Ce dimanche au Festival du livre de Mouans-Sartoux, l’ancien président de la République a présenté son dernier ouvrage, décryptant les nouveaux équilibres
internationaux et la guerre en Ukraine. Avant de quitter la scène, François Hollande n’a pu s’empêcher d’adresser un crochet à la Nouvelle union populaire écologique
et sociale (Nupes).
Nice Matin - Jimmy Boursicot Publié le 09/10/2022 à 20:50, mis à jour le 09/10/2022 à 20:57
Beau bain de foule pour François Hollande ce dimanche après-midi, en terrain conquis à Mouans-Sartoux. Celui qui fut président de la République entre 2012 et 2017 a enchaîné les dédicaces de Bouleversements - Pour comprendre la nouvelle donne mondiale (éditions Stock, 220
pages, 15,50 euros).
En voyant le ciel s’assombrir et des trombes d’eau s’abattre sur le village en fin de matinée, certains n’ont pu s’empêcher de sourire, en repensant à la propension du successeur de Nicolas Sarkozy à déclencher la pluie sur son passage.
La météo devenue plus clémente, François Hollande a passé quarante-cinq minutes dans le jardin du château de Mouans-Sartoux, où il a répondu aux questions de Denis Carreaux, directeur des rédactions du groupe Nice-Matin, ainsi que des spectateurs.
En fin de rencontre (notre compte-rendu de l'événement à retrouver demain dans nos colonnes), un spectateur se qualifiant comme un "électeur déçu" a demandé à François Hollande s’il était "toujours un homme de gauche". Réponse courte de l’intéressé : "Je le pense."
François Hollande en a ensuite profité pour défendre son bilan, dans un premier temps.
"Si je n’avais pas été président de la République, il n’y aurait pas la retraite à 60 ans pour les carrières longues, la complémentaire santé pour tous, le mariage pour tous... Ni un État que je considérais comme impartial et juste."
Le natif de Rouen s’est ensuite attardé sur la déception qu’il a pu susciter chez certains soutiens.
"Il y a toujours une déception quand il y a une espérance. Moi, ce que je veux, c’est que la gauche revienne au pouvoir. Je ne veux pas qu’elle s’installe dans la protestation et les appels à la manifestation. Manifester, c’est le rôle des syndicats."
Avant de quitter la scène, François Hollande n’a pu s’empêcher d’adresser un crochet à la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes).
"Cela m’oblige à aller sur un terrain que je n’aurais pas voulu défricher. Je me sens humilié par le spectacle donné par la Nupes depuis plusieurs mois.
Je n’ai rien à voir avec tout ça. Je ne suis pas en train de polémiquer, de dénoncer celui-là ou celle-là au sujet de son comportement ou de sa vie. Il y a un moment où il faut se mettre à un niveau élevé. Bien sûr que je suis pour l’union. Mais il faut une ligne qui permette de gouverner ensuite."