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27/06/2012

Clémentine Autain "la hausse du SMIC de 2%, c'est du foutage de gueule"

Europe 1 : Pour Clémentine Autain, la hausse du SMIC de 2%, «c'est du foutage de gueule». «Le coup de pouce du SMIC, je le dis comme je le dirais hors micro, c'est du foutage de gueule», estime la porte-parole du Front de Gauche,sur Europe 1. «En tenant compte de l'inflation, on est en réalité à 0,6% de hausse», ajoute Clémentine Autain. «Comme le disait un responsable de la CGT, c'est une baguette par semaine. Je ne trouve pas ça correct vis-à-vis de ceux qui souffrent et inefficace sur le plan économique», précise-t-elle.

21/06/2012

Fonction publique: "Quand c'est flou, il y a un loup", dit Mailly

PARIS, 21 juin 2012 (AFP) - Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a affirmé jeudi à propos des intentions du gouvernement sur les effectifs de la fonction publique que, "quand c'est flou, il y a un loup", et a demandé au gouvernement de "lever ce loup".

"Comme disait la grand-mère de Martine Aubry +quand c'est flou, il y a un loup+, eh bien, on va demander à lever le loup", a lancé sur RTL M. Mailly, reprenant la formule de la première secrétaire du PS, qui visait alors François Hollande, son rival dans la primaire socialiste.

"Si jamais le gouvernement était dans une logique identique au précédent, en disant qu'il faut serrer les boulons et on va arbitrairement diminuer tels effectifs ou remettre en cause telle mission de service public, je dis attention", a ajouté le leader de FO.

A la conférence sociale des 9 et 10 juillet, où ce sujet est inscrit, M. Mailly entend "redemander que, d'abord, il y ait un vrai débat sur l'avenir du service public dans notre pays, ce que le précédent gouvernement a refusé de faire". "Qu'on nous explique s'il y a un arrêt de la révision générale des politiques publiques" (RGPP), a-t-il dit.

Evoquant la volonté du gouvernement d'augmenter les postes dans des secteurs prioritaires -éducation, police, justice- dans le cadre d'effectifs de fonction publique globalement stables, M. Mailly a dit: "Je ne connais pas 36 solutions: ou bien il y a des réductions" dans d'autres secteurs, "et je veux savoir où", ou alors il y aurait "un acte trois de la décentralisation" qui consisterait à "transférer des missions sans transférer les effectifs".

Selon lui, dans tous les secteurs de la fonction publique, les agents "n'en peuvent plus, sont à bout, on est à l'os".

Selon Le Figaro, le gouvernement prévoit une baisse en moyenne de 2,5% par an des effectifs de la fonction publique. Ces chiffres "ne sont pas ceux du gouvernement" et des arbitrages sont encore attendus jusqu'à fin juin, a indiqué Matignon à l'AFP.

01/02/2012

Droit du travail : Anne Hidalgo condamnée à 40 mille euros d’amende !

Le tribunal donne raison à l’inspection du travail contre la Mairie de Paris !

Anne Hidalgo a été condamnée à 40 000 euros d’amende, en toute discrétion, pour infraction à la législation du travail selon le syndicat Force Ouvrière et l’hebdomadaire « Le Point » du 26 janvier. La Mairie de Paris a déclaré avoir fait appel.

Au mois de juillet 2011, l’inspection du travail avait déposé deux plaintes au tribunal de Police, l’une pour travail dissimulé, l’autre pour dépassement d’horaire répété à l’encontre de l’Atelier Urbanisme de la Ville de Paris (APUR). Cet organisme qui dépend de la Mairie de Paris est présidé par Anne Hidalgo, 1ère adjointe (PS) du Maire de Paris et candidate désignée à la succession de Bertrand Delanoë. « Un climat social lourd » selon des personnels qui parlent même de « souffrance au travail » voilà ce qu'était le quotidien de ce service municipal.

C’est le suicide d’une salariée qui a déclenché l’enquête de l’inspection du travail. Visiblement, le droit du travail n’était guère respecté à l’APUR puisque les plaintes ont finalement abouti et la Ville condamnée à une lourde amende. Certains se demandent qui va payer cette somme. Anne Hidalgo ou la Ville de Paris, au moment où cette dernière vient de perdre son triple A ?

Pour prendre les devants, la Mairie de Paris avait d’ailleurs provisionné 300 000 euros, pas moins, pour payer les dépassements d’horaire déjà effectués ! « Je n’ai pas le sentiment que les choses soient plus dramatiques qu’ailleurs » avait pourtant déclaré avec candeur, le directeur Francis Rol-Tanguy, qui devait être en résistance avec le Code du Travail. « En tant qu’ancienne inspectrice du travail, Anne Hidalgo aurait du être sensible au sujet » murmure pour sa part, le Conseiller de Paris (Nouveau Centre) Jérôme Dubus, élu au conseil d’administration.

 

Et dire que cette semaine la Mairie de Paris va présenter un projet d’accord-cadre sur la Sécurité et Santé au Travail aux partenaires sociaux dans le cadre d'un Comité Hygiène et Sécurité (CHS) entièrement consacré au sujet. Une majorité de syndicats a déjà pointé le peu d’ambition de ce texte et surtout l’absence totale de moyens pour ne serait-ce que le faire appliquer. Il est vrai que les caisses municipales viennent d'êtres amputées de 340 000 euros avec cette sale histoire.

 

Dans ces conditions, la plupart des organisations syndicales, ne devrait pas signer cet accord cadre. On comprend que dans ce contexte, cette condamnation tombe plutôt mal !

 

Et aussi dans : http://www.miroirsocial.com/ du 3 fev. 2012