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26/08/2014

Un nouveau gouvernement annoncé mardi pour sortir d'une crise politique sans précédent

PARIS, 26 août 2014 (AFP) - Sortir d'une des pires crises de la Ve République: c'est l'enjeu de la formation mardi du nouveau gouvernement Valls qui aura la lourde tâche d'assumer, devant une majorité plus divisée que jamais, le cap économique fixé par François Hollande.

François Hollande et Manuel Valls devraient mettre la dernière main à cette nouvelle équipe lors d'un déjeuner à l'Elysée à 13h00. M. Hollande souhaite un "gouvernement de clarté" sur la "ligne et les comportements", a expliqué l'Elysée mardi. "Ce ne sera pas un grand remaniement", a prédit mardi matin le porte-parole de la précédente équipe, Stéphane Le Foll.

Trois portefeuilles importants au moins changeront de titulaire: Économie, Éducation nationale, Culture, détenus jusqu'ici par Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti. Leur critique de la ligne économique a généré la plus grande crise politique du quinquennat, après les soubresauts suscités par la démission en 2013 de Jérôme Cahuzac, soupçonné de fraude fiscale.

Christiane Taubira (Justice), donnée partante par certains, devrait, elle, in fine rester au gouvernement.

Moins de cinq mois après la nomination de M. Valls à Matignon, les deux têtes de l'exécutif ont décidé de trancher dans le vif, lundi, le désaccord entre la ligne officielle - restaurer la compétitivité du pays en aidant les entreprises et en coupant dans les dépenses publiques - et la ligne alternative portée par les exclus, hostiles à "la réduction à marche forcée des déficits publics".

Après MM. Montebourg et Hamon, Aurélie Filippetti a expliqué les raisons de son départ mardi matin. Le rôle de la gauche est, pour elle, de "porter une politique économique alternative" à celle "menée partout en Europe et qui conduit à une impasse". Pour autant, les trois ministres ne souhaitaient pas "un changement complet, radical" de cap mais "une répartition un peu différente des efforts" en faveur du pouvoir d'achat, selon elle.

La décision du tandem de l'exécutif, déterminé à imposer son autorité, survient alors que François Hollande, mais aussi Manuel Valls, sont englués dans l'impopularité, selon les sondages, sur fond de marasme économique persistant: une croissance à l'arrêt au premier semestre et un chômage au plus haut. Les chiffres mensuels dévoilés mercredi devraient à nouveau être mauvais.

"D'accord sur le fond" avec le trio des bannis, le député PS Henri Emmanuelli, figure historique de la gauche du PS connu pour sa liberté de ton, a lui-même jugé inévitable ce remaniement après le "show médiatique" de ces derniers jours.

Après l'acte d'autorité posé par le tandem exécutif, la logique voudrait que la gauche du PS, et plus largement le mouvement des "frondeurs", parmi lesquels des proches de Martine Aubry, ne soient pas représentés au gouvernement. Autant dire que la majorité parlementaire du gouvernement risque de s'effriter dangereusement, malgré les déclarations de loyauté de Benoît Hamon et Aurélie Filippetti.

- Des doutes sur la majorité à l'Assemblée -

Sauf coup de théâtre, les écologistes d'EELV ne seront pas non plus présents en tant que tels dans le gouvernement Valls II. Pour leur numéro un, Emmanuelle Cosse, "les conditions sont encore moins réunies aujourd'hui qu'en avril". Mais certains parlementaires écologistes, tels Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili et François de Rugy, avaient amèrement et publiquement regretté le départ du gouvernement lors de la nomination de Manuel Valls.

Seuls les radicaux de gauche du PRG semblent certains de rester associés à l'action gouvernementale, comme dans la précédente équipe dans laquelle ils avaient trois représentants. Leur dirigeant, Jean-Michel Baylet a été reçu mardi matin une nouvelle fois par M. Valls.

A l'Assemblée nationale, le groupe PS et apparentés compte 290 députés, celui du PRG et apparentés, 15, alors que la majorité absolue est de 289. Mais cette crise politique nourrit les doutes quant à la pérennité d'une majorité acquise à François Hollande et Manuel Valls, qui a déjà eu à déplorer jusqu'à 41 défections parmi les parlementaires socialistes sur le programme d'économies présenté en avril.

 

L'UMP, par la voix de son secrétaire général intérimaire Luc Chatel, n'appelle pas à la dissolution de l'Assemblée nationale, réclamée à cor et à cri par le Front National.

12/04/2013

Maisons, comptes en banque... le patrimoine des 38 ministres

In  LIBERATION — 12 avril 2013

 

Matignon a rendu public l'inventaire des biens des membres du gouvernement.

Lundi, l'ensemble des membres du gouvernement ont rendu public leur patrimoine, mis en ligne par Matignon. Première étape de l'opération transparence annoncée mercredi par François Hollande et qui devra concerner, à terme, «les parlementaires, les responsables des grands exécutifs locaux et les dirigeants des grandes administrations». Une haute autorité «totalement indépendante» sera ensuite chargée de contrôler «les déclarations de patrimoine mais aussi les déclarations d’intérêts des membres du gouvernement».

Alors qu'un certain nombre d'élus, y compris à gauche, se montraient critiques avec cette proposition, plusieurs ministres avaient devancé l'appel en publiant sur leur blog ou via des déclarations aux médias, leur patrimoine. Un exercice auxquels se sont livrés d'autres élus de tous bords, dont Laurent Wauquiez, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, non sans ironie.

Quant à François Hollande, il avait déjà publié son patrimoine au Journal officiel à son entrée à l'Elysée, le 11 mai 2012. Il disposait alors de biens immobiliers d’une valeur de 1,17 million d’euros et aucune valeur boursière ni collection diverse.

 

Le patrimoine des ministres par ordre protocolaire :

 

Jean-Marc Ayrault - Premier ministre

Patrimoine: 1 431 585,27 €

Immobilier 1 210 000 €

Une maison individuelle à Nantes 650 000 €

Une résidence secondaire à Sarzeau (Morbihan) 540 000 €

Un garage 20 000 €

Assurance-vie 97 618,36€

Comptes bancaires 82 733,13 €

Comptes à la Caisse d’Epargne, à la Société Générale et la Banque Postale.

Biens mobiliers 106 100 €

Véhicules 16 000 €

Combi Volkswagen 1 000 €

Citroën C4 15 000 €

Passif (prêts immobiliers et à la consommation restant à rembourser) 80 866,22 €

 

Laurent Fabius - Affaires étrangères

Patrimoine : 6 042 494 €

Immobilier 3 895 000 €

Un appartement à Paris 2 750 000 €

Une maison dans l’Ariège 680 000 €

Une maison en Haute- Normandie 465 000 €

Valeurs mobilières 34 240 €

Valeurs cotées 1 284 874€

Biens mobiliers 630 000 €

Assurance-vie 516 349 €

Comptes bancaires -24 820 €

Capital Préfonretraite 222 351 €

Passif (prêt immobilier restant à rembourser) 515 500 €

 

Vincent Peillon - Education nationale

Patrimoine : 360 344 €

Immobilier : 800 000 €

Maison de 450 m2 acquise à Courances (Essonne) en 2012 650 000 €

Travaux : 150 000 €

Assurance-vie 11 000 €

Comptes bancaires 34 795 €

Biens mobiliers 15 000 €

Véhicule 10 000 € Peugeot 407 (2006)

Passif 510 451 € (prêt immobilier)

 

Christiane Taubira - Justice

Patrimoine : 440 147,38 €

Immobilier 266 107 €

Terrains en Guyane 196 107 €

Maison en Guyane 70 000 €

Assurance-vie

Mondiale Vivépargne 84 925,63 €

Comptes bancaires 65 214,75 €

Biens mobiliers 10 000 €

Automobile Hyundai (valeur d’achat en 2008) 13 000 €

3 vélos (valeur d’achat) 900 €

 

Pierre Moscovici - Economie et Finances

Patrimoine : 268 216,11 €

Immobilier 200 000 € appartement de 125 m2 à Montbéliard, acheté en 1999 : 200 000 €

Valeurs mobilières 24 574,97 €

Compte titre à la Société générale 17 000 €

Assurance vie Société générale 7 574,97 €

Comptes bancaires 13 641,14 €

Biens mobiliers 30 000 €

 

Marisol Touraine - Affaires sociales et Santé

Patrimoine : 1 050 235,29 €

Immobilier 1 412 000 €

Copropriétaire de 3 appartements à Paris (Ve, XIIIe et XVe arrondissements) et d’une maison dans l’Yonne 1 092 000 €

Un appartement de 33 m2 à Paris (75005) 320 000 €

Comptes bancaires 4 363,29 €

Biens mobiliers 1 2 000 €

Automobile (Peugeot de 2008, valeur d’achat) 14 000 €

Passif (prêts immobiliers restant à rembourser) 392 128 €

 

Cécile Duflot - Logement et Egalité des Territoires

Patrimoine : 184 239,35 €

Immobilier 117 600 €

70 % d’une maison dans les Landes acquise en 2009 pour 168 000 euros

Comptes bancaires et livrets 133 812,88 €

Comptes courants 3 548,51 €

Livrets 130 264,37 €

Biens mobiliers 12 000 €

Véhicules 1 700 €

Renault Twingo (2009) 1 300 €

Renault 4 (2000) 400 €

Passif (prêt immobilier restant à rembourser) 80 873,53 €

 

Manuel Valls - Intérieur

Patrimoine : 198 552,95 €

Immobilier 287 650 €

Un appartement à Evry d’une valeur 254 500 €

Travaux d’amélioration 30 000 €

Une part sur cent dans une SCI pour un appartement à Paris 3 150 €

Assurance-vie 239,66 €

Comptes bancaires et livrets 1 589,88 €

Compte courant 108,71 €

Livrets 1 481,17 €

Biens mobiliers 80 000 €

Des tableaux de son père, Xavier Valls

Passif (dont prêt immobilier restant à rembourser) 170 926,59 €

 

Nicole Bricq - Commerce extérieur

Patrimoine : 836 906,19 €

Immobilier 700 000 €

Un appartement de 38 m2 à Paris (75007)

Actions 498,88 €

82 actions du Crédit Agricole SA

Comptes bancaires et livrets 72 490,62 €

Compte courant 61 081,18 €

Livrets 11 409,44 €

Biens mobiliers 54 000 €

Automobile (Renault Mégane de 2009) 22 000 €

Passif (prêts travaux restant à rembourser) 12 083,31 €

 

Arnaud Montebourg - Redressement productif

Patrimoine : 1 432 364,12 €

Immobilier 1 161 000 €

Un appartement de 55 m2 à Paris (75020), don de ses parents, en nue-propriété, prix d’achat 525 000 €

Une place de parking à Dijon en nue-propriété 45 000 €

40 % d’un appartement de 890 000 € et de 133 m2 à Paris (75002), soit 356 000 €

Une maison à Montret (Saône-et Loire) 235 000 €

Comptes bancaires et livrets 331 420,89 €

Biens mobiliers 28 000 €

Automobile 407 Peugeot de 2007 7 400 €

Passif (prêts immobiliers restant à rembourser) 95 456,77 €

 

Delphine Batho - Ecologie, Développement durable et Energie

Patrimoine : 109 785,43 €

Comptes bancaires 16 085,43 €

Biens mobiliers 93 700 €

 

Michel Sapin - Travail, Emploi, Formation professionnelle et Dialogue social

Patrimoine : 2 151 019,79 €

Immoblier 2 070 000 €

Une maison à Argenton-sur-Creuse 350 000 €

Terres, bois, propriétés agricoles 590 000 €

Un appartement de 55 m2 à Paris (75007) 600 000 €

Une maison à Notre-Dame-de-Bellecombe 280 000 €

Une maison à l’Ile-d’Yeu (Vendée) 250 000 €

Biens mobiliers 146 000 €

Comptes bancaires 4 229,79 €

Véhicule 9 040 € Renault Clio 5 040 €

Bateau de pêche 4 000 €

Passif (prêt pour travaux restant à rembourser) 78 250 €

 

Jean-Yves Le Drian - Défense

Patrimoine : 593 421,54 € (+ deux voitures)

Immobilier :

Une maison à Guidel (Morbihan) avec 1 105 m2 de terrain 800 000 €

Comptes bancaires 31 304,85 €

Biens mobiliers divers 10 000 €

Véhicules Deux voitures (une Suzuki Wagon R de 2004 et une Lancia Ypsilon de 2012, valeurs non précisées)

Passif 247 883,31 €

 

Aurélie Filippetti - Culture et Communication

Patrimoine : 417 011,32 €

Immobilier Un appartement de 71 m2 à Paris 710 000 €

Comptes bancaires 10 801,82 €

Biens mobiliers divers Moins de 10 000 €

Passif 313 790,50 €

 

Geneviève Fioraso - Enseignement supérieur et Recherche

Patrimoine : 574 285 €

Immobilier 705 000 €

Une maison de 150 m2 à Vallonise (Hautes-Alpes) 250 000 €

50 % en indivision d’une maison de 60 m2 à Chanac (Haute-Loire)

25 000 €

50 % d’un appartement de 50 m2 à Paris 200 000 €

Local parlementaire à Grenoble 230 000 €

Comptes bancaires 26 478 €

Biens mobiliers divers 18 000 €

Véhicule Renault Twingo 8 000 €

Passif Remboursement de prêts 183 193 €

 

Najat Vallaud-Belkacem - Droits des femmes, porte-parole du gouvernement

Patrimoine : 106 740,14 €

Assurance vie 3 455,11 €

Comptes bancaires 80 785,03 €

Biens mobiliers 22 000 €

Véhicule Scooter 50 cm3 Piaggio 500 €

 

Stéphane Le Foll - Agriculture, Agroalimentaire et Forêt

Patrimoine 481 000 €

Immobilier 400 000 €

Une maison principale 250 000 €

Une maison individuelle 150 000 €

Valeurs mobilières Parts sociales Caisse d’Epargne 100 €

Assurance-vie 29 000 €

Comptes bancaires 41 600 €

Biens mobiliers divers 10 000 €

Véhicules Renault Clio (1994) 0 €

Moto BMW (2001) 300 €

 

Marylise Lebranchu - Réforme de l’Etat, Fonction publique et Décentralisation

Patrimoine : 742 110,21 €

Immobilier 645 000 €

Une maison à Morlaix (Finistère) 250 000 €

Une maison à Plougasnou (Finistère) 200 000 €

Un appartement à Morlaix (Finistère) 135 000 €

Une maison (en indivision) à Loudéac (Côtes-d’Armor) 60 000 €

Valeurs mobilières PEA 3 688,27 €

Comptes bancaires 88 565 €

Biens mobiliers divers 22 000 €

Véhicules 11 000 €

Renault Clio (2012) 9000 €

Bateau Bénéteau 2000 €

Passif 28 143,06 €

 

Victorin Lurel - Outre-Mer

Patrimoine : 1 133 829,09 €

Immobilier 912 500 €

Une maison principale en Guadeloupe 480 000€

Une case en Guadeloupe 40 000 €

Terrains agricoles 20 000 €

50 % d’un appartement à Paris 372500 €

Assurance-vie 7 500 €

Comptes bancaires 415 090,89 €

Biens mobiliers 85 000 €

Véhicule 607 Peugeot 5 000 €

Passif Remboursement de prêts 291 261,80 €

 

Sylvia Pinel - Artisanat, Commerce et Tourisme

Patrimoine : 277 886,12 €

Immobilier 144 000 €

Une maison, des bâtiments ruraux et 18 ha de terres dans le Tarn-et-Garonne

Comptes bancaires 119 379,48 €

Biens mobiliers 23 000 €

Véhicules Peugeot 407 17 400 € (à l’achat)

Passif Remboursement de prêts 25 893,36 €

 

Valérie Fourneyron - Sports, Jeunesse, Vie associative, Education populaire

Patrimoine : 715 103,11 €

Immobilier 860 000 €

Une maison individuelle à Rouen 400 000 €

Une maison individuelle à Saint-Brieuc 460 000 €

Comptes bancaires 100 800 €

Biens mobiliers 2 000 €

Véhicules 8 000 €

Renault Mégane 5 000 €

2 CV Citroën 3 000 €

Passif Remboursement de prêts 255 696,89 €

 

Bernard Cazeneuve - Budget

Patrimoine : 195 084,54 €

Immobilier 550 000 €

Une maison individuelle dans l’Oise

Comptes bancaires 27 496,32 €

Valeurs mobilières 30 000 €

Véhicule Renault 6 000 €

Passif Remboursements de prêts 418 411,78 €

 

George Pau-Langevin - Réussite éducative

Patrimoine : 1 068 313,12 €

Immobilier 830 000 €

Un appartement à Levallois-Perret 570 000 €

Une maison en Guadeloupe 260 000 €

Valeurs mobilières

Parts dans une société immobilière à Pointe-à-Pitre 80 000 €

Valeurs 10 000 €

Placements 17 055,77 €

Assurance-vie 1 173,21 €

Comptes bancaires 121084,14 €

Véhicules Renault Mégane Renault Clio Citroën C1 9000 €

 

Alain Vidalies - Relations avec le Parlement

Patrimoine : 726 799 €

Immobilier 600 000 €

Une maison dans les Landes 300 000 €

Bureaux à Mont-de- Marsan (30 % d’une SCI) 240 000 €

Bureaux à Mont-de- Marsan 60 000€

Valeurs mobilières 25 000 €

Placements 38 677 €

Assurance-vie 16 035 €

Comptes bancaires 37 087 €

Véhicule Renault Velsatis 10 000 €

 

François Lamy - Ville

Patrimoine : 601 614 €

Immobilier 630 000 €

Maison individuelle à Palaiseau (Essonne) d’une surface de 170 m2 avec terrain de 5 000 m2

Assurance-vie 8 202 €

Comptes courants et livrets 18 992 €

Société générale 4 645 €

Livrets 14 347 €

Biens mobiliers 65 000 €

Véhicule Mini Cooper 8 500 €

Passif (dont deux prêts immobiliers pour la résidence principale d’un total de 117 517 € et prêt de trésorerie de 11 563 €)

129 080 €

 

Thierry Repentin - Affaires européennes

Patrimoine : 647 370 €

Immobilier 740 000 €

Une maison individuelle de 350 m2 à Saint-Alban-Leysse (Savoie) 650 000 €

Un appartement de 50 m2 à Bassens (Savoie) 90 000 €

Comptes courants et livrets 3 901 €

Crédit agricole 2 940 €

Caisse d’épargne 500 €

Banque postale (CCP et livret A) 461 €

Biens mobiliers 109 000 €

Véhicules 13 500 €

Renault Scénic 8 500 €

Renault Laguna 5 000 €

Passif (prêt immobilier restant à rembourser) 219 031 €

 

Michèle Delaunay - Personnes âgées et Autonomie

Patrimoine : 5 244 126,55 €

Immobilier 2 810 000 €

Deux immeubles à Bordeaux 1 510 000 €

Un immeuble à Arcachon 1 000 000 €

50% d’un immeuble à Hossegor 300 000 €

Comptes bancaires et livrets 887 698,88 €

Valeurs cotées 1 101 127,48 €

Assurances-vie 201 300,19 €

Biens mobiliers 225 000 €

Véhicules (deux BMW (1998 et 2004) et une Lancia Ypsilon) 19 000 €

 

Benoît Hamon

Economie sociale et solidaire, Consommation

Patrimoine : 169 904,38 €

Immobilier 117 629 €

Valeur au 12 juillet 2012 de l’appartement de 62,91 m2 acquis à Brest le 31 octobre 2010 pour un prix de 111 1974 €.

Comptes bancaires et livrets 47 450,64 €

Comptes LCL 5 701,4 €

Livrets 41 749,24 €

Valeurs (cotisations versées au fonds de retraite volontaire des députés européens, période 2004-2009) 61 067,74 €

Véhicule Opel Corsa (2006) 4 600 €

Passif (prêt immobilier restant à rembourser) 60 843 €

 

Dominique Bertinotti - Famille

Patrimoine : 421 002,29 €

Immobilier 212 850 €

Propriétaire en indivision (43 %) d’un appartement de 46 m2 dans le IVe arrondissement de Paris, d’une valeur de 495 000 euros.

Assurance-vie 112 346,27 €

Comptes bancaires 81 806,02 €

Compte courant 14 664,84 €

Livrets 67 141,18 €

Biens mobiliers (estimation personnelle) 14 000 €

 

Marie-Arlette Carlotti - Personnes handicapées, Lutte contre l’exclusion

Patrimoine : 611 485,03 €

Immobilier 610 000 €

Un appartement à Marseille 270 000 €

Une maison individuelle dans l’Hérault 240 000 €

Un appartement en Haute-Corse 100 000 €

Valeurs cotées 2 572,70 €

EADS - BNP Paribas (épargne salariale) 917,70 €

Efindex - France Crédit Coopératif 1 655 €

Assurance-vie 39 979,89 €

Comptes bancaires 22 932,44 €

Véhicules 6 000 €

Smart fortwo 3 000 €

Toyota RAV 4 (8 CV) 3 000 €

Passif(prêt immobilier restant à rembourser) 70 000 €

 

Pascal Canfin - Développement

Patrimoine : 544 080,67 €

Immobilier 540 000 €

Appartement à Paris acquis en juillet 2012 pour 540 000 euros (suite à la vente d’un autre appartement acquis en 2002) Valeurs mobilières 5 820 €

Parts sociales dans la scop Alternatives Economiques : 3 820 €

Parts sociales dans deux librairies dans la Nièvre : 2 000 €

Assurance-vie 2 760 €

Comptes bancaires 25 200 €

Valeurs 1 400 €

Passif (prêt immobilier restant à rembourser) 31 099,33 €

 

 

Yamina Benguigui - Francophonie

Patrimoine : 283 047,03 €

Valeurs mobilières 75 000 €

39,6 % de la société de production Elemiah

Valeurs cotées en Bourse et placements divers 80,45 €

Assurance-vie 192 767,74 €

LCL 95 556,74 €

Skandia 97 211 €

Comptes bancaires 198,84 €

Valeurs (meubles, collections, objets d’art, bijoux, or, pierres précieuses) 15 000 €

 

Frédéric Cuvillier - Transports, Mer et Pêche

Patrimoine : 665 725,56€

Immobilier 590 000€

Maison principale Boulogne sur Mer, permanence d’élu de Portel, maison individuelle à Saint Martin Boulogne et un appartement à Marrakech.

Valeurs cotées 94 965,38€

Assurances vies 49 500€

Comptes bancaires 226 236,77€

Valeurs 10 000€

Véhicules Renault Clio et Peugeot 206 Non cotées

Passif (prêt immobilier restant à rembourser) 304 976,59€

 

Fleur Pellerin - PME, Innovation et Économie numérique

Patrimoine : 528 611,73 €

Immobilier 444 000 €

Valeurs 70 250 €

Comptes bancaires 5 893,73 €

Véhicule (Citroen C3) 11 000 €

Passif (prêts restant à rembourser) 2 532 €

 

Kader Arif - Anciens combattants

Patrimoine : 633 557,38 €

Immobilier 740 000 €

Comptes bancaires 64 410,97 €

Valeurs 30 000 €

Véhicules 17 050 €

Passif 217 903,59 €

 

Anne-Marie Escoffier - Décentralisation

Patrimoine : 371 041,39 €

Comptes courants et livrets 81 374,84 €

Biens mobiliers 275 000 €

Véhicule Toyota Yaris 17 000 €

Passif (prêt restant à rembourser) 2 333,45 €

 

Hélène Conway-Mouret - Français de l’étranger

Patrimoine : 762 700 €

Immobilier 610 000 €

Assurance vie 104 234 €

Comptes et livrets 37 466 €

Biens mobiliers 11 000 €

 

Guillaume Garot - Agroalimentaire

Patrimoine : 603 586 €

Immobilier 486 938 €

Appartement de 78 m2 à Laval 140 000 €

50% d’un appartement à Paris 253 000 € Maison en nue-propriété en Mayenne 93 938 €

Assurance-vie 36 202 €

Comptes bancaires 127 569€

Biens mobiliers 18 000€

Véhicule 7 400€

Passif (prêt immobilier restant à rembourser) 72 523 €

28/02/2013

Attentats du Drakkar - 1983

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Attentat du Drakkar : qui a tué les paras français de Beyrouth en 1983

21/11/2012

Le PCF lance avec le FG une "campagne nationale contre l'austérité"

PARIS, 21 nov 2012 (AFP)

Le Parti communiste français (PCF) lance avec le Front de gauche (FG) une "grande campagne nationale contre l'austérité" accompagnée de meetings, de réunions publiques et de "votations citoyennes", a annoncé mercredi le PCF.

"En France, des salariés, les organisations syndicales ne baissent pas les bras. Des citoyens, des économistes, des pans entiers de notre société n'acceptent pas l'idée que la gauche va de nouveau se fracasser contre ce mur de la finance. C'est aussi vrai en Europe", déclare le PCF dans un communiqué.

"C'est en pensant à ces forces disponibles que nous proposons une grande campagne nationale sur le thème +l'alternative à l'austérité, c'est possible+", ajoute-t-il.

"Nous proposons une implication citoyenne très large : grand meeting national de lancement avec une série de réunions publiques en régions, organisation de votations citoyennes, de marches contre l'austérité, assemblées, ateliers législatifs, journées de mobilisation sur des questions précises permettant de faire la démonstration que des solutions existent", annonce le PCF.

"Nous allons proposer des mesures plus justes socialement et bien plus efficaces économiquement", ajoute le parti communiste, une des principales composantes du Front de gauche.

"L'objectif politique pourrait se résumer à une idée : dans six mois, nos concitoyens qui se retrouvent dans des valeurs de gauche seront-ils résignés, abattus, où au contraire dans un esprit de combativité contre l'austérité, mobilisés pour obtenir un changement de cap au nom de ceux qui ont fait le choix du changement ?", conclut le PCF.

29/08/2012

Mélenchon : les emplois d'avenir, une "nouvelle forme de précariat"

PARIS, 29 août 2012 (AFP) - Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et ex-candidat à la présidentielle, a vu mercredi dans les emplois d'avenir voulus par François Hollande "la création d'une nouvelle forme de précariat".

"C'est très mal calculé", a estimé sur France Info l'ex-candidat du Front de gauche (11,1%) à propos du projet de loi examiné mercredi en Conseil des ministres, visant à la création d'emplois aidés pour jeunes de 16-25 ans sans qualification.

Les emplois jeunes de la période Jospin (1997-2002) étaient "sur cinq ans", a relevé celui qui était alors au PS et au gouvernement. Selon lui, "ça change tout !".

Là, on organise "une nouvelle forme de précariat", avec des contrats de un ou trois ans, a accusé l'eurodéputé. Or "quelqu'un qui n'a pas de qualification ne se forme pas en un an". "Il faut, dans les décrets d'application, complètement recibler ça pour donner de la stabilité" aux jeunes embauchés, selon lui.

28/08/2012

Nucléaire: les déclarations d'Arnaud Montebourg, c'est "la ligne rouge" (Bove)

SAINT-NAZAIRE, 28 août 2012 (AFP) - L'eurodéputé EELV José Bové a estimé mardi que les déclarations du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg sur le nucléaire étaient une "ligne rouge" nécessitant un recadrage du Premier ministre sur la ligne politique qu'entend suivre le gouvernement.

"Pour moi les déclarations d'Arnaud Montebourg, c'est une ligne rouge, là-dessus il va falloir être très clair: c'est au gouvernement et au Premier ministre d'assumer sa responsabilité pour que les engagements qui ont été pris au moment de l'élection présidentielle soient tenus", a déclaré M. Bové lors d'une manifestation de soutien aux opposants du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

"On a besoin que les choses se recadrent parce que quand j'entends M. Montebourg, M. Valls, quand j'entends y compris le Premier ministre sur les gaz de schiste qui a été ambigu, je crois qu'il va falloir que les choses soient recadrées de manière très claire", a estimé M. Bové, alors que 150 tracteurs et plusieurs centaines de manifestants protestaient devant le palais de justice de Saint-Nazaire.

M. Montebourg a notamment estimé que le nucléaire serait "une filière d'avenir".

"Les gens ont voté pour un changement de majorité, ils n'ont pas voté pour qu'on revienne à une logique de développement du XXème siècle", a-t-il ajouté.

"Je dis au Premier ministre: Jean-Marc aie du courage pour changer de politique. Aujourd'hui on a une crise, elle ne se réglera pas par des vieilles recettes du XXème siècle: il faut reconvertir de manière massive l'économie par l'écologie, c'est comme ça qu'on va créer de l'emploi", a-t-il ajouté.

"On se bat aujourd'hui contre le nucléaire, on a un engagement de réduire de 75 à 50% (la part du nucléaire, ndlr), qui n'est pas sufffisant pour nous mais au moins c'est un premier pas", a estimé M. Bové. "Il faut qu'on continue à convaincre pour que demain les Français, comme les Belges, comme les Allemands comme la majorité des européens, décident de sortir du nucléaire".

Concernant la décision de baisser les prix du carburant, M. Bové a estimé qu'il s'agissait d'"une réaction à court terme". "Pourquoi pas si ça peut soulager, le problème c'est que ça va poser le problème de fond: on a des voitures qui consomment énormément, des moyens de transport qui ne sont pas adaptés à la nouvelle donne qui est que on a atteint le seuil de production mondial et donc, forcément il faut changer de modèle", a-t-il estimé.

"A court terme, qu'on aide les gens c'est quelque chose de normal, mais à moyen terme, il faut complètement changer le mode de transport", a-t-il encore souligné.

Les sujets de friction au sein de la majorité depuis 100 jours

Europe, nucléaire, cannabis, gaz de schiste, Roms, liberté de vote au Parlement... Les sujets de friction entre le PS et ses alliés, en particulier les écologistes d'EELV, n'ont pas manqué durant les cent premiers jours du quinquennat de François Hollande.

 

EUROPE

C'est sans doute le principal sujet de crispation au sein de la majorité. Des parlementaires d'EELV, mais aussi de la gauche du PS, veulent s'opposer au Traité européen qui sera présenté au Parlement en octobre. Ils invoquent le droit à débattre "en toute liberté" et le respect entre partenaires.

Mais le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la Première secrétaire du PS Martine Aubry, appellent à serrer les rangs par solidarité gouvernementale pour offrir le vote le plus large possible à François Hollande afin de peser sur la scène européenne. Mme Aubry a même appelé les récalcitrants à s'interroger sur leur présence au gouvernement.

 

PARLEMENT

EELV, qui bénéficie de groupes parlementaires à l'Assemblée et au Sénat grâce à son accord électoral avec le PS, a, dès le début de la législature, vu sa marge de manoeuvre parlementaire réduite par le ministre PS des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, qui lui a reconnu la "liberté d'expression" mais pas de "vote". Face au tollé, le ministre était ensuite revenu en arrière mais la querelle sur le traité européen montre que les parlementaires écologistes n'ont pas encore trouvé toute leur place dans la majorité.

 

NUCLEAIRE

La question du nucléaire avait déjà envenimé les discussions en vue d'un accord électoral entre le PS et EELV fin 2011 et pollué le début de campagne de François Hollande. Le plaidoyer du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg en faveur de cette "filière d'avenir" a ravivé la querelle lundi. La promesse de M. Hollande de réduire de 75 à 50% la part du nucléaire à l'horizon 2025 reste cependant toujours d'actualité, selon le PS.

 

GAZ DE SCHISTE

C'est un autre sujet de tension entre socialistes et écologistes. Les deux alliés sont d'accord pour continuer d'interdire la prospection de gaz de schiste par fracturation hydraulique, la seule technique qui existe ce jour. Mais Jean-Marc Ayrault avait semé le trouble en lançant le 22 août que le débat sur le gaz de schiste n'était "pas tranché".

Les écologistes s'étaient déjà émus du sort de Nicole Bricq, qui partageait les positions d'EELV sur le gaz de schiste et les forages au large de la Guyane, et avait dû quitter au bout de quelques semaines le ministère de l'Environnement pour reprendre le maroquin du Commerce extérieur.

La conférence environnementale du 14 septembre devrait permettre de clarifier les choses.

 

CANNABIS

À peine nommée ministre du Logement et à quelques jours du premier tour des élections législatives, Cécile Duflot, qui était encore secrétaire générale d'EELV, s'est attirée les foudres de l'opposition mais aussi de la majorité en rappelant la position de son parti en faveur d'une dépénalisation du cannabis, à laquelle est opposé François Hollande.

 

ROMS

Les démantèlements de campements de Roms cet été, sous la houlette du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, ont semé le trouble dans la majorité. Ces opérations "contredisent brutalement une des promesses" de François Hollande de ne "pas expulser de familles Roms sans leur apporter de proposition de relogement", a dénoncé EELV le 9 août. Le Parti de gauche avait, lui, dénoncé un gouvernement "dans les pas" du précédent.

Lundi, après un démantèlement à Evry (Essonne), dans la ville de M. Valls, Mme Duflot a souligné qu'il était intervenu avant même l'entrée en vigueur, prévue mardi, d'une circulaire qui permettrait selon elle "de ne pas envisager des démantèlements" (de camps de Roms, ndlr) "sans solutions".

 

PUBLICITE

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a jeté un pavé dans la mare la semaine dernière en évoquant la possibilité que le gouvernement revienne sur la suppression de la publicité après 20H00 à la télévision publique pour des raisons financières. Sa collègue de la Culture Aurélie Filippetti l'avait désavoué dès le lendemain, en assurant que cette proposition n'avait "pas été retenue par le gouvernement".

 

REDEVANCE SUR LES ORDINATEURS

Début juillet, les deux mêmes ministres s'étaient opposés, mais cette fois concernant une idée de Mme Filippetti d'assujettir les ordinateurs personnels à la redevance TV. Quelques jours plus tard, Jérôme Cahuzac, l'avait démentie fermement: "cette suggestion n'est pas reprise par le gouvernement".

03/08/2012

Légion d'Honneur: Cécile Duflot se défend d'avoir favorisé les écologistes

La ministre du Logement Cécile Duflot est vertement critiquée par l'opposition pour ses choix pour la Légion d'Honneur du 14 juillet, jugés partisans, mais elle les défend en affirmant que toutes les personnes récompensées sont concernées par ce secteur.

"Cécile Duflot lutte contre le réchauffement en arrosant de décorations ses camarades pour qu'ils restent bien Verts! C'est ça le changement!", a ironisé, vendredi sur Twitter, Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes et figure de la Droite populaire.

L'ancienne secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) a très vite réagi sur son compte Twitter, en expliquant n'avoir décerné que 30 Légions d'honneur sur les 60 possibles, dont treize élus, parmi lesquels seulement six sont des écologistes, soit autant que des socialistes.

"N'ai décerné que 30 LH sur 60 possibles (suis vraiment tordue) 13 élus (6 EELV, 6 PS, 1 PC), 17 associatifs & professionnels du logement", écrit ainsi Cécile Duflot.

Le ministère du Logement et de l'Egalite des territoires n'a eu que 48 heures pour "boucler la liste", ce qui explique en partie ce nombre peu élevé de décorations, souligne à l'AFP l'entourage de Mme Duflot.

Parmi les personnalités élevées au rang de chevaliers figurent notamment l'ancienne ministre de l'Environnement et maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Dominique Voynet, le maire EELV de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais), Jean-François Caron, figure historique des écologistes dans le bassin minier, et Michèle Rivet, vice-présidente écologiste du conseil régional du Centre.

- Pas d'élus de droite -

"Cela aurait été paradoxal que Cécile Duflot ne mette aucun écologiste au sein de cette liste", fait-on remarquer à son cabinet.

Parmi les autres personnalités qui pourront faire figurer la rosette au revers de leur veste ou tailleur on relève les noms de Jacqueline Rouillon, maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), du socialiste Jean-Yves Mano, adjoint au maire de Paris et du communiste Stéphane Peu, maire-adjoint de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), tous d'ardents défenseurs du logement social.

Mais aussi Dominique Giry, directeur général de Logeo, un organisme collecteur du mouvement du 1% Logement basé dans le Val-de-Marne dans lequel Cécile Duflot a travaillé plusieurs années.

"Cette grande distribution à des élus de son propre parti est d'autant plus étonnante que celui-ci est bien connu pour ses appels à l'illégalité ou actions d'insoumission contraires en eux-mêmes à l'esprit républicain de la Légion d'honneur", déplore, dans un communiqué, le parti Chasse, pêche, nature, traditions (CPNT), adversaire historique des Verts.

La ministre ironise, dans un autre tweet, en affirmant : "seule chose juste: aucun élu de droite, RV la prochaine fois".

Avant de s'étonner, dans un troisième tweet, "ça dérange tant que ça les écolos?".

Déjà critiquée en mai pour avoir assisté en jean à son premier Conseil des ministres, Cécile Duflot avait été accueillie par des exclamations ironiques de députés de droite, en juillet, lorsque, vêtue d'une robe à fleurs, elle s'était levée de son banc pour répondre à la question d'un élu.

27/07/2012

L'Ile-de-France choisit une plateforme délocalisée: une décision qui tombe mal

PARIS, 27 juil 2012 (AFP) - Alors qu'Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, a demandé aux opérateurs de télécoms de rapatrier en France leurs centres d'appel, la décision de la région Ile-de-France, dirigée par la gauche, d'attribuer un marché à un prestataire installé au Maroc tombe au plus mauvais moment pour le gouvernement.

"Il y a des règles en matière de marchés publics, elle ont été respectées dans ce cas", a souligné François Hollande, interrogé sur ce choix par la presse au cours d'une visite chez Valéo dans les Yvelines. Tout en disant ne pas être "favorable à une surenchère protectionniste", il a appelé "tous les acteurs publics à la responsabilité" pour favoriser le marché français.

La décision du conseil d'administration du Stif, prise le 11 juillet par l'autorité organisatrice des transports en Ile-de-France présidée par le président de la région Jean-Paul Huchon (PS), menace 80 emplois en France

Le Stif "n'a eu d'autre choix", a écrit le même jour M. Huchon à M. Montebourg, pour justifier sa décision: le code des marchés publics, issu de directives européennes, ne permettant "pas de favoriser l'exécution de prestations sur le territoire national, voire européen".

Conséquence, le marché a été accordé à une entreprise dont le centre de traitement et d'appels est situé au Maroc, "évidemment moins-disante que sa concurrente dont le centre de gestion est implanté sur le territoire français", reconnaît le responsable régional.

Pour Valérie Pécresse (UMP), la gauche, "unanime" lorsqu'a été prise cette décision, est "en flagrant délit de contradiction". L'ancienne ministre, chef de l'opposition à M. Huchon au conseil régional, lui demande "d'étudier immédiatement toutes les voies de droit pour relancer ce marché avec pour objectif de préserver l'emploi en France qui doit être la première priorité".

Jugeant cette décision "aberrante et particulièrement choquante", Yves Jégo (Parti radical) estime que M. Huchon "doit garantir aux Franciliens qui financent le Stif à travers leurs impôts et leur Pass navigo que les emplois concernés seront maintenus en France".

Pour le secrétaire général du FN, Steeve Briois, "les socialistes plongent dans l'obscénité". "Arnaud Montebourg avait beau fanfaronner en dénonçant les délocalisations des call centers à l'étranger, ses camarades socialistes parisiens ne semblent pas plus gênés que cela", écrit M. Briois.

Arnaud Montebourg a demandé à M. Huchon de "reconsidérer" la décision, "en remettant l'appel d'offres sur le métier", souhaitant que "dans les services publics, dans la commande publique, nous ne soyons pas prisonniers de règles qui contribuent à délocaliser les emplois".

Dans la lettre qu'il lui a adressée, M. Huchon juge "nécessaire" de prendre en compte la "concurrence en provenance d'États où les règles de droit social et de droit du travail sont peu exigeantes". Il propose "d'introduire une clause de préférence communautaire" dans les cahiers des charges.

Selon Frédéric Jousset, co-président de Webhelp qui détient ce marché jusqu'au 1er février 2014, M. Huchon a jusqu'à samedi pour changer d'avis.

Sa société travaillait depuis 2006 pour le Stif dans le cadre d'un marché public de trois ans, renouvelé en 2009. Elle possède deux centres téléphoniques employant 80 personnes assurant les relations avec les clients ayant droit à des réductions ou à la gratuité des transports en Ile-de-France via un numéro azur.

Ces centres sont situés à Saint-Avold (Moselle) et Fontenay-le-Comte (Vendée), deux villes de moins de 20.000 habitants. Selon lui, la "société est le plus gros employeur de ces villes".

09/07/2012

Yamina Benguigui dans un palace de Cannes, le Fouquet's de la présidence normale ?

par Christophe Greuet - Midi Libre - 5 Juillet 2012

 

L'affaire aura mis un mois et demi à ressortir dans les médias, alors que les service de presse du Premier ministre devaient la croire enterrer. Dans un portrait de la ministre de la Francophonie Yamina Benguigui paru hier, L'Express revient sur l'une des "affaires" qui auront émaillé le début de quinquennat de François Hollande, et auront été aussi vite "oubliées". Un membre du gouvernement Ayrault à la terrasse d'un palace cannois, voilà une manifestation d'un goût de luxe qui a coûté cher en d'autres temps…

18 mai dernier. La France se divise entre deux événements majeurs : les débuts de la "présidence normale" de François Hollande, et le 65e anniversaire du Festival de Cannes. La proximité du peuple contre la surenchère de paillettes. Trois jours plus tôt, le nouveau Premier ministre Jean-Marc Ayrault était nommé par Hollande. 

 

Nommée deux jours plus tôt

Le 16 mai, ce même Ayrault présente son gouvernement. Parmi les rares personnalités issues de la société civile à en faire partie, on note la cinéaste Yamina Benguigui, alors nommée ministre déléguée aux Français à l'étranger (responsabilité réduite depuis à la Francophonie lors du mini-remaniement après les législatives). Tous connaissent le côté paillettes de cette artiste d'origine algérienne, amie de longue date de Rachida Dati, et ancienne adjointe à la Mairie de Paris, en charge des Droits de l'Homme et de la Lutte contre les discriminations.

Voilà donc que ce 18 mai, deux jours donc après la nomination du gouvernement, un tweet de Sébastien Calvet, photographe au quotidien Libération présent au festival de Cannes, qui s'étonne à 18 h 18 via des propos explosifs :

@SebCalvet Tiens! Yamina Benguigui travaille ses dossiers a la terrasse du martinez a cannes...

 

Très vite, la nouvelle se répand sur le net. Plusieurs sites proches de la droite et de l'extrême gauche crient au retour de la "gauche caviar". Matignon, qui surveille les réseaux sociaux, découvre la nouvelle. Le sang de Jean-Marc Ayrault ne fait qu'un tour. Deux jours après le début du quinquennat, le spectre d'une deuxième "affaire Fouquet's", qui avait entaché de façon permanente la présidence de Sarkozy, est toujours bien présent. Il faut impérativement endiguer l'affaire.

On apprend que la présence de Benguigui était programmée avant son entrée au gouvernement, et qu'elle "n'a pas envisagé d'y renoncer – quelle idée !", écrit L'Express, précisant que la cinéaste a ses habitudes au Martinez, l'un des palaces les plus chers de la Croisette. Pourquoi changer ? 

 

Des "habitudes" au palace Martinez, sur la Croisette

Le site du Figaro dévoile que Benguigui doit participer à la "mise en place du Fonds panafricain pour le cinéma et l'audiovisuel". Mauvais timing : la cérémonie se déroule en début de festival, avant même que la toute nouvelle ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, n'y fasse sa traditionnelle visite (elle ne montera les marches que le dimanche 20 mai, pour la soirée du 65e anniversaire du festival).

Il faut donc absolument empêcher Yamina Benguigui de monter les marches avant Aurélie Filippetti. Jean-Marc Ayrault demande à son directeur de cabinet de lui interdire de fouler le tapis rouge. Il faut également étouffer les rumeurs qui fleurissent sur le web, selon lesquelles le déplacement de Yamina Benguigui aurait été fait aux frais de l'Etat. On précise rapidement dans la presse que ce déplacement était d'ordre "privé", donc aux frais de la nouvelle ministre. Tout comme le Fouquet's… Mais le symbole est égratigné. Benguigui perdra après les législatives une partie de ses attributions. Et le côté "diva" de ministre serait très mal vu au gouvernement.

Comme un paradoxe qu'il vaut mieux cacher…