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  • Morelle accuse la "tchéka hollandienne" de "purification ethnique"

    PARIS, 11 septembre 2014 (AFP) - L'ex-conseiller à l'Elysée Aquilino Morelle accuse la "tchéka hollandienne" de pratiquer la "purification ethnique" contre ceux qui ne sont pas "dans la ligne", comme lui-même et Arnaud Montebourg, des propos "irresponsables" selon Stéphane Le Foll.

    Dans un violent réquisitoire émaillant un article que lui consacre Le Point publié jeudi, celui qui fut "une plume" du président livre une lecture politique de son limogeage ("ma liquidation par la tchéka hollandienne") le 18 avril après la révélation d'une affaire de cireur de chaussures convoqué à l'Elysée.

    Reliant son départ et celui de son ami Arnaud Montebourg, il affirme ("en privé", écrit Le Point): "la logique qui est en œuvre est une logique de purification ethnique. C'est les Hutus et les Tutsis. Tout cela est limpide. Cela a commencé par moi et maintenant Arnaud. Là ils ont signé leur crime. C'est d'une pureté !".

    Ils ? "Hollande et ceux qui l'entourent, Jean-Pierre Jouyet (secrétaire général de l'Elysée et intime du président, ndlr) et les ministres hollandais. A présent, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont entre eux, mais cela va accélérer leur chute"".

    Pour celui qui avait dirigé la campagne des primaires socialistes de M. Montebourg, le remplacement de ce dernier par Emmanuel Macron à Bercy fait "passer d'un ministre volontariste à un ministre libéral. D'un ministre très politique à un collaborateur".

    "Ils vont obéir aux ordres de Merkel comme de bons toutous", accuse le médecin et énarque.

    "Merkel va nous traiter comme on le mérite. Comme des laquais", insiste celui qui fut un des inspirateurs du discours du candidat Hollande au Bourget ("mon adversaire, mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance").

    "Quant je vois les mots employés... mais on est où ?", s'est indigné jeudi le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, interrogé par France 2 sur ces propos.

     

    "C'est irresponsable, ça n'a aucun sens", selon le ministre. "Il faudrait que chacun revienne un peu les pieds sur terre".

  • Thévenoud: Taubira "pas choquée" par l'idée d'exiger un quitus fiscal

    AFP - 10/09/2014

    La ministre de la Justice Christiane Taubira a expliqué mercredi qu'elle ne serait "pas choquée" par l'idée d'exiger un quitus fiscal des candidats parlementaires, certifiant que leurs impôts ont bien été réglés, pour redonner confiance aux Français après l'affaire Thévenoud.

    "Sur le plan de l'éthique, tout cela est évidemment inexcusable. C'est déplorable, cela nous fait du tort à tous et contribue à déprimer les Français", a expliqué la garde des Sceaux, interrogée sur France Inter après l'éviction du gouvernement de Thomas Thévenoud pour avoir omis de payer ses impôts pendant plusieurs années.

    Mais, a-t-elle noté, "ce qu'il faut retenir, c'est que nos institutions fonctionnent bien, puisque l'autorité pour la transparence de la vie publique a été très vite, une semaine, pour éplucher et contrôler et détecter des anomalies. C'est une performance".

    Bien que peu favorable à une "course aux contrôles", la garde des Sceaux a toutefois indiqué qu'elle ne serait "pas choquée" par l'idée d'exiger un quitus fiscal des candidats aux législatives ou aux sénatoriales.

    "Je pense que lorsqu'on veut accéder à des responsabilités politiques, il faut un minimum d'éthique. Moi, je ne raisonne pas en multipliant les dispositifs de contrôle a priori. Je pense qu'on peut en appeler à la responsabilité. Un système démocratique doit aussi fonctionner sur la confiance. Mais la confiance n'exclut pas le contrôle", a-t-elle estimé.

     

    "Peut-être que pour une période donnée, pour rétablir la conscience de l'importance de cette exigence morale et pour redonner confiance aux Français, il faudrait envisager des mesures aussi drastiques", a-t-elle concédé.

  • Juste avant les sénatoriales, les municipales reviennent hanter le PS marseillais

    MARSEILLE, 10 septembre 2014 (AFP) A 15 jours des élections sénatoriales, la gauche marseillaise voit ressurgir le mauvais souvenir de sa cuisante défaite aux municipales de mars avec le rejet possible de ses comptes de campagne, dont une version a été déposée hors délai.

    Dans un courrier adressé aux têtes de liste de la gauche --sept PS et un EELV-- dans les huit secteurs de la ville lors des dernières municipales, le rapporteur de la commission nationale des comptes de campagne prévient qu'il demandera à la CNCCFP le rejet de leurs comptes.

    En cause, selon ce courrier adressé à l'une de ces têtes de liste et que l'AFP a pu consulter, le dépôt au-delà de la date limite --le 30 mai-- de comptes rectificatifs pour les candidats de gauche. Aucune modification des comptes n'est possible après cette date, rappelle le rapporteur dans ce courrier.

    "D'après ce que j'ai compris, il y aurait eu une erreur du comptable dans le dépôt des comptes", a déclaré à l'AFP Jean-David Ciot, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, précisant qu'une réunion était prévue vendredi entre les huit candidats et l'expert-comptable en question, qui est celui auquel fait habituellement appel le Parti socialiste.

    Pour les huit têtes de liste, l'enjeu est important: si leurs comptes sont rejetés, ils devront faire une croix sur le remboursement par l'Etat de quelque 500.000 euros, selon une source proche du dossier. La saisine automatique par la commission du juge de l'élection pourrait aussi entraîner leur inéligibilité pour une durée pouvant aller jusqu'à trois ans, et les obliger à quitter les mandats de conseillers municipaux ou communautaires qu'ils occupent depuis les municipales.

    Pour la sénatrice PS Samia Ghali, qui avait été en mars la seule candidate de gauche à conserver sa mairie de secteur, la révélation du courrier du rapporteur de la commission des comptes de campagne tombe en outre à un très mauvais moment, alors qu'elle est candidate à sa réélection dans 15 jours au Sénat.

    "Je souhaite préciser que le dialogue se poursuit avec le rapporteur de la commission nationale des comptes de campagne", a réagi de son côté dans un communiqué le député PS Patrick Mennucci, tête de file de la gauche en mars.

    Assurant de sa "parfaite bonne foi"  M. Mennucci a toutefois reconnu auprès de l'AFP un "problème technique", affirmant n'avoir lui-même pas reçu le courrier en question.

    "Le compte est toujours à l'instruction et la commission n'est en aucun cas engagée par les propositions du rapporteur. La proposition du rapporteur est vraiment débattue, et la décision sera prise à la majorité des membres", a réagi de son côté auprès de l'AFP la CNCCFP.

    Dans la grande majorité des cas toutefois, l'avis du rapporteur est suivi par la commission, qui a jusqu'au 30 novembre pour rendre sa décision.

     

    Le PS et son allié EELV, avec le député PS Patrick Mennucci comme chef de file, avaient essuyé une cuisante défaite, seule la sénatrice Samia Ghali ayant été réélue dans son secteur. Le maire UMP Jean-Claude Gaudin avait été réélu pour la quatrième fois à la mairie de la ville.