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17/11/2014

Paris sans le sou : les ravages de la gestion Hidalgo

in : http://www.delanopolis.fr/


C'est la dèche à Paris-Musées, l'établissement public en charge des musées municipaux gérés par la Ville de Paris. À tel point qu'au musée Carnavalet (IIIe), les agents sont obligés de subvenir aux besoins les plus élémentaires de leurs collègues vacataires. Bienvenue en 2014 dans la Ville lumière.

Il faut dire que la gestion des ressources humaines à Paris-Musées est des plus erratique car on ne compte plus les personnels précaires (à la Ville on dit pudiquement vacataires) en poste depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois et qui n'ont pas encore signé de contrat. Juridiquement cela s'appelle du travail dissimulé. L'ancienne présidente de l'établissement, Anne Hidalgo, ancienne inspectrice du travail, appréciera sûrement. Elle va sûrement en dire deux mots à son successeur.... l'ancien syndicaliste Bruno Julliard !

Conséquence de l'absence de ces contrats de travail, les agents vacataires ne sont, bien entendu, pas payés ce qui fait que certains d''entre eux sont dans une position extrêmement inquiétante. Mais dans les musées parisiens la solidarité n'est pas un vain mot, c'est pourquoi au musée Carnavalet, sous l'impulsion des représentants syndicaux, les agents se sont cotisés pour subvenir au besoin de leurs collègues. Une aide sous forme d'avance car les vacataires ont leur fierté. De plus les personnels de Paris-Musées, il faut bien le dire, ne roulent pas sur l'or.

Qu’Hidalgo se rassure, elle qui adore combattre la misère du monde mais seulement sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Les personnels des musées parisiens continuerons à venir en aide à leur camarade en détresse.

voir aussi :

http://daccgtculture.over-blog.com/article-les-personnels-du-musee-carnavalet-obliges-de-se-cotiser-pour-venir-en-aide-a-leurs-collegues-124993191.html

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17/09/2014

Cambadélis aurait usurpé une partie de ses diplômes

PARIS, 17 septembre 2014 (AFP) - Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, aurait usurpé une partie de ses diplômes avant de présenter sa thèse, affirme le journaliste de Médiapart Laurent Mauduit dans un livre à paraître jeudi.

"C'est du très grand n'importe quoi", a réagi auprès de l'AFP M. Cambadélis.

Selon ce livre, intitulé "À tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient" (Éditions Don Quichotte, en libraire jeudi), M. Cambadélis aurait obtenu son doctorat de troisième cycle de sociologie à Jussieu et soutenu sa thèse alors même qu'il n'avait pas les diplômes antérieurs requis. Médiapart en publie les bonnes feuilles mercredi.

"En 1984, il n'a ni licence, ni maîtrise, ni, a fortiori, DEA", affirme le journaliste. Selon lui, M. Cambadélis parvient alors à faire fabriquer un "faux" dans une université parisienne et à s'inscrire à l'université de Paris VII-Jussieu, en disposant "d'un allié dans la place", Pierre Fougeyrollas, résistant communiste, sociologue et anthropologue venu enseigner à Jussieu. Celui-ci a rejoint "en 1974 l'OCI et s'est lié d'amitié avec Pierre Lambert", dirigeant de l'organisation trotskiste. M. Cambadélis a milité au sein de l'Organisation communiste internationale dans les années 1970.

Selon l'auteur, qui fut aussi militant à l'OCI et dirigeant de l'Unef au milieu des années 1970, contrairement à ce qu'affirmait la biographie de l'actuel patron du PS sur le site internet Wikipédia (jusqu'à mercredi, celle-ci ayant été modifiée ce jour), sa thèse n'a pas été soutenue en 1987 mais en 1985 et le sujet de sa thèse ne porte pas sur "les mouvement sociaux sous la Ve République" mais s'intitule "Bonapartisme et néocorporatisme sous la Ve République".

M. Mauduit ajoute qu"'en juin 1985, Cambadélis soutient sa thèse et obtient haut la main son doctorat". Le jury qui le lui accorde "présente cette singularité" de compter parmi ses membres Pierre Fougeyrollas mais aussi Gérard Namer, professeur de sociologie et universitaire socialiste avec lequel Cambadélis (...) a créé peu avant des sections Force ouvrière dans l'enseignement supérieur", soutient l'auteur.

 

M. Mauduit relève que sur son site internet propre, M. Cambadélis ne fait aucune allusion à ce diplôme.

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11/09/2014

Juste avant les sénatoriales, les municipales reviennent hanter le PS marseillais

MARSEILLE, 10 septembre 2014 (AFP) A 15 jours des élections sénatoriales, la gauche marseillaise voit ressurgir le mauvais souvenir de sa cuisante défaite aux municipales de mars avec le rejet possible de ses comptes de campagne, dont une version a été déposée hors délai.

Dans un courrier adressé aux têtes de liste de la gauche --sept PS et un EELV-- dans les huit secteurs de la ville lors des dernières municipales, le rapporteur de la commission nationale des comptes de campagne prévient qu'il demandera à la CNCCFP le rejet de leurs comptes.

En cause, selon ce courrier adressé à l'une de ces têtes de liste et que l'AFP a pu consulter, le dépôt au-delà de la date limite --le 30 mai-- de comptes rectificatifs pour les candidats de gauche. Aucune modification des comptes n'est possible après cette date, rappelle le rapporteur dans ce courrier.

"D'après ce que j'ai compris, il y aurait eu une erreur du comptable dans le dépôt des comptes", a déclaré à l'AFP Jean-David Ciot, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, précisant qu'une réunion était prévue vendredi entre les huit candidats et l'expert-comptable en question, qui est celui auquel fait habituellement appel le Parti socialiste.

Pour les huit têtes de liste, l'enjeu est important: si leurs comptes sont rejetés, ils devront faire une croix sur le remboursement par l'Etat de quelque 500.000 euros, selon une source proche du dossier. La saisine automatique par la commission du juge de l'élection pourrait aussi entraîner leur inéligibilité pour une durée pouvant aller jusqu'à trois ans, et les obliger à quitter les mandats de conseillers municipaux ou communautaires qu'ils occupent depuis les municipales.

Pour la sénatrice PS Samia Ghali, qui avait été en mars la seule candidate de gauche à conserver sa mairie de secteur, la révélation du courrier du rapporteur de la commission des comptes de campagne tombe en outre à un très mauvais moment, alors qu'elle est candidate à sa réélection dans 15 jours au Sénat.

"Je souhaite préciser que le dialogue se poursuit avec le rapporteur de la commission nationale des comptes de campagne", a réagi de son côté dans un communiqué le député PS Patrick Mennucci, tête de file de la gauche en mars.

Assurant de sa "parfaite bonne foi"  M. Mennucci a toutefois reconnu auprès de l'AFP un "problème technique", affirmant n'avoir lui-même pas reçu le courrier en question.

"Le compte est toujours à l'instruction et la commission n'est en aucun cas engagée par les propositions du rapporteur. La proposition du rapporteur est vraiment débattue, et la décision sera prise à la majorité des membres", a réagi de son côté auprès de l'AFP la CNCCFP.

Dans la grande majorité des cas toutefois, l'avis du rapporteur est suivi par la commission, qui a jusqu'au 30 novembre pour rendre sa décision.

 

Le PS et son allié EELV, avec le député PS Patrick Mennucci comme chef de file, avaient essuyé une cuisante défaite, seule la sénatrice Samia Ghali ayant été réélue dans son secteur. Le maire UMP Jean-Claude Gaudin avait été réélu pour la quatrième fois à la mairie de la ville.

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08/09/2014

Thévenoud quitte le PS mais conserve son mandat de député

L'ex-secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud, appelé par le PS à "tirer les conséquences" de ses déboires fiscaux, a annoncé lundi soir qu'il quittait le Parti socialiste mais ne démissionnait pas de son mandat de député, dans une déclaration à l'AFP.

"Après m'être entretenu ce lundi soir avec Jean-Christophe Cambadélis, j'ai décidé de me mettre en retrait du Parti socialiste et donc du groupe SRC à l'Assemblée nationale (...) Mais je veux rappeler que l'enchaînement de négligences choquantes qui m'ont placé dans cette situation ne fait pas de moi un fraudeur (...) Mes électeurs de Saône-et-Loire seront mes seuls juges" lors des législatives de 2017, écrit-il.

"Je comprends la déception et la colère de celles et ceux qui, militants du Parti socialiste, sympathisants de gauche, électeurs de Saône-et-Loire, m'ont fait confiance. Je leur présente mes excuses", ajoute l'élu de 40 ans, contraint à la démission de son poste de secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, neuf jours seulement après sa nomination, pour non-paiement de ses impôts pendant plusieurs années.

M. Thévenoud dit avoir "réglé à ce jour l'ensemble de (ses) impôts avec, comme tout contribuable dans cette situation, l'intégralité des pénalités de retard".

"Je n'ai jamais fait l'objet d'aucune information judiciaire, d'aucune mise en examen, d'aucune condamnation. Si j'ai manqué à mes obligations fiscales, je n'ai jamais commis aucune infraction pénale", souligne-t-il.

Sa "mise en retrait", ajoute M. Thévenoud, "intervient dans l'attente des observations de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publiquequi examine en ce moment (ses)revenus et (son) patrimoine en tant que député de Saône-et-Loire". "On verra alors que la politique ne m'a jamais enrichi", clame-t-il.

L'élu de Saône-et-Loire "demande maintenant à celles et ceux qui, depuis plusieurs jours, participent à l'acharnement médiatique de respecter (sa) famille, (sa) femme et (ses) filles".

 

Alors qu'à droite comme à gauche, de nombreuses voix se sont élevées lundi pour demander à Thomas Thévenoud la démission de son mandat de député, son épouse a été "mise en congé, sans traitement" jusqu'au 30 septembre de son poste de chef de cabinet du président du Sénat.

16/06/2014

Laurence Rossignol, ministre socialiste de Hollande, emploi fictif de la MNEF

in "Le courrier Picard" 16/06/2014

Laurence Rossignol épinglée par l’UFC-Que Choisir

La secrétaire d’État à la Famille a frôlé la médaille du travail pour son temps de service discrètement passé à la Mutuelle des étudiants.

À ceux qui pensent que la sexualité est une équation à plusieurs inconnues. » Des guides à destination des étudiants comme celui-là, Laurence Rossignol affirme en avoir rédigé de nombreux. La Compiègnoise, qui ne savait pas encore qu’elle deviendrait un jour Secrétaire d’État à la Famille et aux Personnes âgées, était alors chargée de mission auprès de la MNEF, puis de la LMDE, la Mutuelle des étudiants.

Connue comme conseillère municipale de Compiègne et conseillère régionale, Laurence Rossignol (PS) l’était beaucoup moins pour ce travail. Un job qu’elle a pourtant occupé pendant 18 ans, à la direction Santé et Prévention de la mutuelle. D’abord à temps plein de 1993 à 2004, puis à tiers-temps (temps partiel) de 2004 à 2011, année où elle est devenue sénatrice. «  Elle n’a jamais rien caché. Peut-être qu’on ne le lui avait pas demandé  », souligne l’entourage de la secrétaire d’État.

Problème, l’Union Fédérale des Consommateurs-Que Choisir, qui étrille régulièrement la gestion de la LMDE qui avait succédé à la MNEF, doute que Laurence Rossignol a déployé autant d’énergie qu’elle le dit dans ce boulot, pour lequel elle a perçu 1 100 euros par mois.

Sans parler ouvertement d’emploi bidon, Que Choisir, dans un article à paraître ce mardi sur son site, s’interroge. «  Si Mme Rossignol a vraiment été au service de la santé des étudiants (…) pourquoi l’avoir tu ? Si, au contraire, sa contribution à la marche de la LMDE a seulement été épisodique, pourquoi la mutuelle l’a-t-elle rétribuée si longtemps malgré ses difficultés financières  ? ».

 

On a beau chercher, il ne se trouve par exemple qu’un seul dossier consacré aux étudiants signé Laurence Rossignol sur internet. Celui sur la sexualité, au titre humoristique cité plus haut, où elle apparaît comme rédactrice en chef. Un cas qui ne s’est visiblement pas reproduit souvent. «  Je n’avais pas à signer tous mes écrits ! Dans un document de communication, c’est le sigle de l’émetteur qui est mis en avant, pas le nom de l’auteur  », se défend la secrétaire d’État. «  Elle est créditée comme rédactrice en chef pour quelques brochures, mais je sais qu’elle ne les a pas écrites parce que c’est moi et des collègues qui l’avons fait  », rapporte cependant un ancien salarié de la mutuelle, cité par l’UFC. «  Son bureau était toujours fermé.  » Tandis que pour Philippe Marini, sénateur-maire UMP de Compiègne, «  chacun sait que Laurence Rossignol a toujours été une permanente politique hébergée par des mutuelles étudiantes.  »

L’intéressée a évidemment une autre version : «  Je bossais le mardi et le mercredi. J’avais un bureau au rez-de-chaussée de la mutuelle.»

Laurence Rossignol n’est pas la seule membre de l’actuel gouvernement à avoir bossé pour la mutuelle qui gère la sécu des étudiants. En font aussi partie Jean-Marie Le Guen et Benoît Hamon.

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19/08/2013

Détournements de fonds publics: Dalongeville condamné à quatre ans de prison, dont trois ferme

BÉTHUNE, 19 août 2013 (AFP)

L'ancien maire socialiste d'Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) à une peine de quatre ans de prison, dont trois ferme, pour détournements de fonds publics.

Il a également été condamné à cinq ans d'inéligibilité et à 50.000 euros d'amende.

M. Dalongeville, qui a effectué près de neuf mois de détention provisoire, a annoncé à l'AFP qu'il fera appel de ce jugement, qui est suspensif.

Il tiendra une conférence de presse à 15H00 avec son avocat, Me Francis Terquem.

Sa condamnation est au-delà des réquisitions du ministère public, qui avait demandé le 10 juin, quatre ans de prison, dont deux ferme, et 50.000 euros d'amende.

Maire d'Hénin-Beaumont de 2001 à 2009, Gérard Dalongeville était poursuivi pour 18 détournements de fonds publics, 11 délits de favoritisme, 6 usages de faux et une corruption passive.

Le tribunal a requalifié certains faits et l'a relaxé pour d'autres.

M. Dalongeville était soupçonné d'avoir mis en place avec Claude Chopin, son ancien premier adjoint chargé des finances, et l'homme d'affaires Guy Mollet, un système de fausses factures entre 2006 et avril 2009, au bénéfice de sociétés qui n'ont jamais honoré les prestations correspondantes.

M. Chopin a été condamné à trois ans de prison, dont un ferme, à 30.000 euros d'amende et à cinq ans d'inéligibilité. M. Mollet a quant à lui été condamné à quatre ans d'emprisonnement, dont trois ferme, et 5.000 euros d'amende.

Les dix-huit autres prévenus ont été condamnés à des peines allant de deux mois de prison avec sursis à un an d'emprisonnement ferme.

18:09 Publié dans Arnaque | Lien permanent | Commentaires (0)

05/07/2013

Financement et achat du siège du PS à Paris

L'ancien ministre socialiste et président de la Mutuelle des retraités de la fonction publique (MRFP ) était toujours en garde à vue ce matin à 1 heure. Il était interrogé sur les conditions de location puis de vente au PS du siège du parti à Paris L'AFFAIRE de la Mutuelle retraite de la fonction publique (MRFP, ex-UMRIFEN) est entrée hier au coeur de l'appareil socialiste. En effet, René Teulade, ancien ministre des Affaires sociales et de l'Intégration (1992-1993), qui était toujours gardé à vue à 1 heure ce matin, a été interrogé sur les conditions de location et vente du siège du PS, rue de Solférino à Paris. Les policiers cherchent à déterminer si ces opérations ne cachent pas une forme « déguisée » de financement politique par le biais de loyers ou d'un prix de vente « préférentiels ». L'immeuble a été acheté par l'UMRIFEN en 1981 pour 17 millions de francs. La mutuelle, présidée par René Teulade de 1974 à 1992, s'était lancée dans de vastes investissements immobiliers. Ces locaux ont alors été loués par le PS pour un montant annuel de 3 millions de francs. Des difficultés à régler le loyer Selon une source proche du dossier, le parti, dont le 1 e r secrétaire était à l'époque Lionel Jospin, éprouvait les pires difficultés à régler le loyer, qui arrivait parfois en retard dans les caisses de l'UMRIFEN. René Teulade s'en serait alors ouvert à l'Elysée pour qu'une décision soit prise : « Soit le PS rachetait, soit la mutuelle revendait à quelqu'un d'autre », se souvient un cadre du PS. Contactée par « Le Parisien » et « Aujourd'hui en France », la directrice financière du PS dément tout « retard de loyer », mais reconnaît que ces charges étaient « lourdes»» : « dans un souçi de bonne gestion, nous avons souhaité devenir propriétaire ». En 1986, le PS rachète une partie de l'immeuble (1800 mètres carré) pour un montant de 53 millions de francs. « C'était le prix du marché, d'autant que cet immeuble présente pas mal de contraintes (parties communes, pièces peu rationnelles... )», explique-t-on au PS. La mutuelle est restée propriétaire, comme nous l'écrivions hier, de 57 parkings et de 4 appartements représentant une surface de 300 m2. Selon M e Farthouat, avocat de M. Teulade, la vente de l'immeuble est totalement « transparente ». « Mon client est très serein, assure l'avocat. C'était une bonne opération pour la mutuelle, qui a réalisé une plus-value de 15 millions de francs ». Donc, pas de « cadeau » fait au PS. Cependant, après les législatives de 1993 et la réduction du nombre de députés PS, la gauche est entrée dans une zone de turbulences financières. A tel point que le PS a cherché à se séparer de son siège. Une étude réalisée en 1990 - au plus fort du prix de l'immobilier- l'aurait même valorisé à plus de 200 millions de francs, soit quatre fois plus que le prix d'achat. En 1994, le PS en espérait encore 150 millions de francs, mais n'a jamais trouvé acquéreur. Une solution de la dernière chance a même été tentée : échanger l'immeuble de la rue Solférino avec celui détenu par le Crédit Lyonnais, rue Claude Bernard (Paris V e ) et actuellement occupé par le quotidien « Le Monde ». Mais Jean Peyrelevade, PDG du Crédit Lyonnais et proche du PS, a refusé. Après 1995, le PS a finalement renégocié un emprunt à un taux beaucoup plus intéressant auprès du Crédit Foncier et de la BNP. Relations étroites Cet épisode illustre les relations étroites entre la mutuelle et la gauche. René Teulade est d'ailleurs également interrogé sur son logement de fonction, un F4, situé à quelques mètres du siège du PS, dont le loyer annuel était de 156 312 francs (23829,61 ?) pris en charge par la mutuelle. « On aurait pu lui rembourser des frais d'hôtel, explique M e Farthouat. Mon client, qui habite Argentat (Corrèze) n'avait aucune raison de louer un appartement à Paris, alors qu'il occupait ces fonctions à titre bénévole ». Au total, une quinzaine d'administrateurs et cadres de la MRFP étaient encore hier en garde-à-vue. Les premières mises en examen pour « abus de confiance » et « recel » devraient être prononcées aujourd'hui. In : Le Parisien - Christophe Dubois (avec Alain Frédéric) | Publié le 14.02.2002

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10/04/2013

Abus de biens sociaux: 6 mois avec sursis requis contre l'ex-député PS Jean-Pierre Kucheida –

Six mois de prison avec sursis ont été requis mardi soir contre l'ancien député-maire socialiste de Liévin (Pas-de-Calais), Jean-Pierre Kucheida, jugé devant le tribunal correctionnel de Douai (Nord) pour abus de biens sociaux au détriment du bailleur social qu'il présidait, la Soginorpa.

Le procureur de la République de Douai, Eric Vaillant, a également demandé 70.000 euros d'amende et une interdiction de toute fonction ou emploi public pour une durée inférieure ou égale à cinq ans.

Le prévenu est soupçonné d'avoir utilisé à des fins personnelles la carte bleue de la Soginorpa, une carte d'essence d'un véhicule de fonction de l'organisme pour un usage professionnel sans lien avec cette société et d'avoir payé une subvention à sa fille par l'intermédiaire d'une association, pour un "butin total" d'environ 70.000 euros, selon le procureur.

L'enquête avait été lancée par le parquet de Douai en mars 2012 à la suite d'une dénonciation des commissaires aux comptes de la Soginorpa quelques jours auparavant.

"Ce qui vous est reproché, M. Kucheida, c'est un vol, un vol chic, un vol bourgeois, un vol sans arme ni violence, juste avec une petite carte bancaire et quasiment imperceptible", a déclaré le procureur.

Parmi les dépenses litigieuses, qui ont été entièrement remboursées "pour faire taire cette tempête médiatique", selon M. Kucheida, figurent notamment des factures de parkings dans des aéroports parisiens, des repas a plusieurs milliers d’euros dans des restaurants, en Corse ou chez Marc Veyrat à Annecy un jour férié, des frais à Abu Dhabi.

"Toutes les dépenses étaient justifiées", a répété à la barre M. Kucheida. "La Soginorpa est un cas d'espèce au niveau national", ces dépenses "étaient nécessaires" pour "défendre" l'organisme, notamment auprès de parlementaires, a expliqué l'ancien député socialiste.

"Le repentir actif n'efface pas l'infraction (...) A mes yeux, ce que vous nous apportez comme justificatif, c'est trois fois rien, ça ne suffit pas", a estimé le procureur, citant par ailleurs des alertes faites par plusieurs cadres de la Soginorpa à leur président au sujet de ces dépenses.

La fille de l'ex-député socialiste, Marie Kucheida, jugée au côté de son père pour recel d'abus de biens sociaux, a déclaré "ne pas (comprendre) ce que je fais là". Le représentant du ministère public a requis à son encontre un mois de prison avec sursis et 12.000 euros d'amende.

Cette photographe indépendante et chargée de mission au conseil régional Nord/Pas-de-Calais est soupçonnée d'avoir reçu de la Soginorpa, par l'intermédiaire d'une association, 12.000 euros pour un livre de photographies, une somme correspondant à "un travail" fait.

"Ce n'est pas parce que je m'appelle Marie Kucheida que je n'ai pas le droit de faire des choses. (...) Qu'est-ce-que j'ai fait de plus qu'être la fille de mon père?", a-t-elle lancé.

Ce procès intervient à un mauvais moment pour le PS, en pleine tourmente de l'affaire Cahuzac, et risque d'alourdir le climat de suspicion qui pesait déjà sur les élus, même si Jean-Pierre Kucheida avait été exclu du PS en mai 2012 pour candidature dissidente aux législatives, où il avait été éliminé dès le premier tour.

M. Kucheida avait quitté fin juin la présidence de la Soginorpa, une société par actions simplifiée (SAS) filiale de l'Epinorpa, un établissement public rattaché à la région Nord/Pas-de-Calais, qu'il dirigeait également.

L'ancien maire de Liévin, qui a cédé son fauteuil en janvier, est visé par deux informations judiciaires et une enquête préliminaire, concernant notamment des irrégularités dans l'attribution de marchés publics dans le Pas-de-Calais.

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Dalongeville veut faire citer Hollande comme témoin à son procès

Le Figaro – 10/04/2013

«Et Hollande, que savait-il?»: c'est la dernière grenade que veut dégoupiller Gérard Dalongeville, l'ancien maire d'Hénin-Beaumont, dans son deuxième ouvrage dont Le Figaro a lu les épreuves. Une sorte de bouteille à la mer qui doit paraître une semaine avant l'ouverture de son procès en correctionnelle. L'élu déchu, qui a déjà passé près d'un an sous les verrous, a déjà prévenu: il n'est pas prêt à payer pour les autres. Or l'édile est renvoyé devant le tribunal correctionnel, avec une vingtaine d'autres prévenus, pour toute une liste de charges - faux, usage de faux, détournements de fonds, fausses factures… Les enquêteurs ont en effet mis à nu le fonctionnement délirant d'une mairie où affluaient commissions et surfacturations en tous genres, et même flairé le parfum de la mafia.

Dans le premier «tome» rédigé à sa sortie de prison après qu'il ait eu, non sans raison, le sentiment d'avoir été «lâché» par les siens, Gérard Dalongeville a voulu expliquer le «système» dans lequel il s'était inscrit, disait-il, «pour sa famille politique», le PS. Il avait déjà pris le parti de décrire un système de financement politique occulte via un réseau d'entreprises amies du PS, d'autant plus généreuses selon lui en commissions que les élus l'étaient en marchés publics…

 

«Une vraie bête politique»

La justice a ouvert plusieurs enquêtes, dont les plus sensibles ne sont pas achevées. Mais sans attendre, l'ancien maire attaque, à la veille de son procès, la montagne par un autre flanc: il veut montrer qu'au sommet du Parti socialiste, donc aujourd'hui au sommet de l'État, on n'ignorait rien des pratiques de la fédération la plus importante du PS. Il décrit notamment par le menu la visite effectuée par François Hollande à Hénin-Beaumont, en sa compagnie - alors qu'il était encore maire - pour s'assurer, dit-il, du soutien de la «fédé».

«Une vraie bête politique, décrit Gérard Dalongeville, à propos de ce déplacement du premier secrétaire sur ses terres le 21 février 2008. Les caricatures l'associent déjà pourtant au petit gros hésitant. Mais c'est ici le vrai Hollande qui est au travail (…) Dans le Pas-de-Calais, on vote comme le maire de la commune. Voilà déjà plus de 2000 voix acquises», poursuit l'auteur. La suite est plus cruelle: Dalongeville raconte la remise de médaille par François Hollande au premier adjoint, Claude Chopin, un homme que l'ancien maire a toujours décrit comme la cheville ouvrière du financement du PS local, toujours prêt à effectuer des allers-retours au Luxembourg pour alimenter la machine en liquidités. Ce jour-là, «le blanchisseur est mis à l'honneur», écrit l'auteur de PS Je t'aime moi non plus.

Pourquoi ce retour dans le passé? «Pour illustrer la proximité des rapports unissant François Hollande (…) aux différents élus du Pas-de-Calais, ceux-là même qui sont entendus aujourd'hui par la justice», écrit Dalongeville en faisant allusion à Jean-Pierre Kucheida, l'ex-député maire de Liévin - qui comparaissait en correctionnelle mardi - et même à Daniel Percheron, président du conseil régional. «François Hollande pouvait-il ignorer tout cela?» s'interroge l'auteur, décidé à faire citer l'ancien premier secrétaire du PS en qualité de témoin à son procès dans l'espoir d'entendre sa réponse.

 

PS je t'aime, moi non plus, quand les affaires rattrapent la gauche, Jean-Claude Gawsewitch, sortie le 19 avril.

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04/04/2013

Jean-Jacques Augier, le trésorier de campagne de François Hollande a réalisé des investissements aux Caïmans

Le HuffPost  |  Publication: 04/04/2013 08:37 CEST 

 

POLITIQUE - "En plein scandale Cahuzac, la révélation tombe au plus mal", écrit Le Monde. Selon le site internet du quotidien, Jean-Jacques Augier, trésorier de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, serait actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans. Une confusion des genres pas forcément illégale mais embarrassante pour le candidat qui fustigeait la finance "aveugle"...

Le Monde a eu accès à des milliers de documents transmis des journalistes américains de l'International consortium of investigative journalists (ICIJ), basé à Washington. Des fichiers concernant des fonds et compagnies basés dans les îles Vierges britanniques, dans les îles Cook et dans d'autres paradis fiscaux. Ils révèlent que Jean-Jacques Augier, homme d'affaires de 59 ans, figure discrète du monde de l'édition (il a racheté le magazine gay Têtu pour 1 euro symbolique en février dernier), est actionnaire d'une société (International Bookstores Limited) créée en 2005 dans le paradis fiscal des Caraïbes.

 

"J'ai investi dans cette société par l'intermédiaire de la filiale d'Eurane (la société française de Jean-Jacques Augier) en Chine, Capital Concorde Limited, un holding qui gère toutes mes affaires chinoises, précise ce proche du chef de l'Etat. L'investissement dans International Bookstores apparaît au bilan de cette filiale."

La deuxième entité offshore, affirme Le Monde, aurait été constituée en 2008-2009 avec des voyagistes de plusieurs pays pour un investissement que Jean-Jacques Augier "se refuse à dévoiler". Elle aurait été depuis rapatriée à Hongkong.

Que dit la loi ? "Si une société française détient une entité juridique dans un pays doté d'un régime fiscal privilégié, directement ou par une filiale, et que cette entité n'a pas d'activité économique réelle mais porte des actifs dits "passifs" (des dividendes, des prêts, etc.), alors elle est imposable en France, résume Le Monde. Et ce, au prorata de son investissement offshore". "Jean-Jacques Augier ne semble pas se placer dans ce cas de figure", poursuit le quotidien, qui s'interroge : "Mais comment le vérifier s'agissant d'entités qui ne publient pas leurs comptes ?".

 

Un "businessman littéraire"

Polytechnicien, Jean-Jacques Augier est un énarque de la fameuse promotion Voltaire, celle de François Hollande. C’est depuis un intime du président de la République. Ex-inspecteur des Finances, il s’est par la suite reconverti dans les taxis. Il a ainsi été en 1986 directeur général des taxis G7, le groupe détenu par André Rousselet et sa famille. Au début des années 90, souhaitant se consacrer exclusivement à la présidence de la chaîne Canal Plus, André Rousselet avait confié la présidence des taxis G7 à Jean-Jacques Augier. Avant d'en reprendre les rênes en 1995.

Jean-Jacques Augier possède également plusieurs boucheries à Pékin et s'est reconverti plus récemment dans l’édition et la presse. Ce businessman littéraire, comme le définit un éditeur parisien, s’est offert les Editions Balland puis les éditions POL qu’il revendra par la suite à Gallimard. Depuis trois ans, il est le propriétaire du magazine intellectuel Books.

19:13 Publié dans Arnaque | Lien permanent | Commentaires (2)