Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Laurent: en rejetant le budget de la Sécu, le PCF veut "encourager" le gouvernement

    PARIS, 30 nov 2012 (AFP)

    Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a défendu vendredi le vote des sénateurs communistes contre le projet de budget de la Sécu, arguant que le rejet de ce texte par son parti visait à "encourager" le gouvernement, qui "manque de courage face aux marchés financiers".

    "Le sens de nos votes est que nous proposons au gouvernement une autre politique", a fait valoir sur RTL M. Laurent. Disant ne pas comprendre pourquoi le gouvernement ne reprenait pas à son compte des amendements déposés par les sénateurs communistes, le numéro un du PCF, également sénateur, a estimé que cette frilosité procédait peut-être d'un "manque de courage".

    "Il manque un peu de courage face aux marchés financiers, c'est pour ça qu'on cherche à l'encourager, on le pousse en avant", a-t-il souligné.

    Interrogé sur les propos de Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, comparant François Hollande à Louis XVI, Pierre Laurent a manié l'humour.

    "C'est toujours le sens de la formule de Jean-Luc, il est spécialiste", a-t-il dit avant d'ajouter: "Il y a quelque chose de vrai dans cette formule".

    "On ne résoudra pas les problèmes de la crise avec des recettes d'hier. J'entends dans le discours gouvernemental sur la compétitivité des discours qui ressemblent à des dogmes idéologiques, il faut sortir de ça pour inventer une autre manière de penser le nouveau", a-t-il plaidé.

    "Personnellement je pense que ce qui se passe était malheureusement prévisible, parce que ces contradictions dans la politique gouvernementale nous les avons pointées dès le début", a-t-il répondu.

  • Pour Mélenchon (FG), Hollande est "aussi aveugle que Louis XVI"

    Toulouse, 30 nov 2012 (AFP) -

    Jean-Luc Mélenchon (PG) qualifie François Hollande d'"aussi aveugle que Louis XVI", dans une interview au quotidien Libération vendredi.

    "Hollande prend-il en compte le fait qu'il n'a pas été élu par les seules voix socialistes ? Pourquoi tient-il compte seulement des éléments les plus droitiers et les plus archaïques de sa majorité ? François Hollande est aussi aveugle que Louis XVI. Incapable de penser un autre monde", fustige le coprésident du Parti de Gauche, en éreintant la politique gouvernementale.

    Pour lui, la social-démocratie, dont se revendique le président de la République "est partie en torche".

    Les écologistes en prennent aussi pour leur grade. "Les Verts sont les fondateurs (de l'écologie politique). Ils ont ouvert avec ténacité le chemin. Mon évolution témoigne de leurs succès. Mais ils sont la préhistoire de l'écologie politique. Désormais nous sommes en avance sur le plan programmatique", fustige M. Mélenchon quand on lui demande s'il concourt désormais au titre de meilleur écologiste de France.

    Les Verts subissent actuellement une "fructueuse crise d'identité avec leur participation à un gouvernement productiviste", estime encore M. Mélenchon, relevant que le Front de gauche est en "compétition, pas en concurrence" avec les écologistes.

    S'il se défend de vouloir "aspirer" le parti EELV, il avance qu'une "porosité entre ce qu'ils disent et ce que nous disons va s'accélérer".

    L'ex-candiat à la présidentielle doute que le gouvernement puisse nationaliser même partiellement le site sidérurgique de Florange (Moselle).

    "Je reste plein d'espoir. Mais (...) j'imagine tous ceux qui vont dire à Hollande +tu vois dans quoi tu mets le doigt ?+. Ils vont lui dire +si on nationalise Florange, alors il faudra faire la même chose à Petroplus, etc.+ Le sujet connaîtra d'amples rebondissements", avertit-il.