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  • Législatives: Mélenchon évoque une "carence de direction politique" au Front de Gauche

    PARIS, 25 juin 2012 (AFP) - Jean-Luc Mélenchon a évoqué lundi une "carence de direction politique" au Front de gauche durant la campagne des législatives, se montrant critique envers des candidats communistes qu'il a dépeints en "quasi-socialistes à peine déguisés".

    Lors de son conseil national à huis clos ce week-end, le Parti de gauche a tiré un "bilan positif" de la séquence électorale malgré "l'aspect contrasté et paradoxal" des législatives (perte de 9 députés FG en dépit d'un score national en progression), a relevé Martine Billard, coprésidente du PG, lors d'une conférence de presse au siège du parti.

    Concernant les législatives, M. Mélenchon a souligné que les candidats de son Parti de gauche "ont essayé d'homogénéiser leur campagne". Selon l'ex-candidat à la présidentielle (11,1%), la progression moyenne du FG est de 58%, celle des seuls candidats du Parti de gauche est de 110% mais le PG avait des candidatures dans seulement 20% des circonscriptions, donc "ce n'est pas lui qui pouvait faire la locomotive".

    "Il fallait être beaucoup plus ferme et empêcher qu'à certains endroits des campagnes se fassent sans même le sigle Front de gauche, qu'à d'autres endroits certains aient été des quasi-socialistes à peine déguisés montrant des photos de François Hollande ou Jean-Marc Ayrault", a poursuivi l'ex-sénateur PS, sans cibler la direction PCF.

    M. Mélenchon s'est d'ailleurs dit "d'accord avec Pierre Laurent et Francis Parny (responsables PCF) qui ont affirmé qu'il aurait fallu "jouer davantage collectif" dans ces élections. "C'est une absurdité de faire 577 campagnes différentes, il y a eu une carence de direction politique", a-t-il souligné.

    "La leçon à tirer de tout ça, c'est où sont passés les 2 millions de voix qui manquent" entre la présidentielle et les législatives?, s'est-il interrogé, estimant que "c'est un programme et une orientation qu'il fallait défendre, pas simplement essayer de sauver sa peau chacun dans son coin".

    Et d'appeler à regarder les clips vidéos de campagne : "on ne peut pas dire qu'ils aient été assassinés par la personnalisation et la +mélenchonisation+, je n'y étais pas!", a-t-il fait valoir, remarquant que "chacun a pu faire la démonstration de ce qui était mieux à faire".

  • Cohn-Bendit prêt à aider EELV à sortir de son "ornière groupusculaire"

    PARIS, 25 juin 2012 (AFP) - Le député écologiste européen Daniel Cohn-Bendit a souhaité lundi que le mouvement Europe Ecologie-Les Verts (EELV) "sorte de l'ornière groupusculaire" et s'est déclaré "prêt à aider" son nouveau chef Pascal Durand, qui a succédé à Cécile Duflot, à y parvenir.

    "Pascal Durand a une mission très difficile, c'est-à-dire de sortir Europe Ecologie de l'ornière groupusculaire dans laquelle nous nous sommes mis, donc de se rouvrir à la société. Il le veut", a déclaré M. Cohn-Bendit à la presse à l'issue d'un entretien à l'Elysée avec François Hollande.

    "Le problème, c'est qu'on a toujours tendance, à Europe Ecologie, à parler aux militants. Or, il y a de moins en moins de militants et on oublie de parler à la société et aux électeurs. Voilà le verrou qu'il faut faire sauter", a-t-il ajouté, car "les possibilités d'Europe Ecologie sont maintes fois plus fortes et plus grandes que ce qu'on arrive à réaliser aujourd'hui".

    "Mais ce n'est pas moi qui vais résoudre le problème d'Europe Ecologie. Je veux bien aider à ce qu'Europe Ecologie reprenne un peu les couleurs, la dynamique, l'ouverture des élections européennes", a insisté le coprésident du groupe écologiste au Parlement européen.

    EELV avait réalisé un score historique aux élections européennes en France en 2009 en rassemblant 16,3% des suffrages, juste derrière le Parti socialiste. Sa candidate à la présidentielle de 2012, Eva Joly, n'a réuni que 2,3% des voix.

    "Moi, je suis hyper +réalo+. Un groupe à l'Assemblée, oui, mais avec une force politique qui existe dans la société, sinon on est le Parti radical vert", a ironisé M. Cohn-Bendit.

    "Après deux ans de solidarité avec le gouvernement (de Jean-Marc Ayrault), aller aux élection européennes, ça va être difficile", a-t-il estimé. "Il faudra avoir quelque chose à proposer, un discours européen, être capables de parler aux électeurs", a-t-il conclu.