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La gauche la plus bête du monde - Page 24

  • Plainte du PS contre Navarro, ex-patron de la fédération de l'Hérault

     

    PARIS, 31 mars 2011 (AFP) - Le PS a décidé de porter plainte pour "abus de confiance" contre Robert Navarro, sénateur, ancien patron de la fédération de l'Hérault, proche de Georges Frêche et exclu en février 2010, a indiqué le PS jeudi dans un communiqué.

    "Le Parti Socialiste a décidé de porter plainte pour abus de confiance contre M. Robert Navarro, ancien 1er secrétaire fédéral de l'Hérault, après la découverte de nombreuses factures réglées pendant plusieurs mois par la fédération pour des déplacements sans lien avec son fonctionnement", a indiqué le PS dans un communiqué.

    (...)

    La Fédération de l'Hérault avait depuis été mise sous tutelle du PS. Lors de cette tutelle, "il est apparu que de nombreux déplacements effectués par M. Navarro et certains de ses proches et sans rapport avec l'activité du Parti socialiste avaient été réglés par la fédération", précise le communiqué.

    Cette décision intervient alors qu'Arnaud Montebourg a rendu public un rapport explosif sur "les dérives" de la fédération des Bouches-du-Rhône, mettant en cause son patron Jean-Noël Guérini, réélu jeudi à la tête du département. La direction du PS a installé mardi une commission d'enquête sur cette fédération. (...)

  • L'affaire Guérini, une nébuleuse mêlant plusieurs dossiers

     

    MARSEILLE, 18 fév 2011 (AFP) - L'affaire Alexandre Guérini, du nom du frère du président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône écroué depuis décembre, comporte plusieurs ramifications où des protagonistes se croisent:

     

    - l'affaire de la décharge de La Ciotat: exploitée par une société d'Alexandre Guérini, SMA, elle aurait été le théâtre de plus de quatre millions d'euros de malversations impliquant la société Queyras, dont le patron Eric Pascal a été mis en examen. Le président PCF de l'agglomération d'Aubagne, Alain Belviso, est mis en cause. L'extension de la décharge sur un terrain litigieux a vu aussi l'intervention de la préfecture des Bouches-du-Rhône dans des conditions qui interrogent les enquêteurs. Ceux-ci s'intéressent, parallèlement, à la décharge de La Fare-les-Oliviers, dont la délégation de service public était revenue à SMA après un différend entre l'ancien exploitant, filiale de Veolia, et l'agglomération de Salon-de-Provence. La préfecture se serait aussi mêlée de l'affaire.

     

    - les marchés publics de la communauté urbaine de Marseille: deux marchés lancés en 2009, portant sur le tri et la collecte des déchets, sont dans le collimateur de la justice, qui soupçonne un trafic d'influence sur fond de grèves. Michel Karabadjakian, l'ex-directeur de la propreté à Marseille Provence Métropole qui a dit aux enquêteurs devoir son poste à l'entremise d'Alexandre Guérini, a été mis en examen. Le président PS de la collectivité, Eugène Caselli, a été entendu.

     

    - les marchés publics du conseil général de Haute-Corse: des marchés auraient été passés depuis plusieurs années avec des sociétés écrans du sud de la France contrôlées en sous-main par Patrick Boudemaghe, proche d'un membre présumé du grand banditisme, Bernard Barresi. La justice soupçonne des surfacturations et un haut fonctionnaire insulaire a été mis en examen. Le dossier a démarré en 2008 sur des signalements Tracfin et le contrôle fiscal d'une entreprise de Gardanne, ABT. Son gérant, Damien Amoretti, a travaillé pour la société et la compagne d'Alexandre Guérini, et a obtenu des marchés du conseil général des Bouches-du-Rhône.

     

    - le coup de filet de juin 2010: il a vu l'arrestation, sur un yacht Rodriguez, de plusieurs figures du milieu, dont Bernard Barresi et les frères Campanella. On retrouve dans ce dossier Patrick Boudemaghe. Parmi les mis en examen, la compagne de Bernard Barresi qui gère une société de gardiennage, Alba Sécurité, soupçonnée aussi de détournement de fonds. Elle a obtenu des marchés du conseil général et partage une adresse, à Gardanne, avec la société ABT.

     

    - une myriade de sociétés soupçonnées de blanchiment: la toile de fond de l'affaire, qui passe par la Suisse, le Luxembourg, le Royaume-Uni, la Pologne, l'Espagne, Gibraltar, Hong Kong, l'Etat du Delaware et Panama. Certains mis en examen en étaient les ayant-droits et détenaient des parts de sociétés d'Alexandre Guérini. Plusieurs millions d'euros auraient circulé entre ces sociétés, ABT, Alba Sécurité et les attributaires de marchés corses. L'un des mécanismes de fraude consistait à facturer des marchandises acquises ou des prestations effectuées par une société de droit français, à une entité intermédiaire à l'étranger qui les refacturait en majorant le montant jusqu'à 800%.

    4 JC47 FRS 3422  180211-17h20

    ppy/anb/pyj

    AFP

  • Jean-Noël GUERINI aurait prévenu son frère de l’ouverture de l'enquête

    Le président (P5) du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël GUERINI aurait prévenu son frère Alexandre, le 27 avril 2009, de l’ouverture d’une enquête préliminaire le concernant à Marseille, selon une écoute téléphonique publiée hier par France 3 Alpes-Provence sur son site internet.

    “A mon avis, ça doit être pour les décharges, Alex”, indique M. GUERINI, précisant aussitôt “De toute façon au bout de trois ans il y a prescription, ils peuvent rien faire”.

    Onze jours plus tôt, une information judiciaire avait été ouverte pour des malversations présumées touchant à l’attribution de marchés publics.

    Rappelons que M. Alexandre GUERINI a été mis en examen et écroué début décembre 2010 pour blanchiment, abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics et corruption active dans le cadre de cette affaire aux ramifications multiples.

    in "Bulletin Quotidien" - 18 Février 2011

  • Michel Vauzelle convoqué par le juge dans l'affaire des détournements de fonds

    Le président PS du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-D'azur Michel VAUZELLE sera entendu aujourd’hui comme témoin assisté dans l’enquête sur des détournements présumés de subventions à la région, qui s’est constituée partie civile dans l’affaire. M. VAUZELLE est le second élu convoqué par le juge dans ce dossier, après la députée PS des Bouches-du-Rhône Sylvie ANDRIEUX en juillet, mise en examen pour complicité de tentative d’escroquerie et de détournement de fonds publics.

  • Guerre Mandroux / Frèche

    Le maire PS de Montpellier, Hélène MANDROUX, en guerre ouverte avec Georges FRECHE, président du conseil régional du Languedoc-Roussillon et président ce l’agglomération de

    Montpellier, a mis hier ce dernier au défi “d’aller au bout de sa logique de destruction”. Dans un communiqué publié au lendemain d’un conseil municipal marqué par les flèches décochées par

    M. FRECHE en sa direction, Mme MANDROUX déplore que ce dernier, “dise maintenant vouloir renverser la Ville et même le Département”. “Aujourd’hui, je lui demande (l’aller au bout de sa logique de destruction”, ajoute Mme MANDROUX, “s’il pense avoir les moyens de faire démissionner un tiers des élus municipaux pour provoquer de nouvelles élections, qu’il le fasse. Sinon, je lui demande de se taire enfin et de laisser la Ville de Montpellier travailler sereinement”. Ce communiqué est un nouvel épisode de la guerre que se livrent M. FRECHE d’un côté, Mme MANDROUX et le Parti socialiste de l’autre. Mais Mme MANDROUX a essuyé un cuisant échec (4e position au premier tour, avec 11,36 % des voix). “Vous avez été massivement désavouée par les Montpelliérains et c’est la première fois depuis deux siècles que ça se produit pour le maire de Montpellier”, avait commenté M. FRECHE lundi lors du conseil municipal. “Georges FRECHE a posé la question de ma légitimité de maire. Lui-même dit qu’il n’y a qu’un seul juge: le suffrage universel”, commente Mme MANDROUX. “je suis maire par la volonté du peuple”, dit-elle, mettant au défi M. FRECHE de provoquer la dissolution du conseil municipal.

  • Le MRC se retire de la Commission sur les primaires à gauche

    Le président du Mouvement républicain et citoyen, l’ancien ministre Jean-Pierre CHEVENEMENT, sénateur (RDSE) du Territoire de Belfort, a annoncé hier que son parti se retirait de la commission sur les primaires de la gauche pour 2012, du fait de “maltraitances” dont le MRC a fait l’objet aux régionales et de “différences de fond”. Il déplore notamment, dans une lettre à la secrétaire générale du parti socialiste Martine AUBRY, que l’accord conclu avec le PS, “n’ait pas été respecté dans la moitié des régions”. De plus, le MRC a “le sentiment que le Parti socialiste n’a pas tiré les enseignements de ses échecs passés : aucune remise en cause d’une construction européenne irréaliste, antisociale et caporalisante”. Dans ce contexte, le Conseil national du MRC a décidé de soumettre à son Congrès des 26 et 27 juin à Paris, un “programme de salut public” sur “la base d’un projet clair, à la hauteur des défis”.

  • Financement d'associations fictives : Sylvie Andrieux pourrait perdre son immunité Parlementaire

    Mme Sylvie ANDRIEUX, députée PS des Bouches-du-Rhône, ancienne vice-présidente de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, fait l’objet d’une demande de levée d’immunité parlementaire dans le cadre d’une enquête sur des détournements présumés de fonds publics.

    Le parquet de Marseille a transmis cette demande au procureur général d’Aix-en-Provence afin de pouvoir procéder à des auditions sous le régime de la garde à vue ainsi qu’à un éventuel contrôle judiciaire.

    La demande doit ensuite être transmise au ministère de la Justice, qui a transmettra au bureau de l’Assemblée nationale.

    Vingt-deux personnes ont déjà été mises en examen dans cette enquête portant sur le détournement de plus de 700 000 euros par des associations présumées fictives, subventionnées par le conseil régional.

    Parmi elles figurent d’ancien cadres du conseil régional comme MM. Franck DUMONTEL, ancien directeur de cabinet du président PS de la région Michel VAUZELLE, aujourd’hui directeur de cabinet du président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole Eugène CASELLI (PS), et Jules NYSSEN, ancien directeur général des services au conseil régional.

    in "Bulletin Quotidien" - 26/03/2010

     

     

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  • En Languedoc-Roussillon, l'exclusion des pro-Frêche passe mal

    Les alliés socialistes de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon exprimaient leur indignation mercredi au lendemain de leur exclusion du PS, et voyaient d'un mauvais œil la volonté du Parti socialiste de remettre de l'ordre dans les fédérations.

    "Cette décision, je ne l'accepte pas", a immédiatement réagi Robert Navarro, sénateur de l'Hérault, premier secrétaire du PS dans ce département et lui-même sur la liste du président sortant du Conseil régional Georges Frêche.

    "Je ne me sens coupable de rien", a-t-il dit, soulignant que sa fédération avait respecté les règles - dont l'appel à candidatures et le vote de la liste par les militants - avant de partir derrière Georges Frêche.

    Mais le Bureau national du PS a décidé mardi soir d'appliquer ses statuts à l'encontre des 59 socialistes engagés sur les listes Frêche pour les régionales, alors que le PS a officiellement investi la maire de Montpellier Hélène Mandroux. Statuts qui prévoient que lorsqu'un adhérent du PS se présente contre le candidat investi, il s'est lui-même mis en dehors du Parti.

    "Je refuse cette décision comme bon nombre de colistiers", a insisté mercredi M. Navarro qui prépare sa résistance: "On va faire du droit maintenant", a-t-il averti, annonçant qu'il saisirait son avocat. "Ne croyez pas que je vais me laisser débarquer de la fédération comme ça".

    "On a appliqué mécaniquement les statuts", estime le premier fédéral du Gard, Fabrice Verdier, qui se dit "un peu triste" après la décision du BN, "après 20 ans de combat avec le PS".

    Lui aussi souligne le fait que dans son département, la désignation des candidats s'est faite dans les règles. Ce qui n'est pas le cas, selon lui, de la désignation par Paris, "sans vote des militants", d'Hélène Mandroux. Le tribunal de grande instance de Paris doit statuer le 10 mars sur une demande d'annulation de cette décision du BN, déposée par les partisans de Frêche.

    "Je n'accepte pas la décision de la direction, mais pas question de faire exploser le parti, pas de guerre de tranchées", déclarait de son côté le secrétaire fédéral de l'Aude Eric Andrieu, lui aussi visé par l'exclusion.

    Le BN a toutefois laissé une porte ouverte au dialogue, avec la création après les régionales d'une mission regroupant l'ensemble des sensibilités du PS et dont l'objectif sera de tenter de retrouver le chemin du dialogue et de la réconciliation.

    "C'est une petite ouverture", reconnaît Fabrice Verdier. Sentiment partagé par Eric Andrieu, qui note cependant que "les propos de la direction sont très sibyllins".

    "J'ai proposé que nous soyons suspendus jusqu'à l'élection et que chacun remette son mandat en jeu devant les militants de sa fédération au lendemain des régionales. La mission va-t-elle entériner ma suggestion? On verra bien", a-t-il commenté.

    Officiellement "écarté", il a assuré qu'il serait présent mercredi soir au conseil fédéral de l'Aude. Et de prévenir que "si on nous demandait de mettre les moyens de la fédération au service d'Hélène Mandroux, cela ne passerait pas". "Le compromis envisageable serait que la fédération se mette entre parenthèses jusqu'à la venue de la mission".

    Une "mise en sommeil" qu'envisage aussi M. Verdier, alors que les pro-Mandroux réclament aux cinq fédérations départementales du PS dans la région, qui soutiennent toutes Georges Frêche, de les remettre à disposition du PS et de leur tête de liste.

    Dans tout cet imbroglio, Eric Andrieu veut remettre les pendules à l'heure: "Il y a deux semaines à passer avant que le véritable maître s'exprime, et ce sera l'électeur"

  • Ali Soumaré : la vérité sur les condamnations

    Extraits de l'article publié sans le journal "Le Parisien," le 23 Fécrier 2010

     

    Attaqué sur son passé judiciaire, Ali Soumaré, tête de liste PS aux régionales dans le Val-d’Oise, contre-attaque. Son avocat, Jean-Pierre Mignard, est monté au créneau hier.  Vendredi, Francis Delattre et Sébastien Meurant (respectivement maires UMP de Franconville et de Saint-Leu-la-Forêt) ont qualifié Ali Soumaré de « délinquant multirécidiviste » en faisant état de quatre condamnations et d’une procédure en cours. (…)

    La première, c’est une affaire de vol aggravé, vol avec violence et usage de carte de paiement contrefaite, des faits datant d’août 2004. Le candidat PS aurait été condamné à quatre-vingts heures de travail d’intérêt général le 8 février 2007. «(…) Il doit s’agir d’une homonymie », assure l’avocat. Explication identique pour une procédure en cours, ouverte pour violences ayant entraîné une incapacité de moins de huit jours. Les faits auraient été commis le 25 mai 2008. Ali Soumaré nie aussi toute implication dans un dossier de conduite sans permis. «(…) Aucune ordonnance pénale n’a été signifiée à M. Soumaré», souligne Me Mignard* (…) En revanche, le dossier de « vol aggravé » jugé en 2002 n’est pas contesté.  Vol commis le 3 septembre 1999, qui avait donné lieu à une condamnation à six mois d’emprisonnement ferme et une incarcération. Ce qui n’est pas démenti par l’avocat. Enfin, la dernière affaire en date remonte au 13 octobre dernier. Ali Soumaré devait comparaître devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour rébellion à agents de la force publique, le 13 juillet 2009. Il a été condamné en son absence à deux mois de prison ferme.  «Le jugement n’a pas été signifié à M. Soumaré, qui a fait appel aujourd’hui (lundi).

    C’est une banale altercation qui sera plaidée à la cour et cela se terminera peut-être par une relaxe.

    (…) Francis Delattre et Sébastien Meurant ne retiraient rien de leurs accusations, citant un extrait du dernier jugement : « Le tribunal entend faire une application rigoureuse de la loi pénale en condamnant M. Ali Soumaré à une peine de deux mois d’emprisonnement ferme, compte tenu des condamnations déjà prononcées. »

     

    * En réalité, son avocat ne nie pas l'infraction et ne dit pas qu'il n'a pas été condamné, il déclare simplement que la condamnation prononcée n'a pas été transmise à son client…

  • Paca : La gauche caviarde

    Publié sur /www.bakchich.info/ - Subventions / mercredi 11 février 2009 par Xavier Monnier

     

    Des subventions publiques détournées, un conseil régional embarrassé mais partie civile et le PS marseillais, patron de la région, muets. La dernière bouillabaisse marseillaise !

     

    Dans la famille Balalas, la politique tient lien de sacerdoce. Le père, Théo, ancien de l’OAS, fondateur et candidat du Front National lors des législatives de 1974 à Marseille a montré la voix. Et trône désormais, majestueux, à la tête de la commission des adhésions de la fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône, en compagnie d’Alexandre Guérini, le frère de Jean-Noël, patron du conseil général et vrai boss de la rose locale.

     

    Le fiston, Roland, a eu un parcours moins sinueux. Engagé comme fonctionnaire territorial à la région depuis 1992, il est depuis secrétaire général du groupe socialiste à l’Hôtel de la région Provence-Alpes-Côte-D'azur. Une place de choix. Et à l’instar de papa qui a connu le mitard pour ses activités pro Algérie Française, Roland goûte aussi à la cécité de dame justice. Mis en examen, assortie d’un contrôle judiciaire pour escroquerie, détournement et recel de détournement de fonds public. Un assaisonnement balancé sur le pauvre Roland, le 4 juin 2008, par Franck Landou. Ce juge enquête sur le détournement vers des associations fictives de subventions du conseil régional, tenu par les socialistes. Un butin d’environ un million sept cent mille euros, selon certains éléments d’enquête que Bakchich a pu parcourir.

     

    Les élus en ligne de mire

    «Balalas était l’interface politique entre les associations fictives et la région, ce qu’il ne conteste d’ailleurs pas », décrit un poulet marseillais. Mais, plus pernicieux, les flics le soupçonnent d’avoir «  aidé au montage des dossiers de subvention, tout en sachant que ces opérations assoc’ étaient bidons ». Aussi bavard que malin, Balalas, lors de sa garde-à-vue du 3 juin 2008, n’a pas hésité à charger un brin les élus. «Quasiment la totalité» du système de détournements de fonds publics au sein du conseil régional serait connue selon ses dires. Et destinée à ménager les susceptibilités de personnes influentes sur le terrain, notamment lors des élections. Un certain M. Same, à l’origine des associations soupçonnées d’escroquerie, concentre toute l’attention des poulets.

    «[il] était affilié à la droite et il a fait campagne contre Madame ANDRIEUX dans le camp de Michel BOURGAT, décrit Balalas. Comme c’est quelqu’un qui avait fait le bordel (…) en 2001 contre elle, j’en ai parlé à Sylvie ANDRIEUX qui préférait l’avoir avec plutôt que contre. La contrepartie de ce retournement était de lui verser les subventions qu’il demandait par le biais des associations citées plus haut et à l’origine desquelles il est.»

     

    Et histoire de préciser sa pensée. «C’est-à-dire que c’est le pouvoir politique qui a en fait décidé d’octroyer des fonds dès le commencement, puis de poursuivre par la suite dans le même sens, il était question de faire plaisir à M. SAME. »

    Bref, du clientélisme en bonne et due forme… et un brin sulfureux. Au sein des associations grassement subventionnées par le Conseil régional, affleurent ainsi des noms «  très défavorablement connu de notre documentation criminelle », précisent très doctement les flics.

    Mis en cause par son assistant parlementaire, Sylvie Andrieux, vice-présidente du conseil régional, se défend avec véhémence. «  J’espère que les tricheurs seront sanctionnés, l’enquête n’en est qu’à ses débuts. Quant au dossier en lui-même, nos services n’y ont pas encore accès. Mais il faut bien comprendre deux choses. Les élus n’ont que peu de marge de manœuvre sur les dossiers de subventions et la sécurité 0 n’existe pas. »

    Levé par Tracfin, la cellule anti-blanchiment, le 15 juin 2007, ce gros lapin de garrigue a donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire le 14 janvier 2008, dans laquelle la région, le 5 mars, s’est portée partie civile.

    Ce ne sera peut-être pas la seule. «Il serait intéressant de savoir combien ces associations ont touché de la part du Conseil Général de M. Guérini, dont le père de Roland Balalas est proche. D’autant que les associations déposent souvent des dossiers devant toutes les institutions», ricane un vieux routier des arcanes politiques marseillaises.

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