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26/10/2017

"Gourou", "allégeance totale", "secte"... Quand l'hyperprésident Macron agace

La candidature de Christophe Castaner à la tête de La République en marche a été validée en aval par Emmanuel Macron, qui l'a préféré à Benjamin Griveaux pour le poste. Un procédé qui agace aussi bien les opposants politiques que certains proches de la majorité.

Mercredi, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a annoncé sa candidature pour prendre la tête de La République en marche. Un suspens qui relevait plus du secret de polichinelle, Emmanuel Macron ayant approuvé lundi soir la candidature de celui qu’il veut voir prendre la tête du parti.

L’exécutif et le parti sont formels: Christophe Castaner n’est pas encore élu, et ne le sera pas avant le vote du conseil national du parti le 18 novembre. Outre l’expression d’une préférence présidentielle, le processus agace, et pas que chez les opposants.

"C'est dingue! On nous disait que c’était le parti du XXIe siècle. Or c’est le conseil national qui choisit le délégué général et pas les militants! Quand on est Marcheur, la seule liberté qu’on a, c’est de coller des affiches!", tonne par exemple dans Le Parisien de ce jeudi un conseiller de l’exécutif.

Peu de place pour le vote militant

Car le vote du conseil national ne laisse finalement que peu de place à l’expression des militants: le "parlement" du parti est composé de 75% de membres de droit (élus, membres du gouvernement, référents départementaux) et de 25% de militants tirés au sort.

Un député du groupe LaREM à l’Assemblée craint également la main-mise de Christophe Castaner sur les élus s’il garde son poste de secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement: "Le ministre chargé des Relations avec le Parlement est quand même là pour tenir les députés de la majorité. Si en plus Castaner, proche de Macron, dirige le parti, le groupe et le parti seront totalement caporalisés", analyse-t-il dans L'Opinion.

Un système qui donne du grain à moudre aux détracteurs de La République en marche, comme le député PS Luc Carvounas, qui a tweeté mardi: "Donc le nouveau monde de #Macron, c'est choisir seul dans son bureau élyséen #Castaner patron de #LREM. Euh....et le vote des militants?"

"Le gourou a décidé que ce serait le barbu! C’est une secte", lâche, plus direct, un ténor LR dans Le Parisien.

"Macron tue toute volonté d’émancipation et de concurrence potentielle. Il a mis en place un système d’allégeance totale", observe également un ancien responsable socialiste dans L'Opinion, notamment à propos du choix de Christophe Castaner plutôt que Benjamin Griveaux comme candidat.

Des accusations balayées par l’exécutif, dont un conseiller proche assure dans Le Figaro ne connaître "aucun président de la République qui n'ait choisi le président de son parti".

"C'est très logique qu'Emmanuel Macron propose, Christophe sera un rouage essentiel de la majorité. Et si on avait mis une personnalité peu appréciée du chef de l'État, on aurait dit qu'il ne tenait pas son parti…", poursuit-il.

Selon des proches du Président repris par le quotidien, Emmanuel Macron pourrait aussi fournir la liste des 30 membres du bureau exécutif qui sera élu le 18 novembre.

"De toute façon, il faut bien comprendre que LaREM a été fait par Macron, pour Macron, et que tout sera fait pour qu'il soit en capacité de faire un deuxième quinquennat", analyse un membre du parti.

in BFM TV, le Parisien et Le Figaro - 26.10.2017

Une élue France insoumise de Paris occupe un logement social

La conseillère de Paris Danielle Simonnet occupe dans le XXe arrondissement un logement de 83m² appartenant à la Régie immobilière de la ville de Paris, moyennant un loyer de 1.300 euros.

Alors que le député de la France insoumise, Alexis Corbière, va finalement quitter le HLM qu'il occupait à Paris pour aller s'installer en Seine-Saint-Denis, une autre polémique du genre pourrait venir gêner La France insoumise.

Un loyer de 30 à 40% moins cher que dans le privé

Danielle Simonnet, conseillère de Paris, membre de La France insoumise et proche de Jean-Luc Mélenchon, occupe avec son conjoint un logement de 83 m² dans le XXe arrondissement de la capitale, pour un loyer de 1.300 euros, rapporte Le Parisien. Problème: l'appartement, équipé d'un balcon, lui est mis à disposition par le bailleur social RIVP, la Régie immobilière de la ville de Paris. Danielle Simonnet y a emménagé en 2003, mais est logée depuis 1999 par la RIVP.

Toutefois, comme le souligne Le Parisien, si la pratique n'a rien d'illégal étant donné que le loyer est établi par la RIVP, l'immeuble a été construit à l'aide de subventions publiques. Ce qui pourrait faire naître la polémique. Par ailleurs, le loyer est très faible pour la surface, de 30 à 40% moins cher que dans le privé.

Pas l'intention de partir

Mais Danielle Simonnet, candidate aux dernières élections municipales et législatives, n'a pas l'intention de quitter son logement. "Je ne veux pas me loger dans le privé, enrichir un propriétaire privé et participer à la spéculation immobilière", a-t-elle justifié, citée par Le Parisien. Selon elle, la mairie de Paris ne lui a pas demandé de quitter les lieux.

"Son appartement n’est pas de la catégorie HLM mais un loyer libre. Et dès lors, il n’y a pas de plafond de ressources pour l’obtenir, pas d’enquête sur les revenus de ses occupants, pas de surloyer", fait valoir Ian Brossat, adjoint au logement à la Mairie de Paris, tout en admettant que le fait qu'un élu occupe un logement social puisse choquer les Parisiens, alors que 120.000 d'entre eux sont en attente de l'obtention d'un logement de ce type.

in BFM TV et Le Parisien - 26.10.2017

http://www.bfmtv.com/politique/la-conseillere-de-paris-danielle-simonnet-occupe-un-logement-social-1286731.html

21:23 Publié dans Arnaque | Lien permanent | Commentaires (0)

24/10/2017

Alexis Corbière quitte son HLM parisien pour s'installer en Seine-Saint-Denis

Le député de la France insoumise rend son logement social parisien pour s'installer en Seine-Saint-Denis avec sa famille.

Le député de la France insoumise Alexis Corbière va finalement quitter son logement HLM situé à Paris. D'après nos informations, l'office HLM a reçu un courrier donnant congé du logement. Il devrait le quitter le 13 décembre prochain pour s'installer dans sa circonscription de Seine-Saint-Denis.

Le député et sa compagne, l'avocate et chroniqueuse de C8 Raquel Garrido habitent ce logement social du 12e arrondissement depuis plusieurs années pour environ 1.200 euros par mois, une occupation qui a créé la polémique ces dernières semaines en raison des revenus du couple. Depuis qu'il est député, Alexis Corbière touche une indemnité mensuelle de 7.142 euros brut. Sa compagne serait quant à elle rémunérée à hauteur de 7.200 euros par mois en tant que chroniqueuse pour C8, en plus de ses honoraires d'avocate.

En juin dernier, la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) avait adressé un courrier au couple leur demandant de quitter leur F4. Par déontologie, la RIVP demande à ses locataires élus de quitter leur logement social même si la situation n'a rien d'illégale. Alexis Corbière avait promis depuis plusieurs mois de quitter le logement avec sa famille. Dénonçant une "campagne de calomnie", il expliquait au début du mois d'octobre avoir eu besoin d'un délai de plusieurs mois pour s'organiser et trouver un nouveau logement.

 in http://www.bfmtv.com/politique/alexis-corbiere-quitte-son-hlm-parisien-pour-s-installer-en-seine-saint-denis-1284956.html

21:29 Publié dans Arnaque | Lien permanent | Commentaires (0)

11/10/2017

Raquel Garrido et Alexis Corbière occupent toujours leur HLM à Paris

En juin, le député de la France insoumise avait promis de déménager afin de s'installer dans sa circonscription, en Seine-Saint-Denis.

Depuis les législatives, les députés de la France insoumise tiennent à l'Assemblée la tête de l'opposition. Depuis quelques semaines, plusieurs membres du parti tiennent aussi la tête des polémiques. L'avocate et chroniqueuse Raquel Garrido est accusée par le Canard enchaîné d'avoir des dettes envers sa caisse de retraite, le Barreau de Paris et l'URSSAF. Elle et son compagnon, le député Alexis Corbière, sont aussi soupçonnés de rechigner à quitter le logement social qu'ils occupent avec leurs trois enfants. L'affaire a déjà plusieurs années.

En 2011, Le Monde révélait qu'Alexis Corbière, alors premier adjoint PS à la mairie du 13ème arrondissement, habitait un logement social. Elle a été relancée il y a quelques mois pendant la campagne présidentielle par plusieurs de leurs détracteurs. En juin, Alexis Corbière promettait à L'Obs qu'ils allaient déménager dans les prochains mois et qu'il souhaitait vivre dans sa circonscription, en Seine-Saint-Denis. Mais comme le révèle Buzzfeed dans une enquête publiée mardi, le couple occupe toujours en toute légalité l'appartement de 80 mètres carré situé dans le 12ème arrondissement, pour un loyer estimé à 1200 euros environ.

Courrier resté sans réponse

En juin, la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), propriétaire de l'appartement, a envoyé un courrier classique et un recommandé au couple pour leur demander de quitter le F4. Dès qu'une personne est élue ou nommée ministre, les bailleurs sociaux de Paris sont en effet tenus de lui demander de quitter son logement social. Mais d'après Buzzfeed, le couple n'a pas récupéré le recommandé en question. La RIVP a donc décidé d'envoyer un huissier pour leur remettre la lettre en mains propres le 1er août.

Une pratique légale

Un nouveau courrier doit être envoyé le mois prochain si ce silence continue. Pour le bailleur social, leur départ répondrait à un impératif "moral", qui s'applique à tous les ministres ou élus occupant un logement social. Comme l'expliquait Libération au mois de mai, la situation n'a rien d'illégal. A leur arrivée dans le l'appartement en 2003, il s'agissait d'un logement à "loyer libre", que la mairie de Paris attribue.

Contrairement aux HLM, qui sont répartis entre la commune, la préfecture et le 1% logement, les logements à loyer libre peuvent être gérés par les bailleurs sociaux mais ne sont pas attribués en fonction de plafonds de revenus, et n'ont pas de barème de loyer.

Alexis Corbière gagne 7.142 euros brut

En 2007, la mairie de Paris a annoncé sa volonté de reconventionner ce type de logements, en les reversant au parc HLM. C'est ce qui s'est passé pour l'appartement de Raquel Garrido et Alexis Corbière: depuis 2016, il est dans la catégorie intermédiaire HLM des "prêts locatifs à usage social". Ni un logement "très social", ni un "HLM de luxe", mais entre les deux. Le bailleur social n'a donc aucun moyen légal de faire pression sur le couple pour qu'il déménage.

Comme le précise Buzzfeed, Alexis Corbière se dit "victime d'une campagne de calomnie". En tant que député, il touche désormais une indemnité mensuelle de 7.142 euros brut. Raquel Garrigo, en plus de ses honoraires d'avocates, toucherait en tant que chroniqueuse pour C8 7.200 par mois. Un chiffre avancé par son "collègue" le blogueur Jeremstar mais démenti par l'intéressée.

21:27 Publié dans Arnaque | Lien permanent | Commentaires (0)

10/10/2017

« Le Canard enchaîné » épingle à nouveau Raquel Garrido

Outre une dette à sa caisse de retraite, la porte-parole de La France insoumise doit aussi de l’argent à l’Urssaf, selon l’hebdomadaire satirique qui paraît mercredi.

 

L’avocate Raquel Garrido, une des porte-parole de La France insoumise, fait à nouveau l’objet cette semaine d’un article du Canard enchaîné qui assure, documents à l’appui, qu’outre une dette à sa caisse de retraite elle doit aussi de l’argent à l’Urssaf.

Selon l’hebdomadaire à paraître mercredi, cette proche de Jean-Luc Mélenchon « n’a pas déclaré un sou de revenu à l’Urssaf en 2016 ». Elle a, du coup, explique-t-il, fait l’objet d’un rappel de « 6 113 euros » en mars 2016, puis le 28 septembre 2017. Les avocats libéraux cotisent au RSI pour la protection maladie et à la Caisse nationale des barreaux français (CNBF) pour leur retraite.

LA SUITE APRÈS CETTE PUBLICITÉ

La semaine dernière, Le Canard enchaîné avait assuré que Mme Garrido, également chroniqueuse sur C8, devait un arriéré de « cotisations sociales » de « 32 215 euros » au CNBF, soit l’équivalent de six ans sans payer. Le CNBF avait affirmé dans un communiqué que cette information était « inexacte ».

« Dette de cotisations et contribution aux droits de plaidoirie »

Reconnaissant avec ironie une « inexactitude », l’hebdomadaire publie un extrait du dossier de Mme Garrido et précise que plutôt que d’un arriéré de « cotisations sociales », « il s’agissait d’une “dette de cotisations et contribution aux droits de plaidoirie” » de 32 215 euros, soit le même montant qu’évoqué la semaine dernière. Le Canard enchaîné ajoute que la caisse de retraite « en a informé ses administrateurs fin septembre ». Sollicitée par l’Agence France-Presse mardi, Mme Garrido n’a pas répondu.

Vendredi, elle avait affirmé avoir « du mal pour Le Canard enchaîné » qui ne « balance que des bêtises » dans une vidéo publiée sur Snapchat où elle apparaissait au côté du blogueur Jeremstar, chroniqueur comme elle dans l’émission « Les Terriens du dimanche ».

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Raquel Garrido répond au « Canard enchaîné » dans une story Snapchat

« Cela demande de la déontologie de dire que Le Canard enchaîné s’est trompé. (…) L’intrusion dans la vie privée, c’est peut-être quelque chose qui est habituel dans le monde de la téléréalité mais qui n’est pas habituel dans la vie quotidienne, qui n’est pas forcément justifiée. Moi, je ne suis pas actrice de téléréalité », avait-elle poursuivi.

LE MONDE avec AFP

Publié Le 10.10.2017 à 21h04