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25/09/2012

L'épouse de Bartolone chargée de mission auprès de son mari

PARIS, 25 sept 2012 (AFP) - Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone compte parmi les membres de son cabinet sa propre épouse, Véronique Bartolone, ce qui a suscité des réactions sarcastiques de nombreux élus mardi, alors que le responsable PS dévoilait une série de mesures d'économie.

Véronique Bartolone est une des 16 membres du cabinet du président de l'Assemblée, avec la fonction de "chargée de mission interventions et droits des femmes", selon le détail de la composition du cabinet affiché sur le site internet de l'Assemblée.

Interrogé mardi par Europe 1, Claude Bartolone a réfuté tout conflit d'intérêt, expliquant que son épouse avait déjà été sa collaboratrice dans de précédentes fonctions, au ministère de la Ville (1998-2002) ou comme chargée de mission au conseil général de Seine-Saint-Denis, dont il a été le président.

L'information a suscité des réactions sarcastiques, le jour où le président de l'Assemblée dévoilait devant la presse une série de mesures d'économies imposées à lui-même et à son institution, plaidant pour la "transparence" et la "sobriété".

"Bonne nouvelle sur le front du chômage: madame Bartolone rejoint son président de mari au cabinet!", a ironisé le député UMP Lionnel Luca sur Twitter

"Drôle de jour pour annoncer l'embauche de Madame Bartolone au cabinet du président de l'Assemblée nationale", a lancé son collègue Thierry Solère (apparenté UMP), lui aussi sur le réseau social

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12/07/2012

Enquête ouverte sur des soupçons de favoritisme à la Ville de Paris

PARIS, 11 juil 2012 (AFP) - Le parquet de Paris a ouvert en janvier une information judiciaire après une plainte pour favoritisme portant sur le renouvellement en 2009 d'un contrat d'enlèvement des encombrants de la Ville de Paris, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du Monde.

Les faits remontent au 1er décembre 2009, quand la mairie de Paris attribue la plus grosse part du marché des encombrants, divisé en deux lots, à la société PolyUrbaine, filiale de Derichebourg. Sa concurrente, la société EPES (Entreprise parisienne de l'enlèvement et de services), doit se contenter du petit lot.

EPES a porté plainte avec constitution de partie civile pour favoritisme en juillet 2011 au sujet du renouvellement de ce contrat, a-t-on dit de source judiciaire. Le parquet de Paris a ouvert en janvier une information judiciaire, dont la conduite vient d'être reprise par le juge d'instruction Renaud van Ruymbeke.

Le contentieux entre EPES et la Ville de Paris remonte au moins à avril 2006, quand la société avait déposé plainte avec constitution de partie civile, déjà sur les conditions de renouvellement du contrat, dont elle était alors l'unique prestataire sortant.

À la suite d'un appel d'offres, la Ville de Paris avait en décembre 2005 retenu deux sociétés, EPES et Derichebourg, pour se partager le marché de gestion des déchets, divisé en deux lots.

Une information judiciaire avait alors confiée à la juge parisienne Sylvia Legendre. Mireille Flam, adjointe au maire (PS) du XIe arrondissement de Paris et ancienne présidente de la commission d'appel d'offres, avait été mise en examen.

L'instruction a finalement été dépaysée vers le tribunal de Lyon en juillet 2010, a-t-on dit de source judiciaire.

Trois personnes, dont Mme Flam, ont été renvoyées en mars devant le tribunal correctionnel de Lyon, rapporte Le Monde.

Concernant la plainte d'EPES ayant conduit à l'information judiciaire ouverte en janvier 2012, la Ville confirme les informations du Monde évoquant une procédure déclenchée parallèlement devant la justice administrative.

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07/06/2012

Sarcelles: François Pupponi pourrait être poursuivi pour abus de biens sociaux

CERGY, 7 juin 2012 (AFP) - La police estime que le député-maire de Sarcelles François Pupponi pourrait être poursuivi pour "abus de biens sociaux" pour sa gestion de la société d'économie mixte (SEM) Chaleur, selon un rapport policier publié par le Monde, confirmé à l'AFP de source proche du dossier.

Dans ce rapport de synthèse, remis en septembre 2011 au parquet de Pontoise, la brigade financière de Versailles chiffre à 25.800 euros les sommes "indûment dépensées" par M. Pupponi en tant que président de la SEM Chaleur, chargée du chauffage de quelque 40.000 Sarcellois.

"Il ressort de la présente enquête que M. Pupponi puisse faire l'objet de poursuites du chef d'abus de biens sociaux", écrivent les policiers dans ce rapport.

Il revient désormais au parquet de Pontoise, qui a le dossier entre ses mains depuis le début de l'automne, de renvoyer ou non M. Pupponi devant le tribunal correctionnel.

M. Pupponi est soupçonné d'avoir utilisé la carte bleue de la SEM Chaleur à des fins personnelles, entre 2004 et 2006. Selon une source judiciaire, les dépenses incriminées concernent principalement des notes de restaurant et des nuits d'hôtel, à Paris ou en Province.

Le parquet de Pontoise avait ouvert une enquête préliminaire sur cette affaire en 2008, après avoir reçu un courrier anonyme dénonçant de graves dysfonctionnements dans la gestion de la SEM.

Le maire de Sarcelles, ex-bras droit de Dominique Strauss-Kahn, a toujours démenti avoir utilisé frauduleusement la carte bancaire, assurant que les notes de frais incriminées étaient liées à son activité de président de la SEM, dont des négociations de contrats, fonction pour laquelle il n'était pas rémunéré.

Selon une source proche du dossier, "l'enquête a effectivement mis à jour des utilisations litigieuses de carte bleue, des dépenses pas toujours bien justifiées", mais pas "de dysfonctionnements généralisés dans la gestion de la SEM Chaleur" ni "d'emplois fictifs", comme dénoncés par la lettre anonyme.

La procureure de la République de Pontoise qui avait jusque-là la charge de ce dossier, Marie-Thérèse de Givry, a été récemment nommée à la Cour de cassation. Son successeur, Yves Jannier, ancien chef du pôle antiterroriste de Paris, a pris ses fonctions mi-mai.

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04/06/2012

L'affaire Fioraso

Les révélations du site internet Atlantico concernant la ministre de l'enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, sont plus qu'inquiétantes.

Un rapport d'expertise judiciaire démontre, en effet, que des fonds publics, à hauteur de plusieurs centaines de milliers d'euros et destinés à la recherche et à l'enseignement, ne sont jamais parvenus à leurs destinataires. Ces fonds publics étaient gérés par une entreprise au moment où Madame Fioraso en était l'une de ses principales dirigeantes.

Au regard de ce document judiciaire, chacun peut légitimement s'interroger : une personne qui a dirigé une entreprise soupçonnée d'avoir détourné des fonds publics destinés à des universités peut-elle devenir elle-même la ministre des universités, qui plus est dans un gouvernement prétendument exemplaire ?

Factuellement, pourquoi cette femme a-t-elle quitté ses fonctions juste avant que l'entreprise ne fasse faillite ?

Concrètement, que sont devenus ces fonds ?

Beaucoup de questions restent sans réponse.

Encore une sombre affaire, embarrassante pour François Hollande comme pour l'ensemble de son gouvernement.

Si la justice confirme bel et bien les révélations d'Atlantico, Madame Fioraso devrait donc immédiatement quitter le gouvernement et s'expliquer devant les Français.

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10/05/2012

Un ex-vice-président PS de Basse-Normandie condamné à 1 an de prison ferme

10/05/2012 14h15 - PROCÈS-COLLECTIVITÉS-CORRUPTION-PARTIS-PS - Monde (FRS) - AFP

CAEN, 10 mai 2012 (AFP) - L'ancien vice-président PS du conseil régional de Basse-Normandie chargé des affaires économiques, Philippe Bonneau, a été condamné jeudi à 3 ans de prison, dont un ferme, en correctionnelle à Caen, pour avoir détourné de l'argent, essentiellement via ses activités d'avocat.

L'ex-élu, qui avait démissionné en 2011, doit également payer plusieurs milliers d'euros de dédommagement à ses victimes et le tribunal lui interdit définitivement d'exercer notamment le métier d'avocat ainsi que toute activité publique. M. Bonneau est également privé de ses droits civiques et de famille pendant 5 ans.

Les juges ont été plus sévères que le parquet qui, lors de l'audience le 27 mars, avait requis notamment 3 ans avec sursis.

"Chaque fois qu'il en avait besoin, Philippe Bonneau utilisait les fonds de ses clients pour pouvoir renflouer ses comptes personnel ou professionnel", avait alors résumé la procureur de la République, Catherine Denis.

M. Bonneau avait reconnu avoir détourné 110.000 euros en trois ans au détriment notamment d'anciens salariés du Crédit Mutuel, banque dont il était l'avocat aux Prud'hommes, de la banque elle-même, ou d'une personne âgée sous curatelle dont il a détourné le remboursement des frais de justice.

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20/04/2012

Amnésie mitterrandienne

François Mitterrand, au début de sa présidence allait voir sa fille adultérine qui n’était pas encore cachée à l’Élysée avec un "super frelon" blanc qui décollait toutes les semaines du stade de l’École Militaire pour aller la voir dans les Yvelines 1 000€ la minute de vol !

Et en plus quand il voulait la voir à Paris, il lui donnait rendez-vous au Fouquet's.

 

La presse était bien discrète !!!!!!!!!!

Souvenez-vous...

MITTERRAND ! UN PEU D'HISTOIRE POUR CEUX QUI ONT LA MEMOIRE COURTE :

Nous voyons aujourd'hui tous les candidats PS utiliser François Mitterrand, le grand homme, comme une référence, un étendard de vertu.

Imaginez simplement ce que les journalistes écriraient aujourd'hui...

-si notre Président actuel organisait un faux attentat (l'observatoire) pour tenter de se faire élire... Imaginez... -si notre Président entretenait sa maîtresse et sa fille adultérine cachées dans les palais de la République...

Imaginez... -si notre Président se rendait chaque Noël sur les bords du Nil aux frais de l'état...

Imaginez...-si notre Président faisait racheter la société d'un ami (vibrachoc) par une société d'état pour 5 fois sa valeur...

Imaginez... -si notre Président faisait lire durant 8 ans et plus, des rapports de santé totalement faux et mensongers...

Imaginez... -si notre Président ordonnait à ses sbires policiers d'inventer une histoire de terroristes à Vincennes...

Imaginez... -si notre Président obligeait la France à dévaluer 3 fois de suite en quelques mois...

Imaginez... -si notre Président laissait un de ses proches se suicider avec un 357 Magnum au sein même de l'Élysée…

Imaginez... -si notre Président affirmait qu'il ne sait rien sur la destruction à l'explosif par les services français, d'un bateau en Nouvelle Zélande...

Imaginez... -si notre Président mettait sur écoute sans justification plus de 150 français...

Imaginez... -si notre Président affirmait à la télévision, face à des journalistes belges (des vrais), qu'il n'a jamais commis ce forfait...

Imaginez... -si notre Président laissait son ex-premier ministre se suicider un dimanche après-midi de 2 balles ??...

Imaginez... -si notre Président laissait augmenter la dette de la France de plus de 250 % durant son "règne"...

Imaginez... ... Imaginez le déchaînement de la presse et les hurlements de la vox populi si notre Président faisait aujourd’hui le dixième de ces frasques !...

 

François Mitterrand en symbole de vertu ?...Ce n’est pas de l’imagination,

c’est de l’amnésie.

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15/03/2012

Le Sénat lève l'immunité de Guérini (PS) et Navarro (app-PS)

PARIS, 15 mars 2012 (AFP) - Le bureau du Sénat a décidé jeudi de lever l'immunité parlementaire des sénateurs Jean-Noël Guérini (PS, Bouches-du-Rhône) et Robert Navarro (app-PS, Hérault), tous deux mis en cause dans des affaires judiciaires.

Jean-Noël Guérini, 61 ans, a été mis en examen le 8 septembre dans une affaire de marchés publics pour trafic d'influence, prise illégale d'intérêt et association de malfaiteurs dans un dossier impliquant son frère Alexandre, patron de décharges.

Dans son cas, la demande de levée d'immunité visait à contraindre l'élu à répondre aux convocations et questions du juge.

(…) Dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion, le bureau du Sénat indique que "s'agissant de M. Guérini" il "a décidé d'accéder à la demande du juge d'instruction dès lors qu'elle apparaîtrait nécessaire pour le contraindre à assister aux actes programmés" c'est à dire à des convocations futures.

 

Robert Navarro, 59 ans, est, lui, visé par un dossier d'abus de confiance touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault et n'a pas encore été entendu.

La demande de la juge d'instruction montpelliéraine Sabine Leclercq de levée d'immunité portait uniquement sur un cautionnement financier au cas où il serait mis en examen, a précisé à l'AFP à l'issue de la réunion le sénateur centriste Jean-Léonce Dupont chargé d'instruire ces demandes pour le bureau.

"S'agissant de M. Navarro, le bureau a décidé d'autoriser, s'il était mis en examen, la mesure du cautionnement prévue au 11° de l'article 138 du code de procédure pénale", indique le communiqué du bureau.

Les affaires Guérini et Navarro, avec celle du député du Pas-de-Calais Jean-Pierre Kucheida, visé lui aussi par des accusations de malversations, embarrassent le PS depuis plusieurs mois dans la perspective des élections.

16:23 Publié dans Arnaque | Lien permanent | Commentaires (0)

Quand Mélenchon accuse Hollande d'avoir triché avec lui lors d'une élection

PARIS - 15 /03/12 - Dans une vidéo qui fait le buzz sur internet, le candidat Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon raconte un accord qu'il aurait conclu avec François Hollande pour gonfler leurs scores respectifs lors d'un congrès, avant que le second ne le trahisse, ce qu'il ne lui a jamais "pardonné".

Dans ce témoignage filmé en 2009 par France24 d'une durée d'à peine plus d'une minute et même repris en une du site de l'UMP, M. Mélenchon, lui-même ex-PS raconte cette histoire édifiante d'un arrangement entre socialistes qui aurait eu lieu lors du congrès PS de Brest en 1997, selon lexpress.fr.

Il raconte: "Et donc je rencontre Hollande et je lui dis +moi c'est fini tu fais ton truc tout seul, tu te mets le score que tu veux parce que moi je ne participe pas à ton truc+".

"+Oh allez tu ne vas pas discréditer le parti+, me dit-il", poursuit Jean-Luc Mélenchon en faisant parler M. Hollande, lequel lui aurait dit +Bon alors comment on arrange ça ?+".

"On l'a arrangé comme on dit, lui 85 (%) moi 15 (%). Alors lui il avait plus que sa motion au congrès et moi plus que la mienne, on s'est quittés bons amis en s'embrassant sur les joues. Evidemment un accord avec Hollande ou rien, c'est pareil, il ne tient jamais parole", relate encore l'ex-socialiste.

Il poursuit: "Non seulement il (M. Hollande) ne tient pas parole, mais il met plus de 15 jours à annoncer les résultats (...) et il me donne un score inférieur à ma motion, ce qui est littéralement impossible", à savoir 10,21%.

"Pourquoi ?" lui demande alors le journaliste. "Comme ça, par jeu. C'est un homme qui aime jouer et ça l'a amusé de me voir humilié, de me voir fou de rage, ça le distrayait. Dans son cas il s'agit d'un vice de cynique. Je lui ai dit que je ne lui pardonnerai jamais, vous voyez en effet je ne lui pardonne pas", conclut la vidéo.

© 2012 AFP

08/03/2012

La gauche qui parle de dérive des services secrets a la mémoire courte

Entre janvier 1983 et mars 1986 la cellule dite antiterroriste de l'Élysée créée par François Mitterrand a écouté plus de 150 personnes dont le journaliste Edwy Plenel, l'avocat Antoine Comte, l'actrice Carole Bouquet, et deux hommes politiques (Joël Galipapa, proche de Charles Pasqua,et le trésorier du CDS François Froment-Meurice).

En 1985 deux agents de la DGSE coulent le bateau de Greenpeace, le Rainbow Warrior, en Nouvelle-Zélande.

En 1993 les RGécoutent en direct leconseil national du Parti socialiste

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20/02/2012

Rose Mafia - Le livre qui balance sur le PS du Pas-de-Calais

12 02 20 - Gérard Dalongeville - Ancien Maire d'Hénin-Beaumont.jpg Dans un livre choc, "Rose Mafia", l'ex-maire d'Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, lève le voile sur les étranges circuits de financement d'élus de la fédération socialiste. Lui-même mis en cause par la justice, il refuse d'être le seul à payer.

 

Emplois fictifs, enveloppes de billets données de la main à la main par des dirigeants d'entreprises, doubles facturations, corruption, achat de complaisance d'un magistrat... Dans un ouvrage de 300 pages truffées de détails, à paraître le 23 février (1), Gérard Dalongeville, ancien maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), a décidé de mettre à nu les étranges mœurs de ses anciens amis socialistes.

 

Un témoignage rare de la part d'un initié sur un "système pourri jusqu'à la moelle", écrit-il. Après être passé huit mois par la case prison - il est mis en examen pour détournements de fonds publics, favoritisme, faux en écriture, corruption... -, l'homme a décidé de tout dire... pour ne pas payer seul.

 

L'ouvrage guide le lecteur dans les incroyables méandres du financement politique. Et fait brusquement resurgir une époque qu'on pensait révolue depuis l'adoption des lois sur le financement des partis. Mais il faut croire que, dans l'ancien bassin minier où le PS est sans concurrence sérieuse depuis des décennies, les mauvaises habitudes ont perduré.

 

Dons, surfacturation et vols d'archives...

À écouter Gérard Dalongeville, les flux d'argent empruntent divers chemins sinueux. Parfois, les militants versent des dons en liquide de 100, 500, voire 1000 euros à un candidat socialiste - ou directement à la fédération PS du Pas-de-Calais - qui leur sont aussitôt restitués par virements d'entreprises "amies". En échange, celles-ci disposent de facilités d'accès aux marchés publics.  

 

Dalongeville dit avoir les preuves de ce qu'il avance

L'auteur se fait plus précis lorsqu'il raconte comment un major régional du BTP a versé un chèque de "215 280 euros" à un homme d'affaires peu scrupuleux au titre de dépenses de sponsoring. "L'explication est tout autre, rectifie Gérard Dalongeville, c'est une rétrocommission au profit du PS." 

 

Pis! L'ancien édile soutient que son ancien premier adjoint s'est rendu en avion au Luxembourg à plusieurs reprises pour blanchir de l'argent et que ces déplacements étaient liés au financement du PS. "Je n'ignore pas la gravité de ces accusations", soutient-il. Et d'annoncer qu'il ne craint pas les procès en diffamation, car il possède les preuves de ses allégations.  

 

En décembre 2010, la parution dans la presse des lettres que l'ancien maire avait adressées depuis sa cellule à la juge d'instruction Véronique Pair avait déjà mis le feu aux poudres. Au centre des soupçons de financements occultes, un homme: Jean-Pierre Kucheida, 69 ans, inamovible député-maire de Liévin depuis 1981. À l'époque, ce dernier avait réfuté en bloc les "fantasmes" de son ancien protégé.   

 

"Nettoyer les écuries d'Augias"

Des "fantasmes" jugés toutefois suffisamment crédibles pour déclencher l'ouverture de quatre enquêtes préliminaires et, depuis, l'organisation de nombreuses et discrètes auditions et perquisitions d'entreprises par la division nationale des investigations financières de Nanterre (Hauts-de-Seine).   

De bonne source, celles-ci devraient aboutir dans les prochains jours à des gardes à vue assorties de mises en examen pour - à tout le moins - prise illégale d'intérêts. Assigné à résidence dans les Vosges, Gérard Dalongeville, 41 ans, élude un peu trop rapidement ses propres responsabilités dans l'ouvrage. Parfois, il se transforme même en un étrange justicier: "Il est temps de nettoyer les écuries d'Augias", écrit-il.  

L'éditeur a préservé un secret total jusqu'à la sortie de cet ouvrage sulfureux. Sa parution intervient au pire moment pour le candidat François Hollande. Et au meilleur pour ses concurrents, au premier rang desquels Marine Le Pen, précisément candidate aux législatives à Hénin-Beaumont et qui ne cesse de dénoncer la "mafia socialiste".  

Depuis des années, les socialistes locaux font tout pour lui donner raison.  

 

(1) Rose mafia, par Gérard Dalongeville. Ed. Jacob-Duvernet, 298 pages, 19,95€.  

In l'Express - Jacques Trentesaux - 20 Fev 2012

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