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  • Valls prend une circulaire pour fixer des "règles claires" à ses ministres

    PARIS, 16 septembre 2014 (AFP) - Manuel Valls vient d'établir une circulaire visant à définir des "règles claires" de fonctionnement du gouvernement, "tant en ce qui concerne la méthode de travail que la façon de communiquer", qui doit se faire avec "sang-froid", selon le texte officiel.

    Signée par le Premier ministre, cette note de 5 pages, datée du 12 septembre et visible sur le site officiel du droit français Legifrance, apparaît comme un cadrage, voire un recadrage du fonctionnement gouvernemental, après une rentrée marquée par l'éviction de plusieurs ministres rebelles.

    La "responsabilité lourde et exigeante" de la mise en oeuvre de la politique de l'exécutif "suppose que l'action du gouvernement obéisse à des règles claires, tant en ce qui concerne la méthode de travail que la façon de communiquer".

    Ainsi, la "délibération" de la réunion bimensuelle du gouvernement à Matignon est soumise à une "double condition": "Un membre du gouvernement ne doit pas rester prisonnier des intérêts particuliers de son ministère; il faut qu'il sache s'engager dans la démarche collective." Autre impératif: "Autant l'expression est libre, autant la confidentialité des débats doit être absolue; c'est la condition même d'une vraie délibération."

    Ce rappel à l'ordre intervient alors que le récit de la réunion -houleuse- du jeudi 22 août à Matignon s'était retrouvé dans plusieurs médias. D'autant que ces réunions, introduites par M. Valls, visaient précisément à mieux se coordonner et à éviter les "couacs".

    Autres instructions : "ne pas confondre" la "délibération politique et l'action administrative", avec des situations "où l'on voit des membres de cabinet faire le travail des fonctionnaires". Les effectifs des cabinets sont limités à 15 pour les ministres et 10 pour les secrétaires d'Etat.

    Concernant les réunions, "il ne doit y avoir réunion que s'il doit y avoir arbitrage, c'est à dire décision" et "la réunion à Matignon doit être l'exception".

     

    Quant à la communication gouvernementale, "à l'heure des chaînes d'information en continu et des réseaux sociaux, maîtriser le message adressé aux Français demande le plus grand professionnalisme et beaucoup de sang-froid. Je vous demande d'y veiller", écrit Manuel Valls.

  • Cambadélis aurait usurpé une partie de ses diplômes

    PARIS, 17 septembre 2014 (AFP) - Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, aurait usurpé une partie de ses diplômes avant de présenter sa thèse, affirme le journaliste de Médiapart Laurent Mauduit dans un livre à paraître jeudi.

    "C'est du très grand n'importe quoi", a réagi auprès de l'AFP M. Cambadélis.

    Selon ce livre, intitulé "À tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient" (Éditions Don Quichotte, en libraire jeudi), M. Cambadélis aurait obtenu son doctorat de troisième cycle de sociologie à Jussieu et soutenu sa thèse alors même qu'il n'avait pas les diplômes antérieurs requis. Médiapart en publie les bonnes feuilles mercredi.

    "En 1984, il n'a ni licence, ni maîtrise, ni, a fortiori, DEA", affirme le journaliste. Selon lui, M. Cambadélis parvient alors à faire fabriquer un "faux" dans une université parisienne et à s'inscrire à l'université de Paris VII-Jussieu, en disposant "d'un allié dans la place", Pierre Fougeyrollas, résistant communiste, sociologue et anthropologue venu enseigner à Jussieu. Celui-ci a rejoint "en 1974 l'OCI et s'est lié d'amitié avec Pierre Lambert", dirigeant de l'organisation trotskiste. M. Cambadélis a milité au sein de l'Organisation communiste internationale dans les années 1970.

    Selon l'auteur, qui fut aussi militant à l'OCI et dirigeant de l'Unef au milieu des années 1970, contrairement à ce qu'affirmait la biographie de l'actuel patron du PS sur le site internet Wikipédia (jusqu'à mercredi, celle-ci ayant été modifiée ce jour), sa thèse n'a pas été soutenue en 1987 mais en 1985 et le sujet de sa thèse ne porte pas sur "les mouvement sociaux sous la Ve République" mais s'intitule "Bonapartisme et néocorporatisme sous la Ve République".

    M. Mauduit ajoute qu"'en juin 1985, Cambadélis soutient sa thèse et obtient haut la main son doctorat". Le jury qui le lui accorde "présente cette singularité" de compter parmi ses membres Pierre Fougeyrollas mais aussi Gérard Namer, professeur de sociologie et universitaire socialiste avec lequel Cambadélis (...) a créé peu avant des sections Force ouvrière dans l'enseignement supérieur", soutient l'auteur.

     

    M. Mauduit relève que sur son site internet propre, M. Cambadélis ne fait aucune allusion à ce diplôme.