du trafic. Le temps pour les usagers de se résoudre à changer leurs habitudes.

Au début du mois de janvier 2017, un rapport commandé par la Région concluait que la pollution et le bruit sont en hausse depuis la fermeture des voies sur berges prônée par Anne Hidalgo.

23/02/2017

La justice enquête sur les factures de Paris Plages

Béatrice Jérôme - Le Monde - 23.02.2017

 

La Mairie de Paris a commis des irrégularités dans le financement de Paris Plages qui pourraient conduire à des poursuites pour « favoritisme »

Le Parquet de Paris vient de diligenter une information judiciaire à la suite d’une enquête préliminaire, ouverte en décembre. Elle porte sur des soupçons de favoritisme et recel de favoritisme dans le cadre de marchés de la Ville avec des partenaires privés pour la réalisation de cette manifestation qui a lieu, chaque été depuis 2002, le long de la Seine. Seul le financement des éditions 2012 et 2013 de Paris Plages, à l’époque où Bertrand Delanoë était maire (PS) de la capitale, est concerné.

Mercredi 22 février, la Brigade de répression de la délinquance économique a perquisitionné plusieurs bureaux de l’Hôtel de ville dont ceux de la direction de la communication. Selon Le Parisien, la BRDE s’est également rendue dans les locaux de trois sociétés partenaires de la Ville.

L’enquête judiciaire survient à la suite d’un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC), publié en septembre 2015. Le rapport de la CRC « constatait, rappelle un communiqué de la Mairie publié jeudi 23 février, qu’une partie des factures liées aux dépenses techniques de Paris Plages – structures, décors, aménagements – avait été réglée en 2012 et en 2013 par des partenaires privés contribuant au financement de l’événement ».

 « BILAN FINANCIER FAUSSÉ »

La CRC indiquait qu’« en faisant prendre en charge par ses partenaires des dépenses et en n’enregistrant pas leurs contributions en recettes, la Ville procède à une compensation irrégulière entre recettes et dépenses. Le bilan financier en est faussé, ce qui renforce l’ignorance par la Ville du coût réel de Paris Plages ».

Aux yeux des magistrats de la CRC, ce procédé contreviendrait « au principe d’universalité budgétaire ». En effet, le rapport estime que les sommes versées par les mécènes auraient dû transiter par la Ville et faire l’objet d’avenants aux marchés initiaux plutôt que de prendre la forme de prestations directes et de rémunérations à des entreprises hors marché.

 (…)

La justice reproche à la Ville d’avoir privilégié une entreprise plutôt qu’une autre. En l’occurrence, indique le cabinet d’Anne Hidalgo, la justice s’intéresse à « une procédure qui a consisté pour la Ville à passer des contrats avec des entreprises qui ont réalisé des prestations et perçu des versements hors marché ». C’est ce qui pourrait conduire à considérer que la Ville a commis une infraction au code des marchés publics qualifiée de favoritisme.

21:09 Publié dans Arnaque | Lien permanent | Commentaires (0)

15/02/2017

Si tu savais Najat - lettre ouverte à la pitoyable ministre de l'éducation

Je ne suis pas l’auteur de ce texte, il m’est parvenu sans que je sache le nom de l’auteur. Mais je l’ai tellement aimé que je n’ai pu résister à l’idée de le faire connaître à tous les lecteurs…

"Si tu savais Najat, comme on était fiers et heureux, nous les Rinaldi, les Fernandez, les Ribolowski, les Sebbah, les Piemontesi, les Van de Kerkof, nous les Bernstein, les Bogossian , les Campana, les Suchodolsky … d’écouter, les doigts encore douloureux et engourdis par la bataille de boules de neige de la récré, notre maître d’école nous parler de nos ancêtres gaulois qui avaient combattu les armées de César à Alésia et de nos ancêtres Francs qui avaient fait de Clovis leur roi.

Si tu savais petite Najat, ministre inculte de l’Education Nationale, comme c’était bon, pour les petits Français de neuf ans que nous étions, de faire mordre la poussière aux Anglais aux côtés de notre ancêtre Bertrand Duguesclin, connétable de France, de chevaucher aux côtés de notre ancêtre Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche.

Si tu savais microscopique Najat, qui lis un livre par an mais traites les membres de l’Académie Française de « pseudo Z’ intellectuels », comme c’était pénible pour nous de souffrir en sonnant du cor avec notre ancêtre Roland le Preux, mortellement blessé à Roncevaux en assurant les arrières de Charlemagne, comme c’était grisant de partir pour les Croisades avec notre ancêtre Saint Louis.

Évidemment que nous savions, nous qui avions des noms si difficiles à prononcer ou à écrire, que nos héros n’étaient pas nos ancêtres et que nos ancêtres avaient eu d’autres héros.

Mais c’était si bon de croire le contraire, rien qu’une heure par semaine.

On était si fiers de faire partie spirituellement de cette Histoire là.

Penses tu, inculte, haineuse et revancharde petite Najat, que ton cerveau formé dans les années Mitterrand et lessivé depuis trente ans à l’eau de Javel de SOS racisme et de Terra Nova, sera capable un jour de comprendre cela ?

Sache, que si un jour,  je pars vivre en Chine… je ne vais pas demander aux millions de petits Chinois d’apprendre l’histoire de France parce que je suis là !"

Le "prédicat", dernière invention de la nuisible Belkacem

in : http://grincheux.typepad.com/

 

Pascal PraudPascal Praud est connu comme journaliste sportif, plutôt spécialisé dans le football. A la radio (RTL), il a repris le fambeau de l'émission-culte "On refait le match" d'Eugène Saccomano et tient une rubrique matinale généraliste, genre billet d'humeur, vers 7h58, intitulée "Le Praud de l'info".

"Le prédicat désigne ce qui est dit du sujet", explique Pascal Praud dans sa rubrique du vendredi 20.01, et il prend cette phrase très réaliste en exemple :

"Najat Vallaud-Belkacem fait n'importe quoi".

Praud décrypte : "'Fait n'importe quoi' est le prédicat".

Et de poursuivre : "Avant, on aurait appris : 'Najat Vallaud-Belkacem', sujet ; 'fait', verbe ; fait quoi ? 'n'importe quoi', complément d'objet direct".

"Aujourd'hui c'est fini : il faut dire cette chose incroyable, révoltante, insensée. On n'apprend plus à l'école primaire le complément d'objet direct. Trop compliqué !", tonne le journaliste. "On simplifie. 'Fait n'importe quoi' devient un bloc à part entière, c'est le prédicat. La fameuse méthode globale, celle qui a plongé des millions d'enfants dans l'ignorance. Et on continue !", se désole-t-il.

"Le Conseil supérieur des programmes, qui valide cet enseignement, est un danger public. Il pratique le charabia, il a la passion de la réforme, il modifie ce qui marche", note Pascal Praud. "Incompétence et idéologie sont sa marque de fabrique. Il est urgent de le supprimer", conclut-il, en prenant soin de préciser l'orthographe finale du mot "supprimer". (oui car à la radio les cancres du ministère auraient pu entendre "supprimé")

VOIR LA VIDEO SUR RTL

LE FIGARO -- Alain Bentolila, est un linguiste français, professeur à l'université Paris Descartes. Il a participé à l'écriture des programmes scolaires en 2008. Il déclare :

"L'introduction du prédicat dans les petites classes n'a aucun sens. Le prédicat est une notion de théorie classique aristotélicienne. J'enseigne cette notion à mes étudiants de master 2. L'homme est le seul animal vivant à «dire des choses à propos de». Voilà ce qu'est le prédicat. Votre pensée prend le pouvoir sur votre perception comme lorsque vous dites «le chou a mangé la chèvre» ou «la terre est bleue comme une orange». Avec le prédicat, vous entrez dans la poésie, l'image. C'est une notion philosophique formidable pour mes étudiants mais, pour des enfants, ça n'a aucun intérêt. C'est une erreur fondamentale. Derrière un terme comme le prédicat se cache une idéologie épouvantable dont les enfants défavorisés sont les premières victimes."

LAROUSSE - LE PRÉDICAT :
Élément central de la phrase, autour duquel s'organise la fonction des autres éléments de l'énoncé. (Dans la phrase de base, c'est le syntagme verbal par rapport au syntagme nominal sujet : Le chien aboie.)

Robert Marchenoir nous a écrit :
On notera le raffinement dans la perversité dont fait preuve cet article du Larousse. Pour expliquer un mot que personne ne comprend (prédicat), on "l'explique" avec un autre mot que personne ne comprend (syntagme). Pour expliquer un concept imbitable, on explique d'abord que ça veut dire un truc, puis que ça veut dire le contraire. Pour expliquer une définition, on donne un exemple qui ne correspond pas à la définition : le verbe aboyer serait l'élément central de la phrase "Le chien aboie". Bah non, gros con. Dans la phrase "Le chien aboie", "aboie" n'est pas plus central que "le chien". En revanche, prétendre que le chien n'est pas central, c'est faire preuve d'une cynophobie insupportable qui me rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

TAKUAN nous a écrit :
Au secours ! Pour comprendre j'ai demandé en ligne la définition du "prédicat". Voilà ce que le Larousse nous en dit :
1) Élément central de la phrase, autour duquel s'organise la fonction des autres éléments de l'énoncé. (Dans la phrase de base, c'est le syntagme verbal par rapport au syntagme nominal sujet : Le chien aboie.)
2) Nom parfois donné, en grammaire traditionnelle, à l'adjectif attribut dans une phrase comportant la copule être.
3) Ce qui est affirmé d'un sujet ou est dit lui appartenir. (Sagesse/sage est prédicat dans La sagesse appartient à Socrate ou dans Socrate est sage.)
Et avec cela je suis sensé comprendre l'architecture d'une phrase ? Si j'ai bien compris, avant une phrase était définie par un sujet, un verbe et un complément, maintenant il s'agit d'une affirmation avec un prédicat qui est tantôt sujet (nominal/sagesse) et tantôt complément (verbal/sage).....mais je suis pas certain.... Et vous ?

Robert Marchenoir a répondu :
TAKUAN | Totalement imbitable. Heureusement que les dictionnaires sont faits pour expliquer des trucs, parce qu'on aurait pu s'y tromper. "La copule être". La quoi ? Gros cochon... Cet article du Larousse est parfaitement clair : nous sommes victimes d'un groupe de terroristes du langage qui s'emploient à remplacer ce qui se conçoit clairement, et s'énonce aisément, par un charabia incompréhensible qui ne veut rien dire. Après quoi, ces messieurs, ayant foutu un bordel noir, se proposent comme volontaires pour nous "expliquer". C'est l'éternelle arnaque du socialisme : je sème la subversion, j'installe mes théories à la con, je torpille ce qui, avant moi, marchait parfaitement, puis j'offre mes services pour réparer les méfaits du capitalisme, de l'ultra-libéralisme et de mon cul sur la commode. Ça marche aussi avec les musulmans, remarquez : j'importe en France mes mœurs arriérées, mes comportements socialement nocifs, mon idéologie mortifère et déresponsabilisante, je crée un champ de ruines autour de moi, et puis je chouine que la méchante France raciste et capitaliste m'empêche de devenir directeur du marketing de l'Oréal et de m'acheter un appartement dans le 16e arrondissement de Paris. Tout en entraînant tout le monde vers le bas avec moi.

06/02/2017

Quand l'entourage de Mélenchon part en vrille...

le témoignage de Fatima Benomar -militante du Parti de Gauche, membre du Front de Gauche féministe, membre du Conseil National et de la Commission de Résolution des Conflits du Parti de Gauche- est édifiant...

https://fatimabenomar.wordpress.com/2017/02/04/tu-as-fait-quelque-chose-de-tres-grave-mais-je-ne-peux-pas-te-dire-quoi/

23:58 Publié dans Insultes | Lien permanent | Commentaires (0)

30/01/2017

Pierre Bergé : "J’assiste avec tristesse à la décrépitude du PS"

"Il n’y a pas d’autre choix aujourd’hui", a-t-il précisé au lendemain de la victoire de Benoît Hamon à la primaire du PS. "Si Valls avait gagné, par amitié pour Valls j’aurais voté pour lui. Mais j’assiste avec tristesse à la décrépitude du PS, à la fin du PS".

"Ils vont être obligés d’arriver à une espèce de Congrès de Tours" (celui de la scission des socialistes en 1920, ndlr) "avec la ligne communiste remplacée aujourd’hui par Benoît Hamon". "Il y aura une scission d’où j’espère sortira d’un côté un parti social-démocrate, à l’américaine" et de l’autre "Hamon et l’extrême gauche", a-t-il estimé.

"Mon soutien est évidemment logique, naturel. Il y a longtemps que je soutiens Emmanuel Macron, c’est un ami personnel, lui et sa femme", a-t-il dit. "Il y a très longtemps que je fais confiance à la jeunesse, qui n’est pas un handicap mais un avantage". Pour lui, "c’est aussi un gros avantage que Macron n’ait jamais été élu, tripatouillé dans des affaires politiciennes". "Ceux qui disent qu’il n’a pas de programme sont des imbéciles. Le programme est clair et évident", a-t-il ajouté. "Il aura la stature d’un président de la République et nous emmènera vers une social-démocratie".

"Il a eu bien raison de quitter ce gouvernement"

En ce qui concerne un soutien financier à la campagne d’En Marche!, Pierre Bergé a rappelé qu’il n’avait, dans le cadre de la loi, "pas le droit de donner plus que 7.500 euros". "Mais je suis prêt à (lui) trouver des concours financiers, si je les trouve, et à l’aider par n’importe quel moyen", a-t-il affirmé. Interrogé sur le positionnement d’Emmanuel Macron, Pierre Bergé a estimé qu"il penche à gauche, évidemment, mais il ne veut pas être pris pour un socialiste". "Il a eu bien raison de quitter ce gouvernement où on n’a pas voulu appliquer les réformes qu’il voulait faire", a-t-il fait valoir.

Pierre Bergé, 86 ans, proche du président François Mitterrand en 1981 puis soutien financier et médiatique du PS, avait ensuite soutenu Ségolène Royal en 2007 et François Hollande en 2012. 

26/01/2017

Primaire : les piques du débat de l'entre-deux tours

Le débat entre les deux finalistes du scrutin est plus animé que les joutes précédentes. Le Figaro sélectionne les «punchlines» les plus saignantes des deux candidats.

  1. Manuel Valls: «Il ne faut pas créer des illusions, il faut dire la vérité aux Français». L'ancien premier ministre se place en candidat du «pragmatisme», qui pense que «la victoire est possible», face à Benoît Hamon, qui souhaite un «futur désirable».
  2. Benoît Hamon: «Ceux qui sont contents d'aller travailler le matin, et d'ailleurs ce sont eux qui font les lois Travail». Abordant sa vision du monde du travail, L'ancien ministre de l'Éducation fait ici référence à la loi El Khomri, défendue par Manuel Valls, et qu'il souhaite abroger s'il est élu.
  3. Benoît Hamon: «Tu n'as à opposer aux études sur la raréfaction du travail que ta foi». Lors de la première interpellation directe de ce débat, le candidat de l'aile gauche s'en prend à son adversaire, qui s'oppose à son projet de revenu universel, pensé pour pallier la raréfaction des emplois.
  4. Manuel Valls: «Je suis le candidat de la feuille de paie, je ne veux pas que Benoît Hamon soit le candidat de la feuille d'impôt». L'ancien premier ministre, qui critique ici le financement du le revenu universel proposé par Benoît Hamon, en profite pour piquer le slogan d'Arnaud Montebourg, qui se présentait avant le premier tour comme le «candidat de la fiche de paie».
  5. Benoît Hamon: «Chaque fois qu'un dogme, c'est imposer ses convictions aux autres, je le combats. La laïcité peut être utilisée comme un glaive contre nos compatriotes musulmans.» Le candidat de l'aile gauche exprime ici ses divergences de vue avec Manuel Valls sur la laïcité, notamment sur la question du voile, que l'ancien premier ministre considère comme un «asservissement».
  6. Benoît Hamon: «J'ai voté contre la déchéance, j'aurais voté contre la loi travail si tu n'avais pas utilisé le 49-3» Une attaque évidente contre le 49-3 utilisé par Manuel Valls sur la loi El Khomri, que Benoît Hamon a combattu.
  7. Manuel Valls: «J'ai toujours respecté des règles, ça n'a pas toujours été le cas de Benoît ces dernières années.»La pique finale de Manuel Valls à l'encontre de Benoît Hamon.
  8. Benoît Hamon: «Respecter les règles c'est commencer par respecter les programmes sur lesquels on a été élu». La réplique immédiate du candidat de l'aile gauche.

23/01/2017

Primaire de la gauche : comment les chiffres du scrutin ont été manipulés

in : LE MONDE | 23.01.2017 à 16h02 • Mis à jour le 23.01.2017 à 17h55 | Par Samuel Laurent

Le Parti socialiste se perd en explications sur le taux de participation. Quelques calculs simples prouvent bien qu’il y a eu une manipulation de ce chiffre.

28%C’est le chiffre magique qui montre bien comment la haute autorité de la primaire a manipulé le nombre de participants du premier tour, dimanche 22 janvier. Il est assez facile à établir :

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On le voit, les pourcentages restent quasi identiques (à 0,1 point près pour Sylvia Pinel), mais le nombre de voix n’est plus le même : précisément, il y en 352 013 de plus.

Un ajout de 28 % pour chaque candidat :

Comment est-il possible d’augmenter le nombre de voix sans modifier la répartition de celles-ci ? C’est toute la question. Nous avons calculé rapidement combien chaque candidat a gagné de voix :

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Voici une capture d’écran des résultats tels qu’ils apparaissaient sur le site de la primaire lundi à 0 h 45 :

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En clair, les 352 013 voix ont été réparties à quasi-égalité (à quelques décimales près) entre tous les candidats, ne modifiant donc qu’à l’extrême marge les résultats constatés à 21 heures. Ce qui serait sinon impossible, du moins très fortement improbable, naturellement.

Alors d’où vient le problème ? Christophe Borgel, président du comité d’organisation de la primaire, interrogé par Libération, parle d’un « bug » :

« Il y a eu un bug, rien de plus. Et c’est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation. J’ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et, effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille. »

Selon l’explication de M. Borgel, les organisateurs se sont donc contentés de prendre le nouveau score de votants avec les 352 013 voix supplémentaires, de calculer que cela représentait une progression de 28 %, et donc de donner à chaque candidat 28% de voix en plus. Ce qui revient à reconnaître que ces chiffres ont bien été manipulés.

 

Gonflage de chiffres, hasard statistique, ou incompétence ?

Mais cette explication peut-elle suffire ? En réalité, il y a trois possibilités :

Première hypothèse : les voix ont été décomptées, et par un miracle statistique de l’ordre d’une chance sur mille, elles se sont réparties presque exactement comme les précédentes en ne modifiant en rien les scores de chacun. Peu probable.

Deuxième hypothèse, fermement démentie par M. Borgel : ces voix n’existent pas, c’est un ajout artificiel pour gonfler la participation. Mais pourquoi l’avoir fait entre minuit et 10 heures du matin, alors que l’attention médiatique n’était plus dans les chiffres de participation mais sur le résultat ?

Troisième hypothèse : le Parti socialiste (PS) a donc ajouté 352 013 voix entre minuit et 10 heures du matin, c’est établi. Mais ces voix existent-elles réellement ? Si oui, cela signifie qu’à minuit le PS n’avait à sa disposition qu’un total de voix, sans leur répartition, et qu’il restait donc 352 013 bulletins non dépouillés. Ce qui n’aurait toujours pas été fait, puisque les chiffres n’ont pas varié depuis ce matin.

C’est l’hypothèse qu’invoque M. Borgel auprès du Monde. Il assure que, lundi matin, il a demandé une actualisation du seul chiffre de participation, mais qu’en ajoutant celui-ci, le tableau a automatiquement donné nos fameux 28 % supplémentaires à chaque candidat.

Si on croit la parole de M. Borgel, qui plaide sa « totale transparence », la haute autorité aurait donc communiqué à minuit une répartition provisoire des voix par candidat, puis aurait commis une erreur en « actualisant » le seul chiffre de participation, ce qui aurait automatiquement ajouté des voix (en même proportion) aux candidats. Ce nombre de voix erroné serait ensuite resté en ligne toute la journée sur le site de résultats de la primaire, sans que rien ne soit fait pour – par exemple – mettre la page hors ligne, ou y ajouter un message prévenant que ces chiffres sont faux.

Une réponse insuffisante

Ce qui pose d’autres questions : d’une part, cela signifie que la tableur utilisé par le PS avait une formule pour répartir automatiquement un nombre total de votants par candidat en fonction du score (en pourcentage) de ceux-ci. Mais la logique voudrait l’inverse : que ce score en pourcentage soit le résultat du calcul. Or dans ce qu’explique M. Borgel, les résultats en voix sont fonction des résultats en pourcentages.

Ensuite, dans ce cas, pourquoi ne pas avoir corrigé ces chiffres, en ligne depuis plusieurs heures ? M. Borgel assure qu’il attend désormais « d’avoir le maximum de bureaux validés pour ne pas repartir dans une nouvelle polémique », et refuse de communiquer les chiffres en nombre de voix avant que ceux-ci soient validés – alors que le site des résultats affiche bien des nombres de voix non validés depuis hier soir.

Surtout, comme l’explique Libération, des corrections ont eu lieu à la marge pour modifier à plusieurs reprises le score de Sylvia Pinel, et ce durant la journée. Il aurait été possible de modifier les scores de cette dernière, mais pas la page ?

Reste que près de vingt-quatre heures après le vote, impossible de connaître le score de chacun des candidats en nombre de voix, ni même, de fait, leur score définitif. Ce qui ouvre la voie à tous les soupçons.

18:50 Publié dans Arnaque | Lien permanent | Commentaires (0)