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La gauche la plus bête du monde - Page 25

  • Les perles de Georges Frêche

    L’exubérant président de la région Languedoc-Roussillon ne peut visiblement pas s’empêcher de créer la polémique là où il passe. La récente controverse, en rapport avec la "tronche pas catholique" de Laurent Fabius, n’est que la dernière d’une longue liste débutée il y a une dizaine d’années. Florilège.

    C’est en 2002, pour expliquer sa cruelle défaite aux élections législatives, que Georges Frêche se révèle à la France comme un redoutable analyste politique : "La droite a été soutenue par les islamistes et les femmes voilées d’Al-Qaeda". Salauds de droite ! D’ailleurs la socialiste Hélène Mandroux qui l’a battu aux municipales de Montpellier en 2004 n’est rien d’autre qu’une "conne qui va nous faire perdre la mairie". Et le danger semblait d’importance car en 2006 : "Montpellier est un poste avancé de Tsahal".

    Mais pas seulement. Il n’y a pas que l’état d’Israël qui lorgne sur le Languedoc-Roussillon. Selon Georges Frêche la région est également menacée par les musulmans de France : "Ils ne vont pas vouloir maintenant nous imposer leur religion. Qu’ils rentrent chez eux". Et de conclure : "le problème majeur n’est pas la religion, mais le nombre."

    De toute façon "il y en a marre de voir la France se culpabiliser sur la colonisation", d’où son idée de créer un "Musée de la France" en Algérie. Une initiative unanimement condamnée par les historiens qui provoquera cette réplique atrabilaire : "Rien à foutre des commentaires d’universitaires trous du cul. On les sifflera quand on les sollicitera."

    Foin de leurs bons conseils, le président de la région Languedoc-Roussillon possède sa vision toute personnelle de l’histoire. Il en fera part en 2006 auprès d’un groupe de harkis pro-UMP :

    "Vous êtes allés avec les gaullistes. Ils ont massacré les vôtres en Algérie et encore, vous allez leur lécher les bottes ! Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus jusqu’à la fin des temps. Vous êtes des sous-hommes, vous n’avez aucun honneur !"

    Mauvais Français, ces harkis... Ils ne valent pas mieux que les footballeurs ! Ces "crétins qui ne savent pas chanter La Marseillaise", cette équipe de France avec "neuf blacks sur onze", alors que "la normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société".

    De toute façon ce sont tous des cons dans ce pays. Pas un pour racheter l’autre. Le pas très catholique Laurent Fabius ? "Il a une image de tête d’œuf, mais ce n’est pas en louant une motocyclette et en parcourant les routes de l’Ariège qu’il va y remédier."

    Et à l’étranger non-plus ça ne rigole pas. Benoît XVI selon Georges Frêche ? "J’espère qu’il sera meilleur que l’autre abruti. Celui-là, on le jugera sur le mariage des prêtres et sur la capote […]. On en a quand même raté un au bombardement de Dresde." La Chine et le Tibet ? "Jamais la Chine n’a envahi le Tibet. Ce sont les Tibétains qui ont envahi la Chine."

    Avec un tel homme à sa tête la région Languedoc-Roussillon ne manquera pas de faire parler d’elle.

  • des verts suspendus pour cause d'alliance avec le PS...

    Deux conseillers régionaux sortant Verts de Bretagne, Mme Marie-Pierre ROUGER et M. Yann HELARY, et trois de Pays-de-la-Loire ont été suspendus de leur parti pour alliance avec le PS dès le premier tour des régionales.

    L’accord de gouvernement de la région avec le PS depuis 2004 “a bien fonctionné (...) il y a eu 90 % de positif”, a déclaré Mme Marie-Pierre ROUGER. “La droite est forte, il faut s’unir à nouveau, il y a un vrai danger pour les Pays-de-la-Loire aujourd’hui et l’union au 1er tour c’est ce qu’attendent les citoyens”, a également assuré M. HELARY.

    Mais dans les deux régions, les Verts ont affiché une position ferme de défense de la politique d’indépendance au premier tour. “Un militant qui n’est pas d’accord se met en congé de son parti”, a déclaré M. Jean-Philippe MAGNEN, le chef de file d’Europe Ecologie en Pays-de-la-Loire. “S’ils sont sur la liste PS, ils ne sont pas Verts”. “On revendique le bilan commun” avec le PS sur la mandature écoulée, “mais on a un projet de société différent” qu’il faut tester auprès des électeurs, a déclaré de son côté M. Stéphane BIGATA, secrétaire régional des Verts en Bretagne. En Pays-de-la-Loire, sept militants Verts devraient être présents sous l’étiquette “Ecologie solidarité Pays-de-la-Loire” sur la liste menée par le président sortant PS Jacques AUXIETTE, qui sera présentée samedi, selon une source de la majorité sortante.

    En Bretagne, les Verts partisans d’une alliance avec le PS, regroupés sous le nom de “Bretagne écologie” n’ont pas encore achevé leurs négociations avec le président PS de la région, Jean-Yves LE DRIAN. Le nombre de places qui leur est accordé n’est pas encore connu.

     

  • Vifs affrontements entre Ségolène ROYAL et Vincent PEILLON

    Après une première réunion à Marseille en août dernier, M. Vincent PEILLON, député (PS) au parlement européen, organisait samedi, à Dijon, les "1ères rencontres du rassemblement” des “socialistes, écologistes et démocrates”, des communistes au MoDem, pour faire des propositions sur l’éducation. Ce rassemblement devait être l’esquisse d’un dialogue avec M. Robert HUE, ancien numéro un du Parti communiste français, Mme Marielle de SARNEZ et M. Jean-Luc BENNAHMIAS, vice-présidents du MoDem, ainsi que des Verts.

    Mme Ségolène ROYAL, dont M. PEILLON fut proche, s’est invitée à la réunion et a voulu reprendre les rênes de son courant Espoir à gauche en tançant sévèrement M. PEILLON.

    La venue de la présidente de Poitou-Charentes, restée quatre heures à ce rassemblement sur l’éducation, avait été désapprouvée la veille par l’organisateur. Il avait jugé “dommage de venir un peu perturber le sens de ce qu’on essaie de construire” et “qui est fragile”, puis déploré sur Europe 1 un “coup médiatique”. Après une arrivée souriante, Mme ROYAL a rencontré un temps l’eurodéputé, ce qui pouvait laisser penser à une réconciliation, a assisté au banquet républicain, est intervenue lors d’un atelier pour plaider la cause de son “chèque contraception” pour les lycéennes de sa région. Mais ensuite, lors d’un point presse, elle a vertement tancé M. PEILLON “Il a commis une faute politique et un "dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire”, a lancé l’ancienne candidate à la présidentielle à l’adresse de celui qui s’est imposé comme le leader du courant, le premier du PS, qui l’a soutenue au congrès de Reims.

    M. Vincent PEILLON n’a pas caché son agacement, estimant que “Mme ROYAL est venue faire à Dijon une conférence de presse”, parlant “de méthodes un peu déplacées et assez ridicules”.

  • «Désirs d’avenir» fait rire la Toile

    Désir d'avenir.jpgREVUE DE WEB - Site «amateur», design «cheap», après la mise en ligne du nouveau site de Ségolène Royal, le web oscille entre éclats de rire et désolation...

    «Rassurez-moi, c'est un fake, un hoax, un bug, une blague? désirdavenir relooké?!!», s’interroge le webproducteur Nicolas Voisin, sur Twitter. La mise en ligne, mardi en fin d’après-midi, de la nouvelle version du site Désirs d’avenir, de Ségolène Royal a semé la stupeur sur le site de micro-blogging.

    Après un nombre incalculable d’erreurs 500 ou 503, le site s’affiche finalement. Le communiqué de presse de Désirs d’avenir avait prévenu: «nous travaillons à l’amélioration de notre site. Nous le simplifions, nous apportons de nouvelles fonctions et rubriques comme « rétablir la vérité », les annonces solidaires, les sites décentralisés pour les comités DA… Nous en ferons un nouveau média qui relaiera nos idées, les idées développées lors des Universités populaires et participatives et les échanges au sein des comités.»

     

    «On comprend pourquoi les Américains ont peur des socialistes»

    Pour le moment, les internautes n’ont pas l’air convaincus par cette démarche. «En voyant http://www.desirsdavenir.com, on comprend pourquoi les Américains ont peur des socialistes», note Thomas Deniau, un étudiant, sur Twitter.

    Premier choc: le design. Un coucher de soleil - visiblement un fond d'écran d’ordinateur récupéré sur le net- sert d'image de fond en page d'accueil. Sur son blog politique, Marc Vasseur y voit un «revival des années 90». «On pourrait penser à un faux grossier, une blague de potaches... non ce truc hideux a coûté près de 40.000 euros...», poursuit-il. D'autres, à l'instar du blogueur Embruns, y trouve une ressemblance avec un site de secte: «Mon mari rentre du boulot, voit le site DA à l'écran : "C'est le site des Témoins de Jehovah?"».

    A tel point que certains s'interrogent sur un possible piratage du site, même dans les médias: «Histoire de vérifier s'il ne s'agissait pas d'un piratage du véritable site, Rue89 a quand même contacté l'entourage de Ségolène Royal, qui nous a confirmé qu'il ne s'agissait pas d'une attaque malveillante, mais bien du nouveau site», peut-on lire sur le site de Rue89.

     

    «Design cheap, glauque et peu engageant»

    «Toutes les fautes ont été accumulées», estime pour sa part Net & Sans détour, «design cheap, glauque et peu engageant, concept erroné de la splash page, des liens vides et mal renseignés».

    Et les fautes ne concernent pas que le design. L’architecture du site Internet est basique, note-on sur Internet, proche de celle d’un blog. Et au moment du lancement, toutes les rubriques ne fonctionnaient pas... Il n’en faut pas moins pour faire réagir les Internet, qui le trouvent très «cheap», à l’instar de Lesmotsdicy.fr, qui détaille: «Quand on clique sur les sous-menus, on arrive sur un site dont le moteur est Joomla, le CMS gratuit en vogue actuellement. Et le thème est un thème prédéfinit par Artisteer (...). Donc là encore, pas trop de travail graphite pour le webmaster ou le programmeur.»

     

    «Vous vous êtes fait entuber bien profond»

    Jambon buzz s’inquiète également d’un autre aspect: le référencement. «Ce nouveau site est une catastrophe pour un référencement qui n’avait pas l’air mauvais. (...) un site laid, illisible par les moteurs de recherches et fortement attaquable (un simple faille joomla dans google vous donnnera la procédure à suivre).» Il conclut avec un «message au donneur d’ordre de ce site : vous vous êtes fait entuber bien profond.»

    Enfin, dernière interrogation sur le Net: où est passé le participatif, qui pourtant faisait la force de Désirs d'avenir, ancienne version? «Alors que tout le monde prône la démocratie participative, ce nouveau site est un vrai site, c’est à dire qu’il est impossible de laisser un seul commentaire», déplore Les Mots d'Icy.

     

    «Presque un suicide numérique»

    Sur le site de micro-blogging, Embruns interpelle Désirs d’avenir «@desirsavenir Dites moi que c'est une formidable opération de buzz marketing, svp! J'arrive toujours pas à y croire vraiment.»

    «C'est presque un suicide numérique : née sur Internet elle y sombre ... Assez triste quand même ; quel gâchis...», conclut, sur Twitter, Benoît Thieulin, ancien animateur de la campagne en ligne de Ségolène Royal.

     

    Les parodies pullulent

    La première stupeur passée, le web a évidemment rebondit sur ce buzz, avec la mise en ligne de multiples parodies et autres propositions de designs pour Ségolène Royal.

    Enfin, pour ceux qui veulent prendre les accusations de fraude au PS avec humour, un jeu intitulé «bourre les urnes» propose aux internautes de donner un coup de main à Ségolène Royal ou Martine Aubry (au choix), pour améliorer leurs scores aux élections...

    Oriane Raffin

  • Le regard des socialistes européens sur le PS

    La gauche européenne scrute avec inquiétude les déboires du parti socialiste français.

    ALLEMAGNE - Le SPD pointe «l'abîme» persistant entre les socialistes français

    À quelques semaines des élections législatives de septembre, le SPD allemand ne fait pas figure beaucoup plus reluisante que son homologue français. Pour autant, les problèmes entre les deux ­formations sont bien différents, selon Monika Griefahn, député SPD en Basse-Saxe : «Il existe en France un abîme entre les socialistes traditionnels et ceux qui sont sociaux-démocrates et, de toute évidence, ce fossé n'a pas été comblé depuis la dernière élection présidentielle et l'élection du premier secrétaire ; en Allemagne, cette différence n'existe pas.»

    Une des raisons tient selon Griefahn, membre du groupe parlementaire franco-allemand au Bundestag, aux personnalités à la tête du PS : «On voit qu'en France le succès dépend toujours de la personne à la tête du parti. Au contraire de ce qui passe au SPD, le PS possède deux personnalités très contradictoires avec Martine Aubry et Ségolène Royal, mais elles divisent plus le PS qu'elles ne le réunissent.»

    Le SPD, qui appartient encore à l'Internationale socialiste, continue de travailler avec ses collègues français. Malgré le choix du vocable de social- démocrate, le programme du parti «reste socialiste», selon Monika Griefahn, qui pense que le mot «est celui qui représente le mieux notre principe d'égalité des chances pour tous». Cela ne semble pourtant pas convaincre les électeurs : selon un sondage du magazine Focus, le candidat SPD Frank-Walter Steinmeier est tombé en juillet à 18 % d'opinions favorables, soit 40 points derrière la chancelière.

    ANGLETERRE - Les travaillistes conseillent un renouvellement des idées

    La crise que traverse le parti socialiste français ressemble à la situation du labour en Grande-Bretagne. Les travaillistes britanniques ont eux aussi réa­lisé un score affligeant aux élections européennes, et leur chef, Gordon Brown, est contesté au sein du parti. Mais à la différence du PS, le Labour est au pouvoir depuis 12 ans. «Les gens veulent du changement et c'est très difficile de lutter contre ça», affirme au Figaro Margaret Prosser, de la Chambre des lords. Pour elle, «au contraire, la gauche est dans l'opposition en France, elle devrait donc avoir de vraies idées neuves. Clairement, quelque chose ne va pas».

    Pour l'ancien député travailliste et pionnier des blogs sur Internet lord Soley, «les socialistes français n'ont pas fait les changements qui auraient dû avoir lieu il y a bien longtemps, comme accepter l'économie de marché. C'est pour cela qu'ils n'arrivent pas à accéder au pouvoir et qu'on ne peut pas s'appuyer sur eux.» Denis MacShane partage l'idée que le PS doit connaître une indispensable évolution, comme celle du Labour au début des années 1990. Pour y arriver, selon l'ancien secrétaire d'État à l'Europe de Tony Blair, «la gauche française ne devrait pas marginaliser ses talents comme Manuel Valls, Jack Lang ou Bernard Kouchner». Cependant, Margaret Prosser estime que, sans leader sûr de l'emporter largement, il vaut mieux ne pas diviser un parti en organisant de nouvelles primaires. Quant au changement de nom, les travaillistes ne l'estiment pas nécessaire. Certes, le parti travailliste s'est bien rebaptisé «New Labour» avec Tony Blair. Mais Denis MacShane précise que les démocrates américains ont gardé le même nom pendant 150 ans et les socialistes espagnols, 100 ans. Changer de nom pour le PS français, ce serait «comme repeindre une vieille voiture».

    ESPAGNE - Le PSOE s'inquiète de l'impact européen de la crise

    «Nous sommes très inquiets de voir comment le PSF ne parvient pas à sortir de cette crise qui dure depuis tant d'années», affirme Elena Valenciano, secrétaire générale de la politique internationale du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Pour la gauche espagnole, ces conflits internes sont très négatifs pour l'image du parti en France, mais aussi au niveau européen. «L'opinion publique punit par le vote les formations politiques qui ne montrent pas une image homogène. Comment voulez-vous qu'un parti divisé inspire confiance ?», lance-t-elle.

    Pour les socialistes espagnols, au pouvoir depuis 2004, le débat autour du référendum européen a été le point d'orgue de la division au sein du PS. «Toutes ces positions différentes au sein d'une même famille ont déconcerté les électeurs». À cela s'ajoute selon Elena Valenciano, les querelles entre barons. Aux yeux de la gauche ibérique, il est urgent que les socialistes français «fassent un grand effort» pour retrouver une unité non seulement autour d'un leader commun, mais aussi autour d'un programme d'idées. On s'étonne ici que les idées défendues par les Verts français n'aient pas été incluses dans le programme des socialistes et que les deux partis ne soient pas parvenus à former un ensemble gauche écologique lors du scrutin européen de juin. Mais ce qui inquiète surtout le PSOE, ce sont les répercussions européennes d'une telle division française. «Pour le bien des socialistes européens, qui ne sont pas les mieux lotis après les élections européennes, il est urgent que les Français donnent une image de cohésion, car leurs problèmes portent aussi préjudices aux autres socialistes d'Europe.»

    ITALIE - La gauche italienne se console en regardant Paris

    Tout aussi déchirée, sans idées et humiliée par ses défaites électorales que les socialistes français, la gauche italienne cherche en vain du côté de Paris un motif de réconfort. Sans se faire toutefois beaucoup d'illusions. L'un de ses représentants les plus lucides, Enrico Letta, l'un des dirigeants du Parti démocrate, a consacré un livre saisissant Construire une cathédrale au «mal obscur» qui ronge les deux gauches, italienne et française. Se référant à Emmanuel Todd, il attribue ce mal au fait que «l'ambition de gouverner leur est venue à manquer». Face à des leaders comme Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, les gauches des deux pays auraient dû réaliser l'alliance la plus ample possible entre progressistes et modérés. Une alliance, qui, selon Letta, devrait aller en France jusqu'à ­François Bayrou et probablement aussi Daniel Cohn-Bendit.

    Assez curieusement, la gauche italienne se montre très pudique dans ses critiques des socialistes français. Sans doute sa propre situation ne lui fournit guère d'arguments pour donner des leçons. La «guerre des femmes» entre Martine Aubry et Ségolène Royal a été vue avec une inquiétude teintée d'ironie. L'entrée de transfuges venant des rangs socialistes dans le gouvernement de François Fillon, à commencer par Bernard Kouchner, est perçue comme un coup de maître de Nicolas Sarkozy. Et la seule à défendre en France les valeurs traditionnelles de la gauche lui paraît être… Carla Bruni-Sarkozy, dont les progressistes italiens ont pris la défense quand elle a été accusée de «snobisme de gauche» lors du G8 par Il Giornale, un quotidien de la famille Berlusconi.

    Caroline Bruneau (à Berlin), Rose Claverie (à Londres), Diane Cambon (à Madrid) et Richard Heuzé (à Rome)

  • Montebourg menace de quitter le PS

    Montebourg.jpg«L’immobilisme et le verrouillage, voilà plus de dix ans que je les rencontre au PS, comme député et comme responsable politique». Dans une tribune publiée ce mercredi par le site du Nouvel Observateur le député PS Arnaud Montebourg menace de quitter son parti si son combat pour des primaires ouvertes en vue des présidentielles de 2012 devait échouer.

     «Depuis le congrès de Reims, je suis officiellement en charge de la rénovation [du PS] et de sa transformation ; pourtant je crains que cette ultime tentative pour changer en profondeur se solde par un nouvel échec», écrit le député avant d'ajouter : «J'ai tout essayé. Par la face sud, par la face nord, avec les uns, avec les autres, mais toujours au service des mêmes idées.»

    «Seul François Bayrou a repris le flambeau»

    «Il y a une même continuité entre le drame du 21 avril 2002 et l’hyper-présidence sarkozyste, insiste le député. Je constate qu’aujourd’hui, les dirigeants socialistes sont muets sur cette question essentielle. J’avais aimé que Ségolène Royal, durant sa campagne présidentielle, la reprenne à son compte et c’est d’ailleurs pour cela que je lui avais apporté mon appui, lors de sa désignation par les militants socialistes. Aujourd’hui, je suis au regret de constater que seul François Bayrou a repris le flambeau.»

    Jugeant qu'on «cherche à étouffer» l'instauration de primaires populaires au sein du PS, Arnaud Montebourg tranche : «je le dis tout net, je n'irai pas plus loin. S'il devait échouer, ce combat serait pour moi le dernier, au sein d'un PS qui, telle la vieille SFIO, ne mériterait plus qu'on l'aide à survivre» et plus loin : «il y a dans ce parti trop de violence, trop de blocages, trop de poussières sous les tapis, trop de petits calculs».

    La réaction du PS n'a pas tardé

    L'ultimatum d'Arnaud Montebourg n'a pas tardé à faire réagir au sein du PS. «La démocratie, ce ne sont pas des ultimatums: la question des primaires doit être débattue sereinement, elles ne sont pas la solution miraculeuse à tous les problèmes du PS», lance ainsi M. Lamdaoui, proche de François Hollande et ex-secrétaire national chargé de l'Egalité au PS.

     «Ce qu'Arnaud Montebourg a envie de dire c'est qu'il faut que ça bouge, maintenant je ne suis pas d'accord avec la manière dont il l'exprime», a pour sa part déclaré Razzy Hammadi, secrétaire national du PS aux services publics, sur RMC. «Il faut qu'on bouge, qu'on bouge plus» mais «ça ne veut pas dire qu'on est dans l'immobilisme», a-t-il ajouté.

  • Jack Lang: "Le PS est devenu un arbre sec" (Presse)

    PARIS, 21 juil 2009 (AFP) -  L'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang, a estimé que "le PS est devenu un arbre sec" dans une interview à Aujourd'hui en France parue mardi où il s'exprime pour la première fois sur la crise qui secoue son parti.

    "Force est de constater que le PS est devenu un arbre sec depuis trop longtemps" estime-t-il. Bien qu'annonçant son "soutien personnel et amical à Martine Aubry", le député du Pas-de-Calais lui demande: "on rêverait surtout que l'équipe dirigeante soit là à plein temps. Que nous ouvrions enfin les portes et les fenêtres à une nouvelle génération".

    Pour ce faire, il préconise de "faire entrer des dizaines de milliers d'adhérents en baissant radicalement le prix des cotisations : 1 EUR pur les jeunes par exemple", propose-t-il.

    Au passage, il annonce qu'"en fin politique, Nicolas Sarkozy a su s'emparer de certains sujets qui façonnent l'imaginaire collectif et que le PS laisse en jachère".

  • Valls: le PS doit "régler le problème du chef" s'il veut s'en sortir

    PARIS, 21 juil 2009 (AFP) - Le député PS Manuel Valls, en conflit ouvert avec la première secrétaire du parti Martine Aubry, a estimé mardi que son mouvement devait "régler le problème du chef", sans quoi il ne parviendra pas à sortir de la crise qu'il traverse.

    "Les organisations politiques sont mortelles et si nous ne nous sommes pas capables de nous dépasser, de faire un effort intellectuel, politique sur nous-mêmes, alors oui nous risquons un jour de disparaître", a déclaré l'élu de l'Essonne sur France 2.

    "Plus la crise au Parti socialiste s'accentue, plus il faut un changement profond, un dépassement, une autre formation. Qui parte de ce que nous sommes - de ses élus, ses réseaux d'élus, ses militants - mais qui s'ouvre sur la société", a-t-il poursuivi.

    "Tant que nous n'avons pas réglé le problème du leadership, du chef, de l'équipe capable de porter ce projet et ces idées, nous ne nous en sortirons pas. C'est la raison pour laquelle j'ai annoncé ma candidature à des élections primaires" à gauche pour la présidentielle de 2012, a encore dit le député.

    Martine Aubry a récemment sommé Manuel Valls de cesser ses critiques à l'encontre du parti, sans quoi elle lui demande de quitter le PS, accentuant encore la crise de leadership que traverse depuis des mois la principale formation d'opposition.

  • Crise au PS: "assez des attitudes morbides" (Ayrault)

    PARIS, 21 juil 2009 (AFP) - Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault a dénoncé mardi les "attitudes morbides" de certains responsables de son parti consistant à "s'autoflageller" alors que "notre rôle est de jouer notre fonction de parti d'opposition".

    "Je préfèrerais que tous les socialistes soient" à l'Assemblée pour protester contre le texte de loi Hadopi contre le piratage sur internet "plutôt que de s'envoyer la vaisselle à la figure", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur Europe 1.

    "Il y en a assez des attitudes morbides, où l'on est là en train de s'autoflageller, de s'autodénigrer, alors que notre rôle est de jouer notre fonction de parti d'opposition", a-t-il dit.

    Interrogé sur le souhait du député PS de l'Essonne Manuel Valls de changer le nom du parti, Jean-Marc Ayrault a jugé qu'on ne pouvait "pas se réclamer de Jean Jaurès en permanence, y compris le président de la République puis tout à coup découvrir que le mot socialiste est ringard".

    Ce terme "est plus actuel que jamais, simplement il faut lui donner du contenu, des réponses aux questions de notre temps", a poursuivi le député-maire de Nantes.

    "Quand on ne s'aime pas soi-même comment voulez-vous que les Français nous aiment", a-t-il conclu.

  • PS : Martine Aubry, "gardien" d'une "maison morte", selon Bernard-Henri Lévy

    PARIS, 18 juil 2009 (AFP) - Bernard-Henri Lévy a qualifié la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry de "gardien" d'une "maison morte", jugeant qu'il fallait "dissoudre" le PS et "en finir le plus vite possible" avec "ce grand corps malade". "A quoi bon se voiler la face? On est à la fin d'un cycle. Le PS est dans la situation du PCF de la fin des années 1970, quand la désintégration s'amorçait et qu'on tentait de la conjurer par des formules incantatoires sur - déjà - la +refondation+, la +rénovation+", a déclaré le philosophe, dans une interview au JDD à paraître dimanche. Martine Aubry est "sûrement quelqu'un de très bien", poursuit-il, mais "elle est dans le rôle de gardien de la maison morte et elle n'y peut rien". Sur le "rappel à l'ordre" de la patronne du PS à Manuel Valls cette semaine, il juge que "le socialisme termine en caporalisation". Pour lui, M. Valls "a raison : il faut, de toute urgence, changer le nom" du PS. Le député de l'Essonne "fait partie, comme (Ségolène) Royal, comme (Dominique) Strauss-Kahn, comme d'autres, de ceux qui peuvent être à l'origine du big bang et reconstruire sur les ruines". "Le PS va mourir ? Non. Il est mort. Personne, ou presque, n'ose le dire. Mais tout le monde, ou presque, le sait", martèle-t-il. "J'ai rarement vu des politiques mettre autant d'énergie à s'autodétruire. Si ça ne concernait qu'eux, ce ne serait pas trop grave. Mais il s'agit de l'alternative à Nicolas Sarkozy, de l'espérance des gens", dit-il. Il faut "dissoudre" le PS, "en finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade", souhaite l'auteur de "Ce grand cadavre à la renverse" en 2007. BHL estime que "sans des primaires à la française, sans une vaste consultation ouverte, populaire, jamais ne s'enclenchera le processus aboutissant à ce nouveau parti de gauche qui rompra avec la machine à perdre". Il confie enfin avoir voté PS aux européennes du 7 juin "par habitude, sans y croire, et en ayant le sentiment qu'on essayait de réanimer un cadavre". "J'aurais pu voter pour Dany (Cohn-Bendit)", "mais il y avait cette alliance, que je trouvais contre-nature, avec l'antilibéral (José) Bové", explique-t-il.