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28/02/2013

Attentats du Drakkar - 1983

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Attentat du Drakkar : qui a tué les paras français de Beyrouth en 1983

21/11/2012

Le PCF lance avec le FG une "campagne nationale contre l'austérité"

PARIS, 21 nov 2012 (AFP)

Le Parti communiste français (PCF) lance avec le Front de gauche (FG) une "grande campagne nationale contre l'austérité" accompagnée de meetings, de réunions publiques et de "votations citoyennes", a annoncé mercredi le PCF.

"En France, des salariés, les organisations syndicales ne baissent pas les bras. Des citoyens, des économistes, des pans entiers de notre société n'acceptent pas l'idée que la gauche va de nouveau se fracasser contre ce mur de la finance. C'est aussi vrai en Europe", déclare le PCF dans un communiqué.

"C'est en pensant à ces forces disponibles que nous proposons une grande campagne nationale sur le thème +l'alternative à l'austérité, c'est possible+", ajoute-t-il.

"Nous proposons une implication citoyenne très large : grand meeting national de lancement avec une série de réunions publiques en régions, organisation de votations citoyennes, de marches contre l'austérité, assemblées, ateliers législatifs, journées de mobilisation sur des questions précises permettant de faire la démonstration que des solutions existent", annonce le PCF.

"Nous allons proposer des mesures plus justes socialement et bien plus efficaces économiquement", ajoute le parti communiste, une des principales composantes du Front de gauche.

"L'objectif politique pourrait se résumer à une idée : dans six mois, nos concitoyens qui se retrouvent dans des valeurs de gauche seront-ils résignés, abattus, où au contraire dans un esprit de combativité contre l'austérité, mobilisés pour obtenir un changement de cap au nom de ceux qui ont fait le choix du changement ?", conclut le PCF.

29/08/2012

Mélenchon : les emplois d'avenir, une "nouvelle forme de précariat"

PARIS, 29 août 2012 (AFP) - Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et ex-candidat à la présidentielle, a vu mercredi dans les emplois d'avenir voulus par François Hollande "la création d'une nouvelle forme de précariat".

"C'est très mal calculé", a estimé sur France Info l'ex-candidat du Front de gauche (11,1%) à propos du projet de loi examiné mercredi en Conseil des ministres, visant à la création d'emplois aidés pour jeunes de 16-25 ans sans qualification.

Les emplois jeunes de la période Jospin (1997-2002) étaient "sur cinq ans", a relevé celui qui était alors au PS et au gouvernement. Selon lui, "ça change tout !".

Là, on organise "une nouvelle forme de précariat", avec des contrats de un ou trois ans, a accusé l'eurodéputé. Or "quelqu'un qui n'a pas de qualification ne se forme pas en un an". "Il faut, dans les décrets d'application, complètement recibler ça pour donner de la stabilité" aux jeunes embauchés, selon lui.

28/08/2012

Nucléaire: les déclarations d'Arnaud Montebourg, c'est "la ligne rouge" (Bove)

SAINT-NAZAIRE, 28 août 2012 (AFP) - L'eurodéputé EELV José Bové a estimé mardi que les déclarations du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg sur le nucléaire étaient une "ligne rouge" nécessitant un recadrage du Premier ministre sur la ligne politique qu'entend suivre le gouvernement.

"Pour moi les déclarations d'Arnaud Montebourg, c'est une ligne rouge, là-dessus il va falloir être très clair: c'est au gouvernement et au Premier ministre d'assumer sa responsabilité pour que les engagements qui ont été pris au moment de l'élection présidentielle soient tenus", a déclaré M. Bové lors d'une manifestation de soutien aux opposants du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

"On a besoin que les choses se recadrent parce que quand j'entends M. Montebourg, M. Valls, quand j'entends y compris le Premier ministre sur les gaz de schiste qui a été ambigu, je crois qu'il va falloir que les choses soient recadrées de manière très claire", a estimé M. Bové, alors que 150 tracteurs et plusieurs centaines de manifestants protestaient devant le palais de justice de Saint-Nazaire.

M. Montebourg a notamment estimé que le nucléaire serait "une filière d'avenir".

"Les gens ont voté pour un changement de majorité, ils n'ont pas voté pour qu'on revienne à une logique de développement du XXème siècle", a-t-il ajouté.

"Je dis au Premier ministre: Jean-Marc aie du courage pour changer de politique. Aujourd'hui on a une crise, elle ne se réglera pas par des vieilles recettes du XXème siècle: il faut reconvertir de manière massive l'économie par l'écologie, c'est comme ça qu'on va créer de l'emploi", a-t-il ajouté.

"On se bat aujourd'hui contre le nucléaire, on a un engagement de réduire de 75 à 50% (la part du nucléaire, ndlr), qui n'est pas sufffisant pour nous mais au moins c'est un premier pas", a estimé M. Bové. "Il faut qu'on continue à convaincre pour que demain les Français, comme les Belges, comme les Allemands comme la majorité des européens, décident de sortir du nucléaire".

Concernant la décision de baisser les prix du carburant, M. Bové a estimé qu'il s'agissait d'"une réaction à court terme". "Pourquoi pas si ça peut soulager, le problème c'est que ça va poser le problème de fond: on a des voitures qui consomment énormément, des moyens de transport qui ne sont pas adaptés à la nouvelle donne qui est que on a atteint le seuil de production mondial et donc, forcément il faut changer de modèle", a-t-il estimé.

"A court terme, qu'on aide les gens c'est quelque chose de normal, mais à moyen terme, il faut complètement changer le mode de transport", a-t-il encore souligné.

Les sujets de friction au sein de la majorité depuis 100 jours

Europe, nucléaire, cannabis, gaz de schiste, Roms, liberté de vote au Parlement... Les sujets de friction entre le PS et ses alliés, en particulier les écologistes d'EELV, n'ont pas manqué durant les cent premiers jours du quinquennat de François Hollande.

 

EUROPE

C'est sans doute le principal sujet de crispation au sein de la majorité. Des parlementaires d'EELV, mais aussi de la gauche du PS, veulent s'opposer au Traité européen qui sera présenté au Parlement en octobre. Ils invoquent le droit à débattre "en toute liberté" et le respect entre partenaires.

Mais le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la Première secrétaire du PS Martine Aubry, appellent à serrer les rangs par solidarité gouvernementale pour offrir le vote le plus large possible à François Hollande afin de peser sur la scène européenne. Mme Aubry a même appelé les récalcitrants à s'interroger sur leur présence au gouvernement.

 

PARLEMENT

EELV, qui bénéficie de groupes parlementaires à l'Assemblée et au Sénat grâce à son accord électoral avec le PS, a, dès le début de la législature, vu sa marge de manoeuvre parlementaire réduite par le ministre PS des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, qui lui a reconnu la "liberté d'expression" mais pas de "vote". Face au tollé, le ministre était ensuite revenu en arrière mais la querelle sur le traité européen montre que les parlementaires écologistes n'ont pas encore trouvé toute leur place dans la majorité.

 

NUCLEAIRE

La question du nucléaire avait déjà envenimé les discussions en vue d'un accord électoral entre le PS et EELV fin 2011 et pollué le début de campagne de François Hollande. Le plaidoyer du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg en faveur de cette "filière d'avenir" a ravivé la querelle lundi. La promesse de M. Hollande de réduire de 75 à 50% la part du nucléaire à l'horizon 2025 reste cependant toujours d'actualité, selon le PS.

 

GAZ DE SCHISTE

C'est un autre sujet de tension entre socialistes et écologistes. Les deux alliés sont d'accord pour continuer d'interdire la prospection de gaz de schiste par fracturation hydraulique, la seule technique qui existe ce jour. Mais Jean-Marc Ayrault avait semé le trouble en lançant le 22 août que le débat sur le gaz de schiste n'était "pas tranché".

Les écologistes s'étaient déjà émus du sort de Nicole Bricq, qui partageait les positions d'EELV sur le gaz de schiste et les forages au large de la Guyane, et avait dû quitter au bout de quelques semaines le ministère de l'Environnement pour reprendre le maroquin du Commerce extérieur.

La conférence environnementale du 14 septembre devrait permettre de clarifier les choses.

 

CANNABIS

À peine nommée ministre du Logement et à quelques jours du premier tour des élections législatives, Cécile Duflot, qui était encore secrétaire générale d'EELV, s'est attirée les foudres de l'opposition mais aussi de la majorité en rappelant la position de son parti en faveur d'une dépénalisation du cannabis, à laquelle est opposé François Hollande.

 

ROMS

Les démantèlements de campements de Roms cet été, sous la houlette du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, ont semé le trouble dans la majorité. Ces opérations "contredisent brutalement une des promesses" de François Hollande de ne "pas expulser de familles Roms sans leur apporter de proposition de relogement", a dénoncé EELV le 9 août. Le Parti de gauche avait, lui, dénoncé un gouvernement "dans les pas" du précédent.

Lundi, après un démantèlement à Evry (Essonne), dans la ville de M. Valls, Mme Duflot a souligné qu'il était intervenu avant même l'entrée en vigueur, prévue mardi, d'une circulaire qui permettrait selon elle "de ne pas envisager des démantèlements" (de camps de Roms, ndlr) "sans solutions".

 

PUBLICITE

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a jeté un pavé dans la mare la semaine dernière en évoquant la possibilité que le gouvernement revienne sur la suppression de la publicité après 20H00 à la télévision publique pour des raisons financières. Sa collègue de la Culture Aurélie Filippetti l'avait désavoué dès le lendemain, en assurant que cette proposition n'avait "pas été retenue par le gouvernement".

 

REDEVANCE SUR LES ORDINATEURS

Début juillet, les deux mêmes ministres s'étaient opposés, mais cette fois concernant une idée de Mme Filippetti d'assujettir les ordinateurs personnels à la redevance TV. Quelques jours plus tard, Jérôme Cahuzac, l'avait démentie fermement: "cette suggestion n'est pas reprise par le gouvernement".

03/08/2012

Légion d'Honneur: Cécile Duflot se défend d'avoir favorisé les écologistes

La ministre du Logement Cécile Duflot est vertement critiquée par l'opposition pour ses choix pour la Légion d'Honneur du 14 juillet, jugés partisans, mais elle les défend en affirmant que toutes les personnes récompensées sont concernées par ce secteur.

"Cécile Duflot lutte contre le réchauffement en arrosant de décorations ses camarades pour qu'ils restent bien Verts! C'est ça le changement!", a ironisé, vendredi sur Twitter, Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes et figure de la Droite populaire.

L'ancienne secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) a très vite réagi sur son compte Twitter, en expliquant n'avoir décerné que 30 Légions d'honneur sur les 60 possibles, dont treize élus, parmi lesquels seulement six sont des écologistes, soit autant que des socialistes.

"N'ai décerné que 30 LH sur 60 possibles (suis vraiment tordue) 13 élus (6 EELV, 6 PS, 1 PC), 17 associatifs & professionnels du logement", écrit ainsi Cécile Duflot.

Le ministère du Logement et de l'Egalite des territoires n'a eu que 48 heures pour "boucler la liste", ce qui explique en partie ce nombre peu élevé de décorations, souligne à l'AFP l'entourage de Mme Duflot.

Parmi les personnalités élevées au rang de chevaliers figurent notamment l'ancienne ministre de l'Environnement et maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Dominique Voynet, le maire EELV de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais), Jean-François Caron, figure historique des écologistes dans le bassin minier, et Michèle Rivet, vice-présidente écologiste du conseil régional du Centre.

- Pas d'élus de droite -

"Cela aurait été paradoxal que Cécile Duflot ne mette aucun écologiste au sein de cette liste", fait-on remarquer à son cabinet.

Parmi les autres personnalités qui pourront faire figurer la rosette au revers de leur veste ou tailleur on relève les noms de Jacqueline Rouillon, maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), du socialiste Jean-Yves Mano, adjoint au maire de Paris et du communiste Stéphane Peu, maire-adjoint de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), tous d'ardents défenseurs du logement social.

Mais aussi Dominique Giry, directeur général de Logeo, un organisme collecteur du mouvement du 1% Logement basé dans le Val-de-Marne dans lequel Cécile Duflot a travaillé plusieurs années.

"Cette grande distribution à des élus de son propre parti est d'autant plus étonnante que celui-ci est bien connu pour ses appels à l'illégalité ou actions d'insoumission contraires en eux-mêmes à l'esprit républicain de la Légion d'honneur", déplore, dans un communiqué, le parti Chasse, pêche, nature, traditions (CPNT), adversaire historique des Verts.

La ministre ironise, dans un autre tweet, en affirmant : "seule chose juste: aucun élu de droite, RV la prochaine fois".

Avant de s'étonner, dans un troisième tweet, "ça dérange tant que ça les écolos?".

Déjà critiquée en mai pour avoir assisté en jean à son premier Conseil des ministres, Cécile Duflot avait été accueillie par des exclamations ironiques de députés de droite, en juillet, lorsque, vêtue d'une robe à fleurs, elle s'était levée de son banc pour répondre à la question d'un élu.

27/07/2012

L'Ile-de-France choisit une plateforme délocalisée: une décision qui tombe mal

PARIS, 27 juil 2012 (AFP) - Alors qu'Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, a demandé aux opérateurs de télécoms de rapatrier en France leurs centres d'appel, la décision de la région Ile-de-France, dirigée par la gauche, d'attribuer un marché à un prestataire installé au Maroc tombe au plus mauvais moment pour le gouvernement.

"Il y a des règles en matière de marchés publics, elle ont été respectées dans ce cas", a souligné François Hollande, interrogé sur ce choix par la presse au cours d'une visite chez Valéo dans les Yvelines. Tout en disant ne pas être "favorable à une surenchère protectionniste", il a appelé "tous les acteurs publics à la responsabilité" pour favoriser le marché français.

La décision du conseil d'administration du Stif, prise le 11 juillet par l'autorité organisatrice des transports en Ile-de-France présidée par le président de la région Jean-Paul Huchon (PS), menace 80 emplois en France

Le Stif "n'a eu d'autre choix", a écrit le même jour M. Huchon à M. Montebourg, pour justifier sa décision: le code des marchés publics, issu de directives européennes, ne permettant "pas de favoriser l'exécution de prestations sur le territoire national, voire européen".

Conséquence, le marché a été accordé à une entreprise dont le centre de traitement et d'appels est situé au Maroc, "évidemment moins-disante que sa concurrente dont le centre de gestion est implanté sur le territoire français", reconnaît le responsable régional.

Pour Valérie Pécresse (UMP), la gauche, "unanime" lorsqu'a été prise cette décision, est "en flagrant délit de contradiction". L'ancienne ministre, chef de l'opposition à M. Huchon au conseil régional, lui demande "d'étudier immédiatement toutes les voies de droit pour relancer ce marché avec pour objectif de préserver l'emploi en France qui doit être la première priorité".

Jugeant cette décision "aberrante et particulièrement choquante", Yves Jégo (Parti radical) estime que M. Huchon "doit garantir aux Franciliens qui financent le Stif à travers leurs impôts et leur Pass navigo que les emplois concernés seront maintenus en France".

Pour le secrétaire général du FN, Steeve Briois, "les socialistes plongent dans l'obscénité". "Arnaud Montebourg avait beau fanfaronner en dénonçant les délocalisations des call centers à l'étranger, ses camarades socialistes parisiens ne semblent pas plus gênés que cela", écrit M. Briois.

Arnaud Montebourg a demandé à M. Huchon de "reconsidérer" la décision, "en remettant l'appel d'offres sur le métier", souhaitant que "dans les services publics, dans la commande publique, nous ne soyons pas prisonniers de règles qui contribuent à délocaliser les emplois".

Dans la lettre qu'il lui a adressée, M. Huchon juge "nécessaire" de prendre en compte la "concurrence en provenance d'États où les règles de droit social et de droit du travail sont peu exigeantes". Il propose "d'introduire une clause de préférence communautaire" dans les cahiers des charges.

Selon Frédéric Jousset, co-président de Webhelp qui détient ce marché jusqu'au 1er février 2014, M. Huchon a jusqu'à samedi pour changer d'avis.

Sa société travaillait depuis 2006 pour le Stif dans le cadre d'un marché public de trois ans, renouvelé en 2009. Elle possède deux centres téléphoniques employant 80 personnes assurant les relations avec les clients ayant droit à des réductions ou à la gratuité des transports en Ile-de-France via un numéro azur.

Ces centres sont situés à Saint-Avold (Moselle) et Fontenay-le-Comte (Vendée), deux villes de moins de 20.000 habitants. Selon lui, la "société est le plus gros employeur de ces villes".

09/07/2012

Yamina Benguigui dans un palace de Cannes, le Fouquet's de la présidence normale ?

par Christophe Greuet - Midi Libre - 5 Juillet 2012

 

L'affaire aura mis un mois et demi à ressortir dans les médias, alors que les service de presse du Premier ministre devaient la croire enterrer. Dans un portrait de la ministre de la Francophonie Yamina Benguigui paru hier, L'Express revient sur l'une des "affaires" qui auront émaillé le début de quinquennat de François Hollande, et auront été aussi vite "oubliées". Un membre du gouvernement Ayrault à la terrasse d'un palace cannois, voilà une manifestation d'un goût de luxe qui a coûté cher en d'autres temps…

18 mai dernier. La France se divise entre deux événements majeurs : les débuts de la "présidence normale" de François Hollande, et le 65e anniversaire du Festival de Cannes. La proximité du peuple contre la surenchère de paillettes. Trois jours plus tôt, le nouveau Premier ministre Jean-Marc Ayrault était nommé par Hollande. 

 

Nommée deux jours plus tôt

Le 16 mai, ce même Ayrault présente son gouvernement. Parmi les rares personnalités issues de la société civile à en faire partie, on note la cinéaste Yamina Benguigui, alors nommée ministre déléguée aux Français à l'étranger (responsabilité réduite depuis à la Francophonie lors du mini-remaniement après les législatives). Tous connaissent le côté paillettes de cette artiste d'origine algérienne, amie de longue date de Rachida Dati, et ancienne adjointe à la Mairie de Paris, en charge des Droits de l'Homme et de la Lutte contre les discriminations.

Voilà donc que ce 18 mai, deux jours donc après la nomination du gouvernement, un tweet de Sébastien Calvet, photographe au quotidien Libération présent au festival de Cannes, qui s'étonne à 18 h 18 via des propos explosifs :

@SebCalvet Tiens! Yamina Benguigui travaille ses dossiers a la terrasse du martinez a cannes...

 

Très vite, la nouvelle se répand sur le net. Plusieurs sites proches de la droite et de l'extrême gauche crient au retour de la "gauche caviar". Matignon, qui surveille les réseaux sociaux, découvre la nouvelle. Le sang de Jean-Marc Ayrault ne fait qu'un tour. Deux jours après le début du quinquennat, le spectre d'une deuxième "affaire Fouquet's", qui avait entaché de façon permanente la présidence de Sarkozy, est toujours bien présent. Il faut impérativement endiguer l'affaire.

On apprend que la présence de Benguigui était programmée avant son entrée au gouvernement, et qu'elle "n'a pas envisagé d'y renoncer – quelle idée !", écrit L'Express, précisant que la cinéaste a ses habitudes au Martinez, l'un des palaces les plus chers de la Croisette. Pourquoi changer ? 

 

Des "habitudes" au palace Martinez, sur la Croisette

Le site du Figaro dévoile que Benguigui doit participer à la "mise en place du Fonds panafricain pour le cinéma et l'audiovisuel". Mauvais timing : la cérémonie se déroule en début de festival, avant même que la toute nouvelle ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, n'y fasse sa traditionnelle visite (elle ne montera les marches que le dimanche 20 mai, pour la soirée du 65e anniversaire du festival).

Il faut donc absolument empêcher Yamina Benguigui de monter les marches avant Aurélie Filippetti. Jean-Marc Ayrault demande à son directeur de cabinet de lui interdire de fouler le tapis rouge. Il faut également étouffer les rumeurs qui fleurissent sur le web, selon lesquelles le déplacement de Yamina Benguigui aurait été fait aux frais de l'Etat. On précise rapidement dans la presse que ce déplacement était d'ordre "privé", donc aux frais de la nouvelle ministre. Tout comme le Fouquet's… Mais le symbole est égratigné. Benguigui perdra après les législatives une partie de ses attributions. Et le côté "diva" de ministre serait très mal vu au gouvernement.

Comme un paradoxe qu'il vaut mieux cacher…

27/06/2012

Clémentine Autain "la hausse du SMIC de 2%, c'est du foutage de gueule"

Europe 1 : Pour Clémentine Autain, la hausse du SMIC de 2%, «c'est du foutage de gueule». «Le coup de pouce du SMIC, je le dis comme je le dirais hors micro, c'est du foutage de gueule», estime la porte-parole du Front de Gauche,sur Europe 1. «En tenant compte de l'inflation, on est en réalité à 0,6% de hausse», ajoute Clémentine Autain. «Comme le disait un responsable de la CGT, c'est une baguette par semaine. Je ne trouve pas ça correct vis-à-vis de ceux qui souffrent et inefficace sur le plan économique», précise-t-elle.

21/06/2012

Fonction publique: "Quand c'est flou, il y a un loup", dit Mailly

PARIS, 21 juin 2012 (AFP) - Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a affirmé jeudi à propos des intentions du gouvernement sur les effectifs de la fonction publique que, "quand c'est flou, il y a un loup", et a demandé au gouvernement de "lever ce loup".

"Comme disait la grand-mère de Martine Aubry +quand c'est flou, il y a un loup+, eh bien, on va demander à lever le loup", a lancé sur RTL M. Mailly, reprenant la formule de la première secrétaire du PS, qui visait alors François Hollande, son rival dans la primaire socialiste.

"Si jamais le gouvernement était dans une logique identique au précédent, en disant qu'il faut serrer les boulons et on va arbitrairement diminuer tels effectifs ou remettre en cause telle mission de service public, je dis attention", a ajouté le leader de FO.

A la conférence sociale des 9 et 10 juillet, où ce sujet est inscrit, M. Mailly entend "redemander que, d'abord, il y ait un vrai débat sur l'avenir du service public dans notre pays, ce que le précédent gouvernement a refusé de faire". "Qu'on nous explique s'il y a un arrêt de la révision générale des politiques publiques" (RGPP), a-t-il dit.

Evoquant la volonté du gouvernement d'augmenter les postes dans des secteurs prioritaires -éducation, police, justice- dans le cadre d'effectifs de fonction publique globalement stables, M. Mailly a dit: "Je ne connais pas 36 solutions: ou bien il y a des réductions" dans d'autres secteurs, "et je veux savoir où", ou alors il y aurait "un acte trois de la décentralisation" qui consisterait à "transférer des missions sans transférer les effectifs".

Selon lui, dans tous les secteurs de la fonction publique, les agents "n'en peuvent plus, sont à bout, on est à l'os".

Selon Le Figaro, le gouvernement prévoit une baisse en moyenne de 2,5% par an des effectifs de la fonction publique. Ces chiffres "ne sont pas ceux du gouvernement" et des arbitrages sont encore attendus jusqu'à fin juin, a indiqué Matignon à l'AFP.