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31/03/2010

Guerre Mandroux / Frèche

Le maire PS de Montpellier, Hélène MANDROUX, en guerre ouverte avec Georges FRECHE, président du conseil régional du Languedoc-Roussillon et président ce l’agglomération de

Montpellier, a mis hier ce dernier au défi “d’aller au bout de sa logique de destruction”. Dans un communiqué publié au lendemain d’un conseil municipal marqué par les flèches décochées par

M. FRECHE en sa direction, Mme MANDROUX déplore que ce dernier, “dise maintenant vouloir renverser la Ville et même le Département”. “Aujourd’hui, je lui demande (l’aller au bout de sa logique de destruction”, ajoute Mme MANDROUX, “s’il pense avoir les moyens de faire démissionner un tiers des élus municipaux pour provoquer de nouvelles élections, qu’il le fasse. Sinon, je lui demande de se taire enfin et de laisser la Ville de Montpellier travailler sereinement”. Ce communiqué est un nouvel épisode de la guerre que se livrent M. FRECHE d’un côté, Mme MANDROUX et le Parti socialiste de l’autre. Mais Mme MANDROUX a essuyé un cuisant échec (4e position au premier tour, avec 11,36 % des voix). “Vous avez été massivement désavouée par les Montpelliérains et c’est la première fois depuis deux siècles que ça se produit pour le maire de Montpellier”, avait commenté M. FRECHE lundi lors du conseil municipal. “Georges FRECHE a posé la question de ma légitimité de maire. Lui-même dit qu’il n’y a qu’un seul juge: le suffrage universel”, commente Mme MANDROUX. “je suis maire par la volonté du peuple”, dit-elle, mettant au défi M. FRECHE de provoquer la dissolution du conseil municipal.

20/07/2009

PS : Martine Aubry, "gardien" d'une "maison morte", selon Bernard-Henri Lévy

PARIS, 18 juil 2009 (AFP) - Bernard-Henri Lévy a qualifié la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry de "gardien" d'une "maison morte", jugeant qu'il fallait "dissoudre" le PS et "en finir le plus vite possible" avec "ce grand corps malade". "A quoi bon se voiler la face? On est à la fin d'un cycle. Le PS est dans la situation du PCF de la fin des années 1970, quand la désintégration s'amorçait et qu'on tentait de la conjurer par des formules incantatoires sur - déjà - la +refondation+, la +rénovation+", a déclaré le philosophe, dans une interview au JDD à paraître dimanche. Martine Aubry est "sûrement quelqu'un de très bien", poursuit-il, mais "elle est dans le rôle de gardien de la maison morte et elle n'y peut rien". Sur le "rappel à l'ordre" de la patronne du PS à Manuel Valls cette semaine, il juge que "le socialisme termine en caporalisation". Pour lui, M. Valls "a raison : il faut, de toute urgence, changer le nom" du PS. Le député de l'Essonne "fait partie, comme (Ségolène) Royal, comme (Dominique) Strauss-Kahn, comme d'autres, de ceux qui peuvent être à l'origine du big bang et reconstruire sur les ruines". "Le PS va mourir ? Non. Il est mort. Personne, ou presque, n'ose le dire. Mais tout le monde, ou presque, le sait", martèle-t-il. "J'ai rarement vu des politiques mettre autant d'énergie à s'autodétruire. Si ça ne concernait qu'eux, ce ne serait pas trop grave. Mais il s'agit de l'alternative à Nicolas Sarkozy, de l'espérance des gens", dit-il. Il faut "dissoudre" le PS, "en finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade", souhaite l'auteur de "Ce grand cadavre à la renverse" en 2007. BHL estime que "sans des primaires à la française, sans une vaste consultation ouverte, populaire, jamais ne s'enclenchera le processus aboutissant à ce nouveau parti de gauche qui rompra avec la machine à perdre". Il confie enfin avoir voté PS aux européennes du 7 juin "par habitude, sans y croire, et en ayant le sentiment qu'on essayait de réanimer un cadavre". "J'aurais pu voter pour Dany (Cohn-Bendit)", "mais il y avait cette alliance, que je trouvais contre-nature, avec l'antilibéral (José) Bové", explique-t-il.

09:35 Publié dans Ils se détestent | Lien permanent

Dray dénonce "l'amateurisme et l'incapacité à entendre" de Martine Aubry

PARIS, 19 juil 2009 (AFP) - Le député socialiste Julien Dray dénonce sur son blog "l'impuissance, l'amateurisme et surtout une étonnante incapacité" de Martine Aubry "à entendre ce qui se passe et dans son parti et dans la société".

Julien Dray fustige ainsi les deux lettres de la numéro un du PS, celle adressée aux partenaires de l'ex gauche plurielle les invitant à bâtir une "maison commune" de la gauche et celle envoyée au député PS Manuel Valls lui enjoignant de se taire ou de quitter le parti.

"Deux lettres, deux fautes", estime le député de l'Essonne, pour qui cela révèle "un enkystement dans l'archaïsme, un entêtement dans l'impasse, proprement désespérants".

S'agissant de la lettre aux partis de gauche, Julien Dray juge que c'est "trop tard, et surtout avec trop peu de crédibilité, quand on voit comment certains de nos partenaires -PRG, MRC- aujourd'hui caressés dans le sens du poil, ont été à l'occasion des européennes traités comme de vulgaires squatteurs, que l'on ne tolérait pas même dans le jardin de ladite maison !".

"Quelle crédibilité, donc, pour cette démarche qui se pare de la grandeur de la main tendue, mais est d'abord et avant tout perçue par tous comme une émission de fusées de détresse de la part d'une force politique aux abois ?", demande-t-il.

"Cette lettre, ajoute-t-il, a bien fait l'unanimité parmi nos partenaires, mais contre nous".

Concernant celle adressée à Manuel Valls -un de ses amis-, Julien Dray s'étonne que "l'expression, rare, de Martine Aubry se concentre désormais sur la dénonciation publique de camarades".

"Quoi que l'on puisse penser des prises de position de Manuel Valls, il est clair que c'est bien la première secrétaire qui suscite ce type de démarches", écrit-il.

Pour lui "en ratatinant la démocratie interne au parti - faut-il rappeler que l'une de ses premières décisions a été de diviser par deux le rythme du Bureau national (...) faut-il rappeler qu'elle n'a pas jugé bon de remettre son mandat en jeu après la déroute aux mêmes élections - elle rétrécit l'espace, en interne, pour le débat, et favorise les démarches extérieures".

"Autant se l'avouer (...). Nous n'en finissons pas de subir les conséquences de cette absence fondamentale de projet, qui fait du parti socialiste un grand corps non seulement malade, mais à la dérive", conclut-il.

09:33 Publié dans Ils se détestent | Lien permanent

16/11/1999

Gremetz annonce des mises en examen dans l'affaire Mnef

Gremetz annonce des mises en examen dans l'affaire Mnef. Un député du PCF balance des noms de députés PS. Même si le Parti communiste les a rejetées, les déclarations de l'élu «électron libre» jettent un trouble dans la majorité plurielle.

Par Renaud DELY et Pascal VIROT — 5 novembre 1999 à 01:48

L'homme est décidément imprévisible. Hier, il a pris tout le monde à contre-pied, amis communistes et alliés socialistes mêlés. Maxime Gremetz, député PCF de la Somme, a balancé les noms de trois députés du PS, Jean-Christophe Cambadelis, Julien Dray et Jean-Marie Le Guen qui, selon lui, risquent d'être bientôt mis en examen dans l'affaire de la Mnef (Mutuelle nationale des étudiants de France). «Je dis qu'il y a encore beaucoup, beaucoup de mises en examen qui vont tomber et des hommes politiques pas de second plan», a-t-il déclaré sur Europe 1, avant de citer nommément Cambadelis, numéro 2 du PS et député de Paris, Dray, le député de l'Essonne et Le Guen, député de Paris. «Je peux vous affirmer que nous ne sommes pas au bout, loin s'en faut, de l'affaire de la Mnef», a ajouté Gremetz, ex-vice-président de la commission d'enquête parlementaire sur les mutuelles étudiantes, qui a rendu son rapport en juillet. Des accusations matinales atténuées sur le plateau du 13 heures de France 2: «Tous les jours, vous dites: Jean-Marie Le Guen, Jean-Christophe Cambadelis sont suspectés. Je suis pour la présomption d'innocence. (...) Je n'accuse personne.» Et démenties «catégoriquement» le soir, Gremetz niant contre l'évidence avoir proféré une quelconque mise en cause: «C'est complètement faux et je peux le prouver!» Au PCF, on assure n'avoir exercé aucune pression sur le député pour le contraindre à faire machine arrière. Plaintes. Son revirement a été trop tardif en tout cas pour échapper au tollé. Si Cambadelis s'est abstenu de toute réaction, Dray et Le Guen ont annoncé qu'ils allaient porter plainte en diffamation. C'est en effet la première fois qu'un responsable de la majorité lâche les noms d'élus menacés par l'affaire de la Mnef. La direction du PCF a aussitôt pris ses distances, allant jusqu'à «désapprouver» ces propos. «De telles déclarations n'engagent en rien le Parti communiste», a affirmé Robert Hue. Le matin, lors du bureau national, le sujet avait pourtant été évoqué. Mais personne n'était au courant de la sortie de Gremetz. «Il a pris la parole, mais n'a rien redit de ce qu'il avait affirmé à la radio, raconte un participant. Quand on a découvert ses déclarations, il était déjà parti.» Solidarité judiciaire. Si les affirmations de l'élu communiste ont semé un sérieux trouble dans les rangs du PS, personne ne croit qu'elles traduisent un infléchissement de la ligne du PCF. «Gremetz est un électron libre. Ça ne peut pas être une consigne du parti. Dans sa situation, Robert Hue ne peut pas se le permettre, il est lui-même mis en examen» (dans l'affaire Gifco, ndlr), observe un dirigeant socialiste. La solidarité judiciaire au secours de la majorité plurielle" Dans l'entourage de Cambadelis, on se contente d'ironiser sur «l'élégance habituelle de Maxime Gremetz», ajoutant: «C'est sans doute sa manière de militer pour la présomption d'innocence.» A la fédération PS de Paris, dirigée par Le Guen, ses proches évoquent «la dérive personnelle d'un type très seul et un peu délirant». Dray, lui, se montre beaucoup plus violent: «Maxime Gremetz n'a pas oublié les bonnes vieilles méthodes staliniennes apprises à l'école de Moscou lorsqu'il était jeune. Je vais remettre mon armure de trotskiste pour aller combattre le stalinien. (...) C'est dégueulasse, il me met dans la situation la plus pourrie, dans celle du chevalier blanc qui doit dénoncer les autres pour s'en sortir. (...) Il aurait été devant moi, je lui aurais mis mon poing dans la gueule!»

Incartades. Au PS, on préfère mettre cette déclaration sur le compte d'un accès de colère de Gremetz, désavoué mardi par le groupe PCF à l'Assemblée nationale dans sa volonté de voter contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Le député de la Somme n'en est en effet pas à sa première incartade. En juin 1997, il n'avait pas voté la confiance au gouvernement Jospin. Il s'est fait officiellement condamner par le bureau national du PCF pour avoir «demandé des comptes à Robert Hue» sur sa politique. Sans oublier ses coups de gueule à répétition contre les projets de Martine Aubry" Même ses camarades du PCF le jugent «incontrôlable»: «Ses propos apparaissent comme une attaque au sein de la majorité. Est-ce qu'il y a une logique?» Et la place du Colonel-Fabien de regretter «le positionnement un peu populiste» du dirigeant communiste.

 En mettant les pieds dans le plat, Gremetz a ravivé la polémique qui agite les coulisses socialistes. Face à la remise en cause des réformes Guigou sur l'indépendance de la justice qui prend de l'ampleur à gauche après la démission de Dominique Strauss-Kahn (lire Libération d'hier), neuf jeunes députés socialistes (1) ont publié un texte intitulé les Leçons d'une démission. Ils y saluent la «conception exigeante et cohérente des rapports entre la politique et la justice» de DSK, et militent pour «l'indépendance des juges». «Il faut bâtir un contre-feu face aux vieilles biques mitterrandiennes comme Mermaz, Mexandeau, Laignel et Charasse, qui fantasment sur le contrôle des juges par le pouvoir exécutif», assène l'un des signataires. Et Bernardini? Plusieurs voix s'élèvent aussi dans le PS pour réclamer qu'à l'instar du ministre de l'Economie, les dirigeants socialistes menacés par une mise en examen démissionnent de leurs responsabilités au sein du parti. Du côté de la rue de Solférino, on souligne que «l'exercice de responsabilités gouvernementales n'est pas du même ordre que celui d'activités au PS». Et l'on précise que l'«on regardera au cas par cas, si des mises en examen surviennent, mais pas avant». Une prudence déjà dépassée. Un responsable socialiste est mis en examen depuis une semaine: François Bernardini, patron de la fédération des Bouches-du-Rhône. Interrogé jeudi dernier à son sujet, François Hollande répondait: «François Bernardini a été élu par les militants des Bouches-du-Rhône. Seuls ce qu'ils ont fait, les militants peuvent le défaire"».

 

(1) Jérôme Cahuzac, Christophe Caresche, Jean-Jacques Denis, Arnaud Montebourg, Philippe Nauche, Christian Paul, Vincent Peillon, Marisol Touraine, André Vallini.