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01/09/2016

Éducation nationale : le vrai bilan de Najat Vallaud-Belkacem

Ce lundi 29 août, Najat Vallaud-Belkacem tenait la réunion de rentrée de son ministère. Pour Jean-Rémi Girard, son bilan rue de Grenelle se résume à une action brouillonne mêlée à un art mensonger de la communication.

 

Le Figaro – 30 Aout 2016 - Jean-Rémi Girard est professeur de français et vice-président du SNALC-FGAF.

 

À l'entendre (lors de sa conférence de presse) et à la lire, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. L'École a été refondée, l'échec scolaire va être vaincu, et les rares inquiets vis-à-vis de la politique menée vont progressivement être convaincus. Rendez-vous en… 2025 (!!!) pour faire le point.

La réalité, hélas, est quelque peu différente. Car, à moins d'un an des présidentielles, le bilan de Najat Vallaud-Belkacem n'est pas brillant. D'ailleurs 21% des enseignants seulement sont en accord avec les choix politiques faits, d'après le baromètre UNSA de 2016 (syndicat pourtant très favorable aux réformes entreprises). Que s'est-il donc passé?

La plus grande part de la communication a été faite autour des fameux 60 000 postes crées. Vous pensiez que cela voulait dire 60 000 professeurs en plus devant les élèves? Que nenni! Entre le rétablissement d'une formation initiale (qui était nécessaire, mais a été fait n'importe comment), les postes non pourvus aux concours, les autres catégories de personnels incluses elles aussi dans le chiffre, on peine à y voir clair.

Une certitude: le nombre d'élèves par classe a… augmenté. Autant dire que, dans les salles des professeurs et les salles des maîtres (quand ces dernières existent), on l'a un peu mauvaise.

 

Fer de lance de la politique ministérielle, la fameuse réforme du collège et celle, conjointe, des programmes, vire au casse-tête. Des programmes sur des cycles de 3 ans alors que l'on a les élèves qu'une seule année en face de soi. La suppression de tout ce qui dépassait (le latin et le grec parvenant encore à survivre, mais avec des horaires atrophiés). De l'accompagnement personnalisé en classe entière et sur les heures de cours (cette blague!). Des projets obligatoires parfaitement bureaucratiques, à articuler avec les programmes sus-nommés, on ne sait trop comment.

Moins de français en sixième pour les élèves en difficulté, alors que les études même du ministère montrent que la maîtrise de la langue à l'entrée au collège se dégrade depuis plus de 20 ans. En bref, une fois encore, les bons sentiments conjugués à une forte dose d'idéologie pédagogique (et à un soupçon d'intérêt économique) ont donné naissance à un machin qui, au mieux, ne servira à rien. Les collègues se débrouilleront pour tenter de continuer à enseigner correctement au milieu de la multiplication d'injonctions et des obstacles bureaucratiques placés sur leur chemin. Dans cinq ans, on les accusera de ne pas avoir compris la réforme, on dira qu'on n'est pas allé assez loin, et on refera la même chose, en pire. On a l'habitude, désormais.

On n'oubliera pas quelques traits de génie supplémentaires. La «priorité au primaire», qui s'est évanouie dans la nature. La suppression intégrale du redoublement, sans rien mettre en place pour aider les élèves perdus. Le refus de faire un bilan objectif de la réforme du lycée précédente — et pour cause, vu qu'elle ressemble à s'y méprendre à une certaine réforme du collège… Il ne faudrait pas non plus trop faire savoir à quel point ce que le ministère met en place ne fonctionne pas.

On appréciera certaines choses, comme la remise à plat de tous les métiers et des carrières qui vont avec, même si annoncer une revalorisation salariale pour 2017 est un peu «gros». Qu'on se rassure, pour la plupart des collègues, elle ne compensera pas la perte de pouvoir d'achat qu'ils subissent.

La ministre communique. Beaucoup. Et ment. Beaucoup.

Mais s'il n'y avait qu'une seule chose à retenir du passage de la ministre rue de Grenelle, c'est la communication. Qu'on soit bien d'accord: ce n'est Najat Vallaud-Belkacem qui «fait» les réformes, mais la technostructure. La ministre rend quelques arbitrages, mais l'essentiel est produit par d'inamovibles hauts fonctionnaires. En revanche, la ministre communique. Beaucoup. Et ment. Beaucoup. Elle invente des heures de français supplémentaire au primaire, qui correspondent en fait aux heures de cours des autres matières. Elle fait croire que 70% des collégiens vont faire du latin, alors qu'elle a porté un coup terrible à cet enseignement, qualitativement et quantitativement. Elle laisse penser que les langues vivantes, notamment l'allemand, sortent renforcés de la suppression d'environ 40% des classes bilangues et de 100% des sections européennes. Et ça n'en finit pas. Au fond, c'est probablement autant pour sa communication que pour ses réformes que la ministre suscite un tel rejet. Qu'on mène une politique inefficace et même nuisible est une chose. Qu'on fasse passer ceux qui sont, in fine, en charge de l'appliquer pour des idiots qui n'ont rien compris à coup de contre-vérités dans tous les médias en est une autre.

20/08/2016

"Pas eu de bol", "c'est dur": la droite fustige des propos de Hollande

AFP

Publié le 19/08/2016 à 14:16 | AFP

 

Plusieurs élus de droite, du centre et du FN ont fustigé vendredi des propos de François Hollande, qui confie dans un livre des journalistes Antonin André et Karim Rissouli qu'il n'a "pas eu de bol" concernant l'inversion de la courbe du chômage et qu'être président, "c'est dur".

L'ouvrage "Conversations privées avec le président" s'ouvre sur cette confidence faite aux auteurs en novembre 2013 : "C'est dur, bien sûr que c'est dur. Beaucoup plus dur que ce que j'avais imaginé".

Sur sa promesse d'une inversion de la courbe du chômage, François Hollande reconnaît avoir "eu tort" de la réitérer lors de ses voeux aux Français en 2012, mais note : "Je n'ai pas eu de bol ! En même temps, j'aurais pu gagner".

Sur les réseaux sociaux, les réactions se sont multipliées, à droite. "Lamentable règne de François Hollande. +Pas de bol+, +c'est dur+, dit le fantoche. Qu'il s'en aille, vite ! Pour que la France retrouve un Chef", a lancé sur Twitter le porte-parole du parti Les Républicains (LR) Guillaume Larrivé.

"Tout est dit. La politique au gré du hasard", a aussi raillé Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat.

"Hollande reconnaît enfin qu'il n'a pas les épaules pour présider la France, il restera dans l'histoire comme un malentendu !", a de son côté critiqué le député Eric Ciotti. Un constat partagé par Philippe Gosselin, selon qui, si "+c'est dur+ (...) ça se voit: quinquennat brouillon. France mal gouvernée depuis 4 ans", a-t-il tweeté.

"François Hollande est peut-être trop occupé à se plaindre pour se rendre compte que les Français souffrent de ses mauvais choix, de ses non-sens et de son immobilisme. Ne pas trouver de travail, ça +c'est dur+. Se serrer la ceinture pour payer ses impôts (...) renoncer à ses vacances pour joindre les deux bouts (...) ne pas se sentir en sécurité dans son propre pays, ça +c'est dur+. François Hollande devrait prendre ses responsabilités et assumer son rôle", a taclé, dans un post Facebook, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Christian Estrosi.

"Pas de bol sur le chômage : un aveu d'échec terrible avant de jeter l'éponge ?", a demandé, sur Twitter, le chef de file des députés UDI Philippe Vigier.

Florian Philippot, l'un des vice-présidents du Front national, s'est aussi interrogé: "En fait, le programme de F. Hollande c'était un jeu à gratter ?"

19/08/2016 14:15:35 -  Paris (AFP) -  © 2016 AFP

Macron: "L'honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste"

 BFMTV - 19/08/2016 à 19h25 Mis à jour le 19/08/2016 à 22h01

En visite en Vendée pour ce qui constitue sa rentrée politique, le ministre de l'Economie s'est fendu d'une petite provocation qui ne manquera pas de faire réagir ses homologues du gouvernement.

 Une sortie des plus remarquées, sous le signe de la transgression. Emmanuel Macron peaufine sa rentrée politique, qui s'annonce explosive, et s'est rendu ce vendredi en Vendée, pour une visite très symbolique à la suite de sa pause estivale. Il a ainsi parcouru le site du Puy du Fou, le lieu de spectacles médiévaux, de Philippe de Villiers qui l'a accueilli à l'entrée du parc avec son fils. Un déplacement à caractère économique pour l'actuel ministre de l'Economie, mais comparable à une véritable provocation pour celui qui a déjà suscité la colère de ses homologues au gouvernement après l'organisation de plusieurs meetings et le lancement de son mouvement En Marche!.

 "Je ne suis pas socialiste"

Bien conscient de la situation, Emmanuel Macron ne s'est pas arrêté là. Alors que des journalistes s'étonnaient qu'il s'affiche aux côtés d'une personnalité politique comme Philippe de Villiers, il s'est fendu d'une petite phrase qui ne manquera pas de faire réagir:

"L'honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste", lance-t-il devant plusieurs médias, dont la caméra de BFMTV.

Le jeune ministre précise ensuite sa pensée, en admettant appartenir à un "gouvernement de gauche", tout en étant avant tout "ministre de la République" qui se doit de "servir l'intérêt général". Et de conclure: "Ce qui doit rassembler tous les dirigeants politiques et ce derrière quoi se retrouvent les Français."

La journée a dû être riche en émotions pour le ministre car il a assisté à un spectacle de gladiateurs intitulé Le signe du triomphe à l'issue duquel il a levé le pouce afin d'épargner la vie fictivement menacée d'un Gaulois. Après quoi, il a pris les rênes d'un char tiré par quatre chevaux. Une scène qui a inspiré une métaphore hippique à Philippe de Villiers: "C'est la première fois que je vois un ministre conduire un char avec autant d'audace et surtout cette capacité à apprendre. Il a écouté le conducteur. Il a fait un premier tour qui était de bonne qualité et un deuxième tour fulgurant. (...) Je pense qu'il y a pour M. Macron, devant lui, un avenir pour conduire toute sorte de char".

"Je l'ai été"

Mais son pas de côté vis-à-vis du socialisme n'est qu'un énième rebondissement dans le dossier de son appartenance ou non au principal parti de la gauche. En février 2015, toujours sur notre antenne, Emmanuel Macron avait confirmé ne plus être "encarté" en Parti socialiste. "Je l'ai été", avait-il nuancé. La mise au point de ce vendredi ne surprendra pas Jean-Christophe Cambadélis, le patron du PS ayant déjà affirmé que "non", Emmanuel Macron n'était pas socialiste.

13/07/2016

Hollande cumule les nominations de proches

Lionel Venturini - l’Humanité – 12 Juillet 2016

Pour lui permettre d'atténuer les dissensions internes, François Hollande récompense ses fidèles

Le président François Hollande « envisage de nommer » Bernard Roman, le député socialiste de Lille, « comme président de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières » (Arafer), le gendarme du rail. Un projet qui pourrait offrir quelques avantages. Ne pouvant cumuler la direction de l’Arafer et son siège de député, Bernard Roman, doit abandonner la première circonscription du Nord. Un siège qui pourrait intéresser le ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, Patrick Kanner, à la recherche d’un mandat parlementaire.  Une nomination qui succède à une autre. Le président à aussi fait savoir que Philippe Mauguin pourrait prendre la tête de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Cette nomination sera effective lorsque les deux commissions, du Senat et de l’Assemblée auront auditionné et validé le candidat. Les présidents des groupes LR et UDI de l’Assemblée et du Sénat dénoncent « un recasage » politique « inacceptable ». Faisant fi des quolibets, François Hollande récompense ses fidèles. Ce qui lui permet d’atténuer les risques de dissensions internes.

12/07/2016

Le coiffeur de Hollande payé 9895 € par mois

Un coiffeur est affecté à la chevelure présidentielle depuis mai 2012 pour 9895 euros de salaire brut mensuel, écrit Le Canard enchaîné dans son numéro à paraître demain.

Le contrat de travail d'Olivier B., "coiffeur personnel du chef de l'État", a été signé le 16 mai 2012 par la directrice de cabinet de l'Élysée à l'époque, Sylvie Hubac, précise l'hebdomadaire. Ce contrat indique qu'Olivier B. est "recruté en qualité d'agent contractuel (...) pour la durée du mandat présidentiel en cours", poursuit Le Canard, selon lequel son "CDD de cinq ans lui vaut une rémunération brute cumulée de 593.700 euros". Ces émoluments s'accompagnent "d'éventuelles indemnités de résidence et autres avantages familiaux", ajoute l'hebdomadaire.

L'Élysée n'était pas joignable ce soir pour réagir à ces informations, mais l'hebdomadaire satirique assure que "l'Élysée confirme sur toute la ligne". Le Canard enchaîné précise également qu'Olivier B. doit être totalement disponible et suit le président dans la plupart de ses déplacements. Il cite même l'article 5 de son contrat de travail, où "Monsieur B. s'engage à observer, pendant et après l'expiration de son contrat, le secret le plus absolu sur les travaux qu'il aura effectués ou les renseignements qu'il aura recueillis".

Par Lefigaro.fr avec AFP - Mis à jour le 12/07/2016 à 19:26

20/05/2016

Évry : un employé municipal suspendu après avoir comparé Manuel Valls à Hitler

Le Figaro - Publié le 18/05/2016 à 12:29

Un employé municipal d'Évry, fief de Manuel Valls, a été suspendu pour quatre mois de ses fonctions par le maire de la ville. Il avait partagé sur Facebook des photomontages du premier ministre grimé en Hitler notamment. La justice a été saisie.

Un employé municipal de la ville d'Évry a été suspendu de ses fonctions pour quatre mois après avoir partagé sur les réseaux sociaux deux photomontages douteux sur Manuel Valls, selon Le Parisien. Sur l'un d'eux, le premier ministre est grimé en Hitler, avec la moustache et le bandeau nazi autour du bras où, seule la croix gammée est remplacée par la rose , emblème du PS. Sous le montage est inscrite la phrase: «Bossez et fermez vos gueules!». Le second prend la forme d'une question du code la route. Manuel Valls est juste devant une voiture et cinq choix s'offrent alors: «A. Je conserve mon allure; B. J'accélère; C. Je marque l'arrêt sur sa tête et je fais patiner mes pneus; D. Je stoppe et le castre avec un coupe-ongles; E. Je le quenelise avec la borne blanche». Des montages presque insultants qui ont déclenché une vive polémique.

17/05/2016

Le "fascinant" retournement de veste des ministres écolos sur l'usage du 49.3

Que reste-t-il des convictions des ministres écolos depuis leur entrée au gouvernement ? Fermement opposés au 49.3 pour faire adopter la loi Macron quand ils siégeaient à l'Assemblée et au Sénat, Barbara Pompili et Jean-Vincent Placé défendent désormais le passage en force du projet de loi travail présenté par leur collègue Myriam El Khomri.

Sortir la langue de bois pour avaler une couleuvre. À Cyrille Eldin (Canal+) qui lui demandait s'il ne trouvait pas dommage d'imposer cette loi sans discussion ni vote des parlementaires, Jean-Vincent Placé, secrétaire d'État chargé de la simplification, lui a répondu tout sourire : "C'est un élément institutionnel d'action du gouvernement et on l'utilise". Il y a un an à peine sur BFMTV, le sénateur Placé se disait pourtant "opposé depuis toujours" à l'usage du 49.3 car selon lui "sous la Ve République, quand on a une majorité, il faut aller au bout de la discussion". 

Tweet Emmanuelle Cosse.jpgEmmanuelle Cosse, désormais devenue ministre du Logement et de l'Habitat durable, n'avait pas non plus été tendre avec le gouvernement qu'elle a depuis rejoint :

 Jean-Vincent Placé.jpgvoir la vidéo : http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01590560/src/u0x003


Moins spectaculaire sur la forme, le retournement de veste de Baraba Pompili demeure bien réel sur le fond. La secrétaire d'État chargée de la biodiversité soutient "sans gaieté de cœur" le coup de force de Manuel Valls car "au moins on avance" s'est-elle réjouie sur Public Sénat. Une marche forcée qu'elle condamnait avant de rejoindre le gouvernement. "Ce n'est pas une bonne méthode de travail" regrettait la députée EELV en février 2015 sur BFMTV.

in http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/13/article-49-3-jean-vincent-place-barbara-pompili-_n_9947290.html

 

 

Ivre au volant avec ses enfants, la députée PS Catherine Troallic rentre à pied sans amende !

Comme le révèle le Havre Libre ce vendredi 13 mai, la députée PS de Seine-Maritime Catherine Troallic, a été contrôlée en état d'ébriété au volant de sa voiture le 8 mai. La députée, qui circulait au Havre, était accompagnée de ses deux enfants à l'arrière. Le contrôle d'alcoolémie par les forces de l'ordre s'est montré plutôt clément selon le quotidien.

Interpellés après à un appel téléphonique qui informait qu'une voiture zigzaguait sur la voie publique, les gardiens de la paix sont intervenus. Une source judiciaire témoigne :

 «Comme à leurs habitudes, en telles circonstances, les policiers ont fait souffler la parlementaire. Malheureusement pour elle, le dépistage s'est révélé positif.

La logique aurait donc voulu que la députée soit transférée au commissariat. Elle aurait été alors soumise à l'éthylomètre afin d'avoir son taux d'alcoolémie plus précis. La procédure habituelle... Seulement, la députée a finalement été invitée par les policiers à rentrer chez elle à pied. »

Traitement de faveur pour cette élue de la République donc ? Pas le moins du monde assure la députée. Contactée le 11 mai par le Havre Libre, Catherine Troallic donne sa vision des faits :

«Je sortais de chez des amis, j'avais bu deux verres. Oui, c'est vrai, le dépistage s'est révélé positif, mais je n'étais pas en état d'ébriété; d'autres paramètres peuvent influencer sur le résultat du test. Quant au choix du commissaire de police, je pense très clairement qu'il a pris sa décision en se fondant sur mon comportement d'automobiliste et non sur ma qualité de parlementaire.»

Reste à connaître ces "autres paramètres" qui peuvent justifier le contrôle positif de la députée.

16/05/2016

Loi Travail : un photographe interdit de manifestation à Paris

Un photojournaliste, connu sous le pseudonyme de NnoMan, a annoncé qu'il allait saisir le tribunal administratif de Paris mardi matin après avoir reçu une interdiction de manifester de la part de la préfecture de Paris.

Depuis ce week-end, comme lui, plusieurs dizaines de personnes ont reçu en main propre des arrêtés d'interdiction de manifester à Paris, Nantes ou encore Rennes, dans le cadre de la mobilisation contre la loi Travail.

"Ma présence lors des manifestations qui ont dégénéré justifierait cette interdiction de me rendre dans les rues demain", s'est étonné NnoMan, invité de France Info lundi soir. "Je suis photoreporter et je suis les mobilisations contre la loi Travail depuis le début. (…) J'essaie d'être au-devant de ce qui se passe et d'être au cœur de celles et ceux qui luttent. De fait, j'étais très souvent en première ligne avec d'autres collègues", a-t-il expliqué.

Selon lui, ses photos "dérangent" car elles vont parfois "à l'encontre de la version officielle" : "On a des images de policiers en train de taper des gens au-dessus de leur tête alors que c'est interdit."

L'avocat de NnoMan va donc former un recours auprès du tribunal administratif mardi matin pour contester la décision de la préfecture : "Si l'interdiction est confirmée, on saisira le conseil d'État, mais j'espère ne pas en arriver là et pouvoir dès demain après-midi me rendre à la manifestation et faire mon boulot", a déclaré le photographe.

 

http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/loi-travail-interdit-de-manifester-paris-un-photographe-va-saisir-le-tribunal-administratif-mardi-790299

13/05/2016

Loi travail : BFM TV, pas du goût de Manuel Valls

Le cabinet du Premier ministre a envoyé un SMS en direct au journaliste Jean-Baptiste Boursier pour se plaindre de la composition d'un plateau...

Jean-Baptiste Boursier, présentateur chez BFM TV, a peu goûté un SMS en provenance du cabinet de Manuel Valls. Le journaliste animait mardi soir un plateau sur le thème du 49.3 et de la loi travail, avec en sous-titre « Vers une motion de censure à gauche ? » Étaient invités Olivier Falorni, député de Charente-Maritime, candidat dissident (divers gauche) aux législatives 2012 face à Ségolène Royal, mais également Elliot Lepers, une des figures de la gauche qui proteste depuis des mois contre la politique économique du gouvernement. En revanche, aucun représentant de Bercy n'était présent.

À 22 h 40, le cabinet de Manuel Valls a donc envoyé un SMS au journaliste pour lui faire part de son mécontentement. Et le journaliste d'expliquer face caméra : « En toute transparence, pour raconter un peu comment les choses se passent à la télévision, je viens de recevoir un message du cabinet de Manuel Valls à l'instant me disant : Tiens, c'est bizarre, dans les gens qui sont présents sur votre plateau pour parler de cette journée, où sont les légitimistes ? Ceux qui défendent le texte ? Eh bien, pour vous expliquer les choses très clairement aussi : personne n'a souhaité venir défendre ce texte. Beaucoup ont été sollicités et personne n'a souhaité le faire... »

cliquer pour voir la vidéo 

 

Publié le 11/05/2016 à 11:09 | Le Point.fr